ERS. NAPLES
était devenue le quartier général de la noblesse. Il se rendit également maltredu faubourg de Chiaia, tandis que les vH- Ics de Nola et d'Avellino ouvraient leurs portes à ses lieutenants, et que les provinces de Salerne et de la Basil icate se déclaraient pour lui.
Mais Mazarin était peu porté à tenir la promesse de son frère envers un aventurier dont il connaissait à la fois la valeur et l'incapacité; au contraire, le marquis de Fontenay-Mareuil, ambassadeur de France à Rome, au lieu de seconder le duc de Guise, intrigua contre lui et chercha à ranimer dans le royaume de Naples la faction des Angevins, mais pour faire donner la couronne à Louis XIV. Nul doute pourtant que si la France eût agi avec zèle et intelligence, elle ne fût parvenue à chasser pour jamais de l'Italie méridionale les Espagnols dont la domination était odieuse aux Napolitains. Le duc de Richelieu se présenta dans la baie de Naples avec vingt-sept vaisseaux et quelues brûlots; mais il n'attaqua point la otte espagnole, qu'il aurait pu aisément détruire, et au lieu d'apporter l'argent, les armes et les vivres promis au duc de Guise , il se borna à faire remettre non pas a ce prince, mais à Gennaro Annese, quelques barils de poudre, et repartit promptement pour Porto-Longone. Peu de temps après, le duc de Guise, dont l'influence diminuait chaque jour, fut averti que deux galères espagnoles s'étaient emparées de la petite île de Nisida. Il s'y fit transporter le 6 avril avec ses meilleurs soldats ; et Gennaro Annese , qui depuis longtemps était entré en négociation avec les Espagnols , profita de son absence pour leur livrer la ville. Le duc de Guise essaya en vain de se retirer par terre à Rome ; il fut arrêté et conduit en Espagne , où il resta prisonnier pendant quatre ans.
L'insurrection de Messine contre les Espagnols, en 1674, fournit à la France une nouvelle occasion de reprendre son influence en Sicile. Les insurgés , hors d'état de résister aux Espagnols , implorèrent le secours de Louis XIV. Une escadre française ayant débloqué le port de Messine, y fit entrer des vivres, et les magistrats, pleins de reconnaissance,