QUINZE-VINGTS L'UNIVERS. QUINZE-VINGTS
Un arrêt du parlement, du 14 mars 1783, annexa aux Quinze-Vingts un hôpital de 20 lits, pour recevoir les pauvres malades de la province, qui étaient attaqués de maux d'yeux. On pourrait soupçonner quelque désir de se venger de cette sorte d empiétement sur son domaine, dans le dernier acte administratif du grand aumônier, au sujet de l'institution qu'on semblait soustraire à son patronage exclusif. Cet acte est une ordonnance de 1785, portant défense
valaient plus de scpl ; mais un pot-de-vin de près de trois cent mille francs et un dixième dans la propriété l'avaient disposé à accorder de si belles conditions pour un marché où il était à la fois vendeur ou acquéreur. Enfin, il ne rendit aucun compte du prix de celte acquisition; de sorte que l'hôpital des Quinze-Vingts se trouva complètement ruiné par ces prévarications. Il destitua ensuite arbitrairement deux administrateurs, qui réclamèrent contre ses opérations. Le parlement intervint en faveur des opprimes ; mais une déclaration du conseil lui imposa silence. Rolian ne devait pas rencontrer la même indulgence dans rassemblée nationale. Les scandales de son administration furent dévoilés au grand jour, et, le 7 avril 1791, un décret lui ordonna de rendre ses comptes. » Biographie universelle des frères Mi chaud , art. Rouah, t. xxxvur, p. 44*.
de laisser pénétrer dans l'intérieur de
l'hospice aucun officier de justice, pour y exercer son ministère , à moins d'une autorisation spéciale.
La révolution fit passer (es Quinze- Vingts , comme tous les autres établissements de bienfaisance , sous l'autorité séculière. Un arrêté du Directoire, daté de 1797, leur donna une nouvelle organisation, qui fut consacrée par la loi du 23 ventôse an ix. Cet hospice psssa alors dans les attributions du ministre de l'intérieur, et l'institution des Jeunes Aveugles y fut annexée. En 181&, les deux établissements furent séparés, et les Quinze-Vingts se trouvèrent replaces sous l'autorité du grand aumônier. Ils sont rentrés dans le département du ministre de l'intérieur, en 1830. Cette maison n'est point soumise à l'administration des hôpitaux de Paris , mais est classée parmi les établissements généraux de bienfaisance. Elle reçoit des aveugles de tous les départements. Les seules conditions pour l'admission sont la cécité absolue et l'indigence. Outre ses 300 internes, l'hospice a encore 700 pensionnaires externes, qui viennent, d'après leur rang d'inscription, occuper les places vacantes à Paris , au fur et à mesure des décès des Quinze- Fingls titulaires.