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PROVENCE L'UNIVERS. PROVENCE

Après la mort de Clotalfe I*r, qui avait hérité de ses frères et de ses neveux, et réuni sous son sceptre les différents royaumes francs, son empire fut partagé entre ses quatre enfants , et la Provence échut à Gontran, roi de Bourgogne et d'Orléans. A la mort de ce prince, ses États, conformément au traité d'Andelot, furent réunis à l'Austrasie. A la mort de Brunehaut, Clotairell, et, après lui, Dagobert et Clovis II, rétablirent l'unité de l'empire. Pendant l'administration d'Ébroïn et de ses successeurs , jusqu'à la bataille de Testry, la Provence, toujours annexée à la Bourgogne, obéit à la Neustrie. A dater de 687, la Provence subit le sort des autres parties de l'empire,

3ui toutes recurent les lois des maires u palais, maftres absolus de l'État sous le nom de leurs fantômes de rois, dont bientôt ils prirent la place. Les rois francs continuèrent de gouverner la Provence jusqu'au traité de Verdun (843). Dans le partage que les enfants du Débonnaire se firent du vaste empire de Charlemagne, la Provence échut à Lothaire , roi d'Italie et empereur. En 850, Lothaire s'étant retiré dans un monastère , laissa la Provence , érigée en royaume et comprenant tout le pays situé entre la mer et les Vosges , à son troisième fils Charles. A la mort de ce prince , ses deux frères , l'empereur Louis II, roi d'Italie, et Lothaire de Lotharingie , se partagèrent ses États, dont bientôt, à la mort de ce dernier (875), et au détriment de Louis U, Charles le Chauve s'empara, et qu'il réunit au royaume de France.

A la mort de Louis le Bègue , fils de Charles le Chauve, Boson, gendre de ce dernier prince, en premières noces, et lus tard de l'empereur Louis II, se fit, l'instigation de sa deuxième femme Hermengarde , proclamer par les évéques roi de Provence dans un concile tenu à Mantaille. Il se maintint dans son indépendance par son habileté et par son courage jusqu'à sa mort (888).

Ce nouveau royaume comprenait une

fiartie de la Bourgogne, le Dauphiné, a Provence , une partie du Languedoc et la Savoie : on l'appelle aussi Bourgogne cisjurane.

Louis, fils de Boson, lui succéda sous

la tutelle de sa mère Hermengarde. Pctit-fils de l'empereur Louis II, Louis de Provence essaya de faire valoir ses droits sur l'Italie. Vaincu une première fois par Bérenger I,r, il fut forcé de renoncer à son entreprise. Plus heureux dans une seconde expédition, il battit soo adversaire et reçut la couronne impériale (901). Mais dans une troisième guerre , surpris dans Vérone par Bérenger, il ne fut relâché qu'après avoir eu les yeux crevés. Maigre sa cécité, il régna encore en Provence jusqu'en

Il confia, en mourant, la tutelle de soo fils à Hugues, comte de Provence. Celuici dépouilla son pupille, régna à sa place, passa les Alpes, en 926, pour s'emparer de la couronne d'Italie, et, devenu maître de la Péuinsule, afin de s'assurer la paisible possession de sa conquête, il céda à son compétiteur Rodolphe II, roi de Bourgogne transjurane, ce qu'il possédait en deçà des monts*, de sorte que le royaume de Provence fut réuni au royaume de Bourgogne transjurane, réunion qui constitua le royaume nommé indifféremment royaume des deux Bourgognes ou royaume d'Arles, et dura jusqu'en 1033, époque où, parle testament de Rodolphe III, le royaume d'Arles fut réuni à celui de Germanie.

Malgré la cession de Hugues, la Provence ne cessa pas d'avoir des comtes particuliers , sous la suzeraineté du roi d'Arles. Ainsi , pendant que Rodolphe ÎI , Conrad le Pacifique et Rodolphe III régnaient sur les deux Bourgognes, avec le titre de rois, des descendants de Hugues, Boson I", son neveu, Boson H, Guillaume Ier, Rotbold, comme comtes bénéficiaires , A Guillaume It, Geoffroi I"r, Bertrand I,r, Guillaume III, comme comtes propriétaires .régnaient sur la Provence.

Ce fut pendant la période que nous venons de parcourir que les Hongrois et les Sarrasins envahirent et saccagèrent la Provence et les pays circoovoisins, et que les derniers formèrent l'établissement de Fraxinet (vov., à l'article Barbares, les mots Sarrasins, Hongrois, et l'article Garde Fbbynrt). Ce fut Guillaume Ier qui détruisit ce repaire de brigands et de pirates ; service érainent qui lui mérita de la

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