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QUATREMÈRE FRANCE. QUÉBEC

consuls et douze conseillers. Le château des Arènes avait droit, en outre, de nommer quatre consuls nobles; mais une épidémie ayant dépeuplé la Place et les Arènes, les neuf autres échelles obtinrent, moyennant 400 écusd'or, le droit d'élire quatre consuls.

Quatre Bras. Voy. Waterloo.

Quatremère ( Étienne-Marc ) , l'un des plus savants orientalistes de notre époque, est né à Paris le 12 juillet 1782. II vit périr son père en 1794 ; et, privé de son patrimoine, il ne put terminer ses éludes classiques que grâce au des intéressement de son instituteur. Il se livra d'abord à l'étude des sciences exactes pour entrer à l'École polytechnique; mais les circonstances le détournèrent bientôt de ce projet et l'engagèrent dans la voie des études orientales. Il apprit, sous Sylvestre de Sacv et de Chezy, l'arabe et le persan , puis, sans autre guide que l'excellente méthode qu'il s'était faite, l'hébreu, le chaldéen, le syriaque et l'arménien. Il était, depuis dixhait mois, employé au cabinet des manuscrits delà Bibliothèque du roi, et s'était déjà acquis un rang honorable dans la science par des Recherches critiques et historiques sur la langue et la littérature de V Egypte, lorsqu'il fut, en 1809, nommé professeur de littérature grecque à la Faculté des lettres de Rouen. Il se lia dons cette ville avec Chenedollé, et y charma souvent ses loisirs par des essais poétiques qui n'ont jamais vu le jour. 11 lit paraître, en 1811 , des Mémoires géographiques et historiques sur f Egypte et sur quelques contrées voisines, puis, l'année suivante , comme complément de l'ouvrage précédent , des Observations sur quelques points de la géographie de l'Egypte. Ces travaux lui ouvraient les portes de l'Institut. Il fut reçu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1815. Quatre ans plus tard, il fut nommé professeur des langues hébraïque, chaldaïque et syriaque au Collège de France , et , en 1 832, succéda à de Chezy, dans sa chaire de persan, à l'Ecole des langues orientales vivantes.

M. Quatremère est un des savants éditeurs de la collection orientale. Le premier volume de Y Histoire des Mongols de Perse, de Raschid-Eldin , qu'il

a fait paraître en 1837, avec une excellente traduction et de précieuses notes, fait vivement regretter le retard qu'éprouve la publication du second. Il a traduit de l'arabe V Histoire des sultans mamelouks d'Egypte , de Saki- Eddin-Ahmed- Makrizi, ainsi que les Prolégomènes h is toriques d'Ebn-Khaldoun. Il a enrichi de savants articles les principaux recueils consacrés à la philologie orientale en Europe. On lui doit, entre autres travaux de ce genre, 1° dans le Recueil des notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi, des Tables des crues du At7, depuis l'année 20 de l'hégire jusqu'à l'année 955 , des notices sur la version copte de Daniel et des douze petits prophètes , et la traduction de divers ouvrages inédits arabes et persans, avec des commentaires auxquels la variété de son érudition ne donne pas moins de valeur que la sûreté de sa critique; 2° dans le Journal de la Société asiatique de Paris, des Mémoires sur Quelques inscriptions puniques, sur fa vie et les ouvrages de Meïdani, sur les Aabatéens et sur la langue syriaque ; 3° dans les Mines de l'Orient , publiées à Vienne par M. de Hammer, des notices sur ta vie et les ouvrages d'Ala- Eddin-Àtamelik-Jouaini et de Raschid-Eddin, et sur les Ismaéliens, sans compter une foule de Mémoires pleins d'intérêt, lus à diverses époques à l'Institut, mais qui n'ont point été imprimés.

M. Quatremère a réuni les matériaux d'un dictionnaire des langues arabe, persane et turque orientale, conçu sur le plan des grands ouvrages lexicographiques de Henri Étienne et de du Cange.

Il a également en manuscrit un dictionnaire syriaque, dans lequel il a complété et rectifié les travaux de Castel et de Michaelis; enfin des lexiques arménien et copte.

Québec (*). La guerre que les Anglais faisaient à la France dans ses possessions d'Amérique, sans avancer beaucoup leurs affaires, rendait cependant la position des Canadiens tous les jours

(*) Voyez, pour la fomlnlion de celle ville, et pour son histoire, pendant qu'elle appartint à la France, l'art. Cahada.

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