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RAISON

use, où Ton n'avait pu être instruit de arrivée de sa division, tant était grand le bruit de la canonnade des assiégeants sur mer. Les Français se mirent à la poursuite des Monténégrins , qui furent repoussés jusqu'aux montagnes. Pendant ce mouvement, une division autrichienne, commandée parle général Bellegarde, qui devait remettre aux Français les bouches du Cattaro , restait mouillée à Curzola , sans prendre aucune part à ces actions. Les Russes se retirèrent à Corfou , les Monténégrins dans leurs montagnes , et les Autrichiens abandonnèrent, comme ils en étaient convenus, les bouches du fleuve.

Raguse (duc de). Voy. Makmont.

Rahm&nié ( combat de ). Voy.

Éoyptb, t. VU, p. Mâetsuiv.

Raimotsd d'agiles, chanoine du Fuy , suivit en 1 096, à la première croisade, sonévéque, le célèbre Adhémar, et ne tarda pas à devenir chapelain de Raymond, comte de Toulouse. Il a écrit une histoire de la croisade intulée : Historia Francorum qui ceperunt J Jérusalem f insérée dans les Ge*ta Dei per Franco* . de Bongars, et traduite en f rançaisdans le tome XXI de la Collection de mémoires publiée par M. Guizot.

Raimond ( Jean-Arnauld ), né à Toulouse en 1742, remporta le grand prix d'architecture en 1 767 , et se rendit en Italie , où il passa huit ans. Revenu à Paris en 1775 , il fut bientôt après appelé à Montpellier pour y diriger les travaux de la place du Peyrou , qui fut exécutée sur ses plans. Nommé membre de l'Académie, en 1784, il fit partie de l'Institut à la création de ce corps, et mourut en 1811.

Rainssant , né à Reims en 1640, étudia la médecine dans cette ville , et vint l'exercera Paris , où il se fit bientôt une nombreuse clientèle ; ce qui ne l'empêcha pas de se livrer avec un égal succès à l'étude de la numismatique. Il fut nommé, en 1684, garde du cabinet des médailles du roi , fut un des premiers membres de l'Académie des Inscriptions , et se noya dans une des pièces d'eau du parc de Versailles, en 1689. On a de lui : Dissertation sur l'origine de la figure des fleurs de lis, 1678 , in-4°. ; Dissertation sur douze médailles des jeux séculaires de f empereur Domitien,

1684, in-4" ; Explication des tableaux

de la galerie de Versailles, 1687, in-4° , et quelques Dissertations dans le Journal des savants.

Raison ( Culte de la). Le 7 novembre 1793 , l'évéque de Paris Gobe! et un grand nombre d'ecclésiastiques et de ministres de toutes les communions, excités parles membres de la commune, vinrent au sein de la convention abjurer le christianisme et déclarer qu'ils reconnaissaient qu'entraînés par le vice de leur éducation , ils avaient été jusque-là dans l'erreur et fermé leur esprit à la Raison, qui seule devrait régner sur le monde. L'abbé Grégoire seul osa déclarer qu'il resterait chrétien. Les succès obtenus par ceux qui avaient organisé cette mascarade leur donnèrent la conscience de tout oser; bientôt après, le département et le conseil général de la commune ordonnèrent pour le 20 brumaire ( 10 novembre) une féte qui devait être célébrée dans l'église métropolitaine; nous avons décrit ailleurs cette cérémonie (Voyez l'art. F^tes.) L'excapucin Chabot fit une motion pour que l'église Notre-Dame fût désormais consacrée au culte de la Raison, et la convention rendit un décret dans ce sens.

Plusieurs arrêtés de la commune décidèrent ensuite qu'on abattrait les clochers et démolirait les statues des saints ; mais celui qui marqua le point culminant de rhébertisme fut l'acte par lequel cette assemblée ordonna , le 13 frimaire (20 novembre), la clôture de toutes les églises et la mise de tous les prêtres en surveillance. Cependant la réaction ne se fit pas longtemps attendre, et, cinq jours après, la même assemblée fut forcée de proclamer la liberté des cultes et d'en assurer l'exercice.

« On a cru a tort, disent les auteurs de Y Histoire parlementaire de la révolution, que le culte de la Raison, la

f profanation des temples catholiques et a négation de l'existence de Dieu avaient été un dévergondage sans but et sans motifs, une orgie où les passions humaines, mettant bas toute pudeur et toute retenue, souillèrent les choses saintes pour le plaisir de les souiller. Ce ne fut pas non plus, comme on l'avance, un acte de basse et imprudente flatterie envers les sentiments de la convention,

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