RÉAL
FRANCK
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sur leurs vaisseaux ; mais ils laissaient le rivage jonché de morts. Quatre canons, quarante drapeaux et beaucoup de prisonniers étaient demeurés aux mains des vainqueurs.
Réal (André) , né à Grenoble en 1765, exerçait dans cette ville la profession d'avocat, lorsqu'il fut élu député à la convention. Dans le procès du roi , il vota d'abord contre la compétence de l'assemblée , puis pour l'appel au peuple et pour le sursis. Plus tard, il fit plu* sieurs rapports au nom du comité des finances dont il était membre, et , après le 31 mai , il fut envoyé en mission dans le Midi , où il resta presque jusqu'à la fin de la session conventionnelle. Il fut, en 1796, réélu au conseil des Anciens; puis devint successivement juge et président de chambre à la cour d'appel de Grenoble ; donna sa démission, en 1815; fut porté, en 1816 , sur la liste des conventionnelsquidevaientsortirdeFrance, réclama contre cette décision, et enfin, une ordonnance royale déclara que la loi du 12 janvier ne lui était pas applicable. Il vécut dès lors dans la retraite , et mourut à Grenoble en 1832.
Rbal (Pierre-François, comte), né vers 1 765 dans les Pays-Bas autrichiens , exerçait, en 1789, à Paris, les fonctions de procureur au Chûtelet. Il embrassa avec ardeur la cause de la révolution , et fut un des membres les plus influents de la société des Amis de la constitution, où il se lia avec Camille-Desmoulins et Danton. Ce dernier, devenu ministre de la justice , le nomma accusateur public près le tribunal du 17 août. Réal devint ensuite substitut du procureur de la commune de Paris et il se montra, dans l'exercice de ces fonctions, l'adversaire déclaré des girondins -, mais subissant toujours l'influence des dantonistcg, il fut compromis dans leur procès, décrété d'arrestation et enfermé à la prison du Luxembourg, d'où il ne sortit qu'après le 9 thermidor. Il se fit ensuite défenseur officieux près les tribunaux ; puis , il entreprit la rédaction du Journal de l'opposition , et quelque temps après celle du Journal des patriotes de 1789. L'année suivante, il fut nommé historiographe de la république. Os occupations ne l'empêchèrent point de continuera remplir les fouctions de défenseur, et il plaida avec quelque T. xi. 54e Livraison. (Dict. bn
talent, devant la haute cour de Vendôme, la cause de Drouet prévenu de complicité dans la conspiration de Babeut; mais l'accusateur public Bailly, auquel il avait reproché «ravoir usurpé , dans son réquisitoire, le titre de commissaire national , lui fit , par jugement , ôter la parole.
Quand les deux conseils eurent forcé , au 30 prairial an VII (18 juin 1799), trois directeurs d'abandonner le timon de l'État, Réal fut nommé commissaire du gouvernement près le département de la Seine. Il offrit ensuite sesservices au général Bonaparte de retour d'Égypte , et prit une part très-active à la révolution du 18 brumaire. Le premier consul l'en récompensa en le faisant conseiller d'État.
Nommé ensuite adjoint au ministère de la police générale , et ayant la ville de Paris dans ses attributions, Réal obtint, en mars 1804, un sursis a l'exécution du nommé Querelle, qui, pour racheter sa vie, promettait défaire des révélations importantes, et qui découvrit en effet les projets de Georges Cadoudal contre Napoléon. La police ignorait encore l'arrivée des conjures à Paris. Réal reçut peu de temps aurcs la décoration de' commandeur de la Légion d'honneur et 100,000 fr. Il cessa d'être employé après les événements de 1814; mais, au retour de Napoléon, il fut nommé préfet de police en même temps que Fouché reprit le ministère de la police générale. Il donna sa démission dans les derniers jours de juin 1815, ce qui n'empêcha pas Fouche de le faire comprendre, le 24 juillet, sur la liste des 38 qui devaient sortir de France. Il se retira d'abord dans les Pays-Bas, puis se rendit aux États-Unis d'Amérique, d'où il obtint, en 1818, l'autorisation du rentrer en France. Il fut, le 29 juillet 1830 , un des premiers à venir offrir ses services à l'hôtel de ville de Paris : ce fut le dernier trait de sa vie politique. 11 mourut en mai 1 834.
Rbamsmb. Voyez. Scolastiqdb.
Rbaumur ( René -Antoine -Feiichalut de) , né à la Rochelle en 1 683 , se distingua dèssa jeunesse par la variété et la profondeur de ses connaissances. Il vint a Paris en 1703 , et fut reçu de l'académie des Sciences en 1708. Ses travaux embrassèrent tour à tour lesarlsin-
ycl. , etc. ) 54
Rf,0 RÉCOLLET I/UN1VERS. RECRUTEMENT
dustnels, la physique générale et l'histoire naturelle, et tous ces arts, toutes ces sciences lui durent d'importantes découvertes. Il publia en 1722 un Traité sur l'art de convertir le jer en acier, et d'adoucir le fer fondu. Cet ouvrage, gui lui valut une pension de 1,200 livres, lut suivi de nouvelles observations sur la fabrication du fer- blanc, sur celle de la porcelaine , enfin .sur l'art de perfectionner les thermomètres. L'instrument de ce genre qu'il fit connaître en 1731 , et qui porte son nom , est devenu l'un des mouuments les plus durables de sa gloire. Ses Mémoires pour servir à 1 histoire des insectes , dont il publia 6 vol. in-4°, de 1734 à 1742, ne firent pas moins d'honneur à son génie. Il mourut en 1757 à sa terre de la Bermondière, dans le Maine.
Rbbec (Combat de ). Vers la fin de 1523, fionnivet, qui n'avait pu continuer le blocus de Milan, fit investir Arona et pousser avec vigueur le siège de cette ville; mais il échoua encore cette fois, et ses troupes furent obligées de se retirer : les Impériaux étaient les plus forts et les plus heureux. Au mois de février 1624, Bavard se laissa surprendre à Rebec par Jean de Médicis ; il y perdit tous ses équipages et la plupart de ses soldats.
Rbcollets , ou frères mineurs de l'étroite observance de Saint-François: c'est une réforme de franciscains postérieure à celle des capucins et à celle du tiersordre ou de Picpus. Elle commença en Espagne l'an 1484, et fut admise en France l'an 1592. Elle s'établit d'abord à Tulle dans le Limousin et à Murât en Auvergne , ensuite à Paris en 1603. Ces religieux avaient , en 1789 , près de cent cinquante couvents dans le royaume, où ils étaient répartis en sept orovinces placées sous la juridiction du général des cordeliers; ils fournissaient des missionnaires pour les Indes et des aumôniers pour les régiments.
Il y avait aussi des religieuses liécollettes, qui furent établies à Tolède en 1484 par Beatrix de Sylva et approuvées par le saint-siégè en 1489, sous la règle de S* Claire ; elles avaient un couvent à Paris, et plusieurs dans les provinces. Les Reeollets et les Récollettes furent r,up primés par rassemblée
constituante avec tous les autres ordres
religieux.
Recrues. C'était le nom par lequel oa désignait autrefois les soldats uouvellement enrôlés, et qui attendaient dans leurs foyers le moment d'être appelés sous les drapeaux. On créa, en 1763, dans 31 provinces ou généralités du rovaume, uo même nombre de régiments cfe recrues, pour remplacer les bataillons de milice institués en 1726. Ces corps n'avaient chacun qu'un seul bataillon de huit compagnies. Le régiment de Paris était le seul qui formât deux bataillons. Ces régiments , qui reprirent quelques années après la dénomination de régiments on bataillons de milices , furent portés à 54. puis supprimés en 1791.
De nos jours, on donne le nom <k recrues aux jeunes soldats appelés à faire partie du contingent annuel destiné au recrutement de l'armée.
Recrutement. Sous la première et sous la seconde race, les possesseurs de fiefs convoquaient , lorsque la guerre était déclarée, les propriétaires d'alleux ; et les bourgs et villages fournissaient chacun un nombre de soldats proportionné à leur population ; puis tous se réunissaient dans des lieux de rassemblement désignés par les ducs ou gouverneurs des provinces, qui, seuls, avaient l'initiative de ces appels. Ce mode de recrutement fut pratiqué jusqu'à l'établissement de la 3e race; alors les le- .vées d'hommes, plus en harmonie avec les besoins de l'armée et des populations, acquirent aussi plus d'ensemble et d'uniformité.
L'établissement des communes amen" les convocations connues sous les noms de ban, d' arriére-ban , et de milices des communes. ( Voy. ces mots. ) Tous les citoyens furent alors assujettis au service militaire, et, en 1302, Philippe le Bel y appela tous las Français de l'âge de 18 a 60 ans, sans distinction de rang ou de fortune.
Nous avons fait connaître ailleurs (voyez Archers et Compagnies d'ordonnance ) les moyens par lesquels « recruta la première armée permanente créée en France, par Charles Vil en 1445. Charles VIII ordonna, en 1465,
3u'on lèverait un soldat anné et souoyé par 55 feux. Tous ces système*