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MYSTÈRES

FRANCK

MYSTKRKS

de sa naissance, de son éducation, de son mariage, de la naissance, de la vie, de la mort , de la résurrection , de l'ascension de Jésus-Christ, de sa réception en Paradis par son père , et enfin, de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres.

Il ne nous paraît pas sans intérêt de donner le chiffre des personnages qui figurent dans cette longue histoire ainsi mise en action.

Dans le prologue on n'en compte pas moins de 97 ; dans la première journée, 87; dans la seconde, 98; plus une troupe de Juifs qui suivent Jésus pour écouter ses prédications ; dans la troisième, 88 , non compris une troupe de Juifs et de Juives; dans la quatrième, 105; enfin, dans l'épilogue, 80, ivec une troisième troupe de Juifs.

La province, comme Paris, eut ses représentations dramatiques, et le mystère de la Passion fut joué moult triumphantement à Angers , avec les additions et corrections faictes par très éloquent et scientifique docteur, maistre Jehan Michel, avant de l'être à Paris en 1507. Cette pièce fut précédée et suivie d'un grand nombre d'autres semblables, telles que le Mystère des Actes des Apôtres ta IX livres, 1450, de Simon et Amont Gréban, revu par Pierre Cuvret; celui du /toy Advenir, en trois journées, 1470, de Jean du Prier ; celui de sainte

Barbe, en cinq journées, 1480, d'un auteur inconnu ; celui de la Nativité de Notrt'Seiçneur Jésus-Christ, 1539, de Barthélémy Aneau, etc.

Le parlement, en autorisant, par arrêt du 17 novembre 1548, les confrères de la Passion à continuer leurs représentations dans la nouvelle salle qu'ils avaient construite sur une partie de l'emplacement de l'hôtel de Bourgogne, leur fit défense déjouer des sujets religieux , empruntés a la Bible et à la Vie des saints, et ils furent obligés de changer de genre. Leurs jeux alors, n'attirant plus autant de inonde qu'autrefois , ils s'adressèrent en 1589 à Henri IV, et ce prince, en confirmant leurs privilèges , par lettres du mois d'avril de cette même année, leur rendit celui que, par son arrêt de 1548, leur avait enlevé le

Sarlement. Mais cette cour, persistant ans sa première décision, n'enregistra que la partie de ces lettres qui donnait aux confrères l'autorisation de jouer des pièces profanes , honnêtes et récréatives, et renouvela la défense d'emprunter aucun sujet aux livres sacrés. Alors c'en fut fait des mystères, et les comédiens furent forcés d'avoir recours aux Moralités (voy. ce mot). Pour ce qui concerne la représentation des pièces , vovez Théâtre.

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L'UNIVERS

Njjgbon (Jacques- And ré), littérateur et philosophe, membre de 1 Institut, l'un des collaborateurs de Y Encyclopédie méthodique , né à Paris en 1738, mort dans la même ville en 1810. On a de lui, entre autres ouvrages: le Militaire Philosophe, ou Difficultés sur la religion, proposées au P. Malcbratiche, 1768, in-12 ; Traité de la Tolérance dans la religion 9 traduit du latin de Crellius, 176», in-12; Collection des moralistes anciens, â\ec uu Discours préliminaire, et une traduction du Manuel d'Epictète, 1782; Recueil philosophique , ou Mélanges de pièces sur la religion et la morale, 1770, 3 vol. in-12. 11 publia, en outre, divers opuscules du baron d' Holbach ,donna des éd i tions des oeu vres de Diderot (1798), de J.-J. Rousseau (1801). et de Montaigne (1802); et enfin, fut l'éditeur de la traduction de Séné que , par Lagrange, 1778-79, 7 vol.

in-8°.

Naillac (Philibert de), 33e grand maître de Tordre de St-Jean de Jérusalem, élu en 1383. Il aida puissamment Sigismond, roi de Hongrie, dans sa guerre contre le sultan Bajazet, et se trouva à la bataille de Nicopolis, en 1396. Il convoqua, en 1421, un chapitre général de son ordre, y fit adopter plusieurs décrets pour le rétablissement de la discipline et des finances, et mourut à Rhodes la même année.

Namnetes. Peuple de la Gaule armoricaine, qui fournit des secours aux Vénètes, lors du combat naval que ceuxci livrèrent à César. Ce peuple habitait le territoire où se trouve aujourd'hui Nantes, et avait pour capitale, suivant Pline, Condivicnum, qui prit ensuite de ses habitants le nom de Namnetes.

Namur (siège et prise de). Louis XIV, résolu à poursuivre les succès qu'il avait obtenus dans les Pays-Bas en 1691, partit de Versailles le 10 mai de l'année suivante, pour se rendre à Givry, où il avait fait rassembler son armée. Les dames de la cour le suivirent ; elles arrivèrent le 18 à Mons, où le roi se rendit le 19.

' De Mons il marcha sur Namur pour assiéger cette ville en personne. L'entreprise était difficile, car cette place avait une bonne citadelle bâtie sur des rochers , et couverte par un nouveau fort appelé le fort Guillaume, qui valait une autre citadelle ; néanmoins le succès fût heureux.

Le roi , à la tête de l'armée qui devait faire ce siège , campa le 24 de mai dans la plaine de Saint- Amand , entre Ligny et Fleurus. Le même jour, il partagea ses troupes en plusieurs quartiers pour investir la place. Le prince de Conue , avec six à sept mille chevaux ou dragons , avait son quartier depuis le ruisseau de Verderin jusqu'à la] Meuse; le marquis de Bouffi ers, avec quatorze bataillons et soixante escadrons, avait le sien d'un autre côté; Ximenès,avec six bataillons et vingt escadrons, occupait l'espace situé depuis la Meuse jusqu'à la Sambre ; Craf était, avec une brigade de cavalerie, d'un autre côté; enfin le quartier du roi était près de la Sambre, et s étendait jusqu'au ruisseau de Verderin; et le maréchal de Luxembourg couvrait le siège, avec un corps d'armée, pour empêcher le secours. Louis reconnut lui-même les environs de la place, depuis la basse Meuse jusqu'à la Sambre, et les endroits propres à y faire des ponts de bateaux pour la communication des quartiers.

Vauban fit adopter l'avis que la ville serait attaquée séparément du château. La tranchée fut ouverte en trois endroits dans la nuit du 29 au 30, et le lendemain on se rendit maître du faubourg d'ïambe. Deux jours après, le roi fit attaquer , Tépée à la main , la contrescarpe, et le 5 juin la ville se rendit On attaqua ensuite les forts, et les pluies continuelles qui survinrent et causèrent de grands dommages à l'armée, ne firent cependant pas discontinuer les travaux.

Le roi avait résolu d'attaquer un ouvrage appelé V Ermitage; il se fit porter en chaise à la tranchée , parce

au'il avait la goutte. Les alliés le définirent opiniâtrément; mais enfin ds en

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furent coasses, et les Français s'y logèrent.

Quelques jours après, le roi d'Angleterre ayant fait un mouvement du coté de Cha'rleroi, Louis XIV envoya le marquis de Boufïlers avec quarante escadrons à ia découverte , et cet officier trouva que le prince s'était retiré. Le 23, le roi alla encore à la tranchée, accompagné, comme à l'ordinaire, du Dauphin et du duc de Chartres; et il ordonna d'attaquer l'ouvrage à cornes nommé le fort Guillaume. Les Français délogèrent ies ennemis de tous les postes qui courraient ce fort, dont la garnison demanda a capituler le 24 ; ce qui lui fut accordé. Elle fut conduite à Gand ; elle se composait de quatre-vingts officiers et de douze cents soldats. Le château se rendit le Su. La garnison , qui était de huit mille hommes au commencement du siège, se trouvait alors réduite de plus de moitié; elle sortit avec les honneurs de la guerre et fut conduite à Louvain.

Kaaçay , ancienne seigneurie du Berrv, qui passa, en 1371, a la célèbre famille de la Châtre , et fut érigée en cooité en (609. Elle est aujourd'hui comprise dans le département du Cher.

h likc EL (Nicolas de), né, en I539,dans le village de ce nom, en Noyonnais, s'adonna à la médecine, et obtint, en 1587, la place de médecin de l'abbaye deFontevrault, où il mourut en 1610.

Élève de Ramus, Nancel cultiva aussi la philosophie; et, entre autres idées singulières qu'il émit , on remarque celte d'assujettir la versification française aux règles de la versification Grecque et latine. Il a laissé un assez grand nombre d'ouvrages dont nous ne mentionnerons que les suivants : Discourt très ample de la peste, 1681 ; P.tomi rira, 1591, livre qui offre des détails intéressants, qu'on ne trouve que là , sur la vie et les ouvrages de Ramus ; Anahgia micracosmi ad maerocosmum, id est, HelaUo et propos Uio univers i ad hominem, 1611.

Wascy, Nanceium. Ancienne capitale de la Lorraine, aujourd'hui cheflieu du département de la Meurthe.

On ne connaît pas l'origine de cette ville, qui, suivant les titres historiques les plus anciens, ne parait pas devoir

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