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RAMII.I.IF.S
hollandais de Paramaribo , avec Pichegru , M urinais, Willot, Lafond-Ladebat , président du conseil des Anciens, le directeur Barthélémy, Barbé-Marbois, Tronçon- Uucoud ray , etc. Il se rendit à Londres, et y fit paraître, en 1799, un Journal des faits relatifs à la journée du 18 fructidor, du trans* port, du séjour et de tévasion des déportés, in- 18°. Ayant ensuite reçu la permission de rentrer en France, il obtint de remploi dans l'expédition de Saint-Domingue, sous les ordres du général de Rochambeau, et y fut blessé d'un coup de feu dont les suites l'empêchèrent longtemps de faire un service actif. En l'an xm , il fut envoyé en Italie; fit la campagne de cette année, sous les ordres de Masséna, et fut chargé ensuite du commandement des côtes de la Méditerranée. En 1809, il fut employé à la grande armée , et fit , en 1810 et 181 1 , les campagnes d'Espagne et de Portugal; il s'y distingua dans plusieurs occasions', notamment à la prise d'Astorg, où i avec quelques troupes de la division Souham , il se rendit maître d'un pont défendu par trente pièces de canon, qui tombèrent en son pouvoir.
Après la première restauration , R rime I fut enfin élevé au grade de maréchal de camp et reçut la décoration de Saint-Louis. Lors du second retour du roi, il rut nommé au commandement du département de la Haute-Garonne.
Il rendit inutiles pendantquelque temps les efforts des réacteurs pour exciter des désordres à Toulouse ; imposa à l'esprit de parti , et fit mettre en liberté plusieurs personnes que leurs opinions avaient rendues suspectes : mais bientôt il fallut désarmer les compagnies secrètes qui s'étaient fait, dans le Midi, sous ie nom de Verdets, une si horrible célébrité; il se fit, en obéissant à ses devoirs, des ennemis de tous ceux qui composaient ces bandes d'égorgeurs, et, le 15 août, à sept heures du soir, un rassemblement se forma devant son hôtel et y exécuta une farandole, aux cris de : . 4 bas liamell mort à Ramell Le général sortit et se présenta. Que voulez-vous à Hamelf dit-il d'une voix forte. Cette contenance en imposa un instant aux brigands; mais au moment où il se retirait, les assassins se préci-
pitèrent sur lui et sur le factionnaire placé à la porte , et tous deux tombèrent percés de coups. On porta le général dans son hôtel : mais bientôt les Verdets apprenant qu'il respirait encore, firent irruption dans l'hôtel, le mirent an pillage, pénétrèrent jusque dans la chambre de leur victime, et l'achevèrent sur son lit. M. de Villèle était alors maire de Toulouse, et il ne crut pas devoir intervenir; ce fut seulement au bout de deux ans que les assassins de l'infortuné général furent traduits devant la cour prévôtale de Pau. Deux d'entre eux furent condamnés à la réclusion ; les autres furent acquittés.
Ramet (Claude), statuaire, né à Dijon en 1764 , reçut les premières leçons de son art dans l'école de dessin fondée dans cette ville par Devosçes. Il vint ensuite à Paris, et fut admis dans l'atelier de Gois. Il remporta, en 1782, le grand prix de sculpture et fut envoyé à Rome, où il passa trois années. Ûe retour en France, il ne tarda pas à se faire une réputation; mais étranger à l'intrigue, et ne sachant pas le secret de se faire valoir, il ne fut admis à l'Institut qu'en 1 si 7 , époque où il avait déjà composé ses principaux ouvrages. 11 mourut à Pans en 1838, dans un âge avancé. Parmi ses nombreuses productions, on cite les statues de Napoléon en costume impérial; de Savho assise ; du cardinal de Richelieu, dans la cour d'honneur du palais de Versailles ; de Biaise Pascal, à Clermont; de Scipion V africain, à la chambre des pairs ; du prince Eugène de Beauharnais ; les bustes de plusieurs membres du sénat; plusieurs bas-reliefs à l'arc de triomphe du Carrousel, au palais du Luxembourg, au Panthéon, etc.
Ramillibs ( bataille de ). Villeroî, qui commandait l'armée française de Flandre en 1706, avait établi son camp, fort de quarante mille hommes, à Ramillies , près de la Méhaigne et vers les sources de la Petite-G cette. Il y fut attaqué le 23 mai par le duc de Mariborongh, avec soixante-cinq mille combattants. Les gardes du roi, les gendarmes, les chevau-Iégers , les mousquetaires et les grenadiers à cheval composaient la première ligne de son aile droite. Ils percèrent ou enfoucè*
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