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NEMOURS

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Nègrepelissk, Siyrum palatinm, petite ville de l'ancien Quercv, aujourd'hui chef-lieu de canton du département de Tani-et-Garonne ; population , 3,000 habitants.

Mayenne s'empara, en 1621, de Nègrepelisse , et y plaça une garnison de 800 soldats, qui se logèrent chez les bourgeois ; ceux-ci s'entendirent avec les habitants de Montauban pour égorger les troupes royales, et les exterminèrent complètement. Mais le 8 juin 1622, Louis XIII investit leur ville, la prit d'assaut, en fit passer au fil de l'epee tous les habitants , et fit ensuite mettre le feu à la ville , qui fut brdlée en une heure. Le c-iàteau seul fut conservé.

Nègres. Voy. Esclavage.

Nemaloki ou Nemalones, peuple de l'ancienne Gaule; on conjecture qu ils occupaient les environs de Miolans, dans la vallée de Barcelon nette.

Nemoubs , Nemosium, petite ville de l'ancien Gatinais, aujourd'hui cheflieu de canton du département de Seineet-Marne; on y compte 3,900 habitants.

Nemours était jadis une place forte; elle fut prise par les Anglais, et reprise par Charles VII en 1437.

Ne mol es ( ma ison de ). Charles VI érigea en duché-pairie la terre de Nemours , et la donna à Charles le Mauvais, roi de Navarre, en échange du comté d'Ëvreux. Ce duché passa ensuite dans la maison d'Armagnac (1450) par le mariage d'Éléonore de Bourbon avec Bernard d'Armagnac , comte de Pardiac, lequel fut le gouverneur du Dauphin, depuis Louis XI. De ce mariage naquit:

Jacques ef Armagnac, duc de Nbmoubs. Elevé avec Louis XI et lié d'une étroite amitié avec lui , il était cependant, comme tous les grands seigneurs de cette époque, porté à résister a l'autorité royale. Toutefois son mariais avec Louise, fille unique du comte du Maine, le rapprochait de Louis XI, dont cette princesse était la cousine.

Chargé de soumettre le Roussi lion , il s'acquitta avec succès de cette tâche, et fit lever le siège du château de Perpignan. Quelque temps après, il prit part à la ligue dite du bien public. Mais il ne tarda pas à quitter ses» alliés, fit la paix avec le roi, et par le traité de Confions (1466) obtint le gouvernement de l'Ile-

de-France. De nouvelles intrigues (iaus lesquelles il entra portèrent Louis XI à le faire accuser du crime de lèse-majesté; toutefois comme il fit de nouveau sa soumission et qu'il jura fidélité au roi, il ne fut pas donné suite au procès. Mais, après le supplice du comte de Saint-Pol, dont il avait connu toutes les trames , Louis XI le fit tout à coup arrêter dans son château de Cariât (1476). Accusé alors de nouveau du crime de lèse-majesté, il fut enfermé d'abord au château de Pierrecize , puis transféré à la Bastille , où on le mit dans une cage de fer. La haine que montra Louis XI dans cette circonstance ne saurait s'expliquer par le crime réel du duc de Nemours ; son procès s'instruisit avec célérité, et pour qu'il ne pût échapper au supplice, ses biens furent partagés à ses juges. Louis XI ordonna qu on le torturât bien étroit pour le faire parter clair. La torture cependant ne lui arracha aucun aveu, si ce n'est celui d'avoir connu les intrigues des ducs de Bourbon , de Bourgogne, de Guienne, et de Bretagne ; mais il soutint toujours qu'il n'y avait pris aucune part. Il adressa au roi une requête touchante, dans laquelle il lui rappelait son ancienne amitié , et le priait d'avoir pitié de lui. Louis XI fut inflexible, et le malheureux fut enfin condamné a la peine de mort ; on dressa son échafaud aux halles, et, sous cet échafaud, on plaça ses jeunes enfants , afin qu'ils fussent arrosés du sang de leur pere. Après le supplice, ces mêmes enfants furent renfermés à la Bastille , où ils souffrirent des tourments inouïs. ( Voy. les Annales. )

Louis d'Armagnac y duc de Nbmoubs , troisième fils du précédent , naquit en 1473 , et eut pour parrain Louis XI. Après la mort de son père , il fut enfermé à la Bastille, et n'en sortit qu'à l'avènement au trône de Charles VIII , qui , en lui rendant la liberté, lui restitua une grande partie des biens qu'avait possèdes son père.

Habile à tous les exercices de corps , il acquit une grande réputation de bravoure, accompagna Charles VIII dans son expédition de Naples , et se distingua pendant la retraite. A la seconde invasion de l'Italie, Louis XII cru*

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devoir laisser à Naples le duc de Nemours en qualité de vice-roi. Ce choix déplut à l'armée, qui manifesta son mécontentement par une insubordination

3ue Nemours ne put vaincre. Gonzalve e Cordoue l'attaqua alors, et Nemours, qui avait divisé ses forces , fut défait à Seminara. Cependant ses affaires n'étaient pas entièrement désespérées , et il comptait livrer une bataille générale dans la plaine de Cerignole , lorsqu'on le força , pour ainsi dire , à titrer la bataille a Gonzalve, avec des troupes harassées de fatigue. Nemours, marchant bravement à leur téte, fut tué sur le bord du fossé , où l'attendaient les Espagnols (1503). Après sa mort , le duché de Nemours , réuni au domaine de la couronne par Louis XII, fut donné, en 1515 , par François I'r, à Julien de Médicis et à Phi liberté de Savoie, sa femme; puis, en 1528, à Philippe de Savoie, frère de Louise de Savoie, mère du roi.

Jacques de Savoie, duc de Nbmoubs, fils de Philippe de Savoie, naquit en 1531, à l'abbaye de Vnuluisant, en Champagne. Sa mère, Charlotte d'Orléans ,'prit un soin tout particulier de son enfance, et lorsque, à I âgede quinze ans, il fut présente à François !•% il passait pour un chevalier accompli. Il était au siège de Lens (1552), lorsqu'il apprit que Charles-Quint allait investir Metz ; il se jeta aussitôt dans cette place, et contribua puissamment à sa défense.

Il se signala ensuite dans les guerres de Flandre et d Italie , soutint un combat singulier contre le marquis de Pis* caire , et fut un des tenants de Henri II, dans le tournoi où ce prince fut blessé à mort. Dans les guerres de religion qui désolèrent ensuite la France, il contribua à la prise de Bourges sur les protestants , et battit deux fois le baron des Adrets , qu'il linit par ramener au parti du roi. Ce fut lui qui , avant fait mettre Charles IX au centre au bataillon carré des Suisses, le ramena à Paris, et empêcha ainsi que les protestants ne s'en emparassent. Il se signala encore à la bataille de Saint-Denis ; se retira , peu de temps après , dans son duché de Genevois, a Annecy, et s'v livra à la culture des lettres et des arts. Il y mourut en 1685.

Henri de Savoie, duc de Nimours , fils du précédent, naquitàParisenl572; il fut d'abord connu sous le nom de marquis de Saint-Sorlin, et emmené à Annecy, ou son père dirigea son éducation. En 1688, le duc de Savoie lui ayant donné le coinmandement d'une armée, il s'empara du marquisat de Saluées; puis ayant pris

f>arti pour les ligueurs , il entra dans e Dauphiné , révolté contre l'autorité royale, et fut nommé, en 1590, gouverneur de cette province. Cependant il m tarda pas à faire sa paix avec Henri IV, et assista aux états de Rouen en 1596. Après quelques années d'une vie aventureuse , il épousa en 1618 Anne de Lorraine, fille unique du ducd'Aumale, et mourut à Paris en 1632. A l'exemple de son père, il cultiva les lettres et les arts , et se fit remarquer par son goût pour les fêtes.

Charles Emmanuel de Savoie, duc de Nemours , fils afné du précédent , prit une part très -active aux troubles qui agitèrent la minorité de Louis XIV. Il commanda Parmée des princes avec le duc de Beaufort, son beau-frère; mais la discorde s'étant mise entre eux, ils se battirent en duel , et Nemours fut tué (f652).

Henri II de Savoie , son frère, né en 1625, lui succéda dans le titre de duc de Nemours. Destiné dès son enfance à l'état ecclésiastique, il était depuis un an archevêque de Reims, lorsqu'à la mort de son frère il songea à rentrer dans le monde. Il épousa en 1657 Marie d'Orléans , fille unique du duc de Longueville , et mourut en 1659 »

sans laisser de postérité. En lui s'éteignit la branche des ducs de Nemours de la maison de Savoie. Ses nièces vendirent au roi, en 1689, le duché de >emours; Louis XIV le donna en apanage a son frère Philippe de France, et depuis lors ce duché est resté dans la maison d'Orléans.

Marie d'Orléans - Longueville , duchesse de Nbmoubs, et femme du précédent, naquit à Paris en 1625. Elle était dans toute la fleur de sa jeunesse lorsque éclatèrent les troubles de la régence d'Anne d'Autriche, et son père, veuf de sa première épouse, lui avait donne pour belle-mère cette séduisante Anne

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Geneviève de Bourbon, si fameuse dans la Fronde, et qui à l'âge de vingt-trois ins dut servir de mère à une jeune fille de seize. Cette dernière ne sentit qu'une grande jalousie contre celle que tout lui prescrivait d'aimer, et ce fut peut-être ce sentiment qui la jeta dès l'abord dans le parti opposé à celui où se trouvait madame de Longueville.

Quoiqu'elle eût épousé Henri de Savoie, duc de Nemours, comte et souverain de Neuchâtel en Suisse , la duchesse ne quitta presque jamais la cour de France, sur laquelle elle a laissé des mémoires intéressants, spirituels et piquants, mais dans lesquels on ne peut guère chercher la vérité sur les personnages de la Fronde, et particulièrement sur la duchesse de Longueville, sa bellemère, contre laquelle ils ne sont, à vrai dire, qu'un long factum. La duchesse de Nemours mourut , âiïée de quatrevingt-deux ans, en 1707, et ce fut alors que la principauté de Neuchâtel passa au roi oe Prusse. Ses Mémoires, souvent réimprimés depuis, furent publiés pour la première fois en 1709.

JVemours (traité de). Après une assez longue héMtation , la ligue avait, le 1er avril 1585, publié son manifeste et pris les armes. Henri III, qui aurait pu, en déployant de l'activité et de la vigueur, étooûer l'insurrection , resta dans son indolence ordinaire. Alors le duc de Guise se mit à la téte de douze mille hommes, et marcha sur Paris, dont la population l'appelait depuis longtemps. Henri se crut perdu , et il envoya aussitôt sa mère au-devant des ligueurs pour entrer en négociation.

Catherine déploya son adresse et son habileté accoutumées, mais elle échoua^ devant les exigences des Guises; et le 7 juillet 1785 , Henri III fut obligé de conclure, à Nemours , un traité humiliant. Ce traité contenait d'abord les conditions que les ligueurs avaient demandées au nom de leurs sentiments religieux: l'interdiction de tout autre cuite que le culte catholique; l'expulsion hors de France , dans le mois, de tous les prédicateurs de l'hérésie ; dans les six mois, de tous les huguenots qui ne feraient pas abjuration ; leur privation immédiate de tous les emplois , U restitution de toutes les places de

sûreté qui leur avaient été données, la suppression de toutes les chambres miparties, la peine de mort décernée contre tout hérétique qui, après l'expiration de six mois, rentrerait en France. Mais les ligueurs avaient aussi stipulé , malgré leurs protestations de désintéressement , plusieurs conditions pour euxmêmes. \jt roi, après avoir déclaré qu'il approuvait tout ce qu'ils avaient fait contre l'autorité royale , prenait leurs troupes à sa solde , s'engageait à leur payer leurs arrérages, à rembourser aux chefs les avances qu'ils avaient faites , à leur conserver à tous leurs honneurs et leurs gouvernements, à donner enfin, comme places de sûreté : au cardinal de Bourbon, Soissons; au duc de Mercœur , Dinant et le Conquest ; au duc de Guise, Verdun, Toul et Saint-Dizier; au ducde Mavenne,le château de Dijon et Beaune; au (lue d'Aumale, Saint-Esprit de Bue; au duc d'Elbœuf, le gouvernement de Bourbonnais , et à chacun de ces chefs, une garde à pied et à cheval, payée par le roi (*).

Henri III se hâta ensuite de révoquer tous les édits de pacification accordés jusque-là, et il porta lui-même, au parlement de Paris , le 18 juillet , les lettres patentes qu'il donna en exécution de ce traité. Sa déclaration fut accueillie avec des transports de joie , et , en sortant du parlement, il fut applaudi avec enthousiasme par les Parisiens : mais bientôt il retomba dans ses tergiversations accoutumées, et le nouveau coup que venait de recevoir l'autorité royale, accéléra encore la chute du dernier des Valois. Voy. Édits, t. VII, p. 104.

Nèrac' Ville du Condomois , aujourd'hui chef-lieu d'arrondissement du département de Lot-et-Garonne. On ignore les événements des premiers siècles de l'histoire de cette ville; mais la découverte d'une magnifique mosaïque, des débris d'un palais, d'un temple, de bains , et d'autres édifices, faite en 1831 , 1832 et 1833, prouve qu'elle était florissante sous les Romains.

Vers Tan 1250, un couvent de bénédictins s'était établi sur le site qu'a oe-

(*) Sismondi , But. d*s Franç. t. XX , p. x(>;.

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cupé depuis le château de la maison d'Albret. Un seigneur de ce nom les déposséda , en 1306 , de leur abbaye et de la seigneurie de Nérac, où ses descendants 6rent bâtir leur demeure.

Henri IV passa à Nérac la plus grande partie de son enfance, et, plus tard, il vint souvent revoir sa ville de prédilection. Catherine de Médicis s'y rendit pour discuter, avec son gendre, les griefs réciproques des protestants et des catholiques , et Ton y conclut une paix, qui, malheureusement, ne fut pas de longue durée. Sous Louis XIII, Nérac prit parti pour les protestants ; le 4 juin 1 62 1 , les ducs de Rohan et de la Force, à la téte des calvinistes, en chassèrent les magistrats et tous ceux qui tenaient pour le parti royaliste ; puis, ils y placèrent une forte garnison. Mais le soir même, Mayenne parut devant la place, et, quatre jours après, il la força a capituler. Cette ville fut démantelée en 1622, et les tribunaux supérieurs qui y siégeaient, lui furent enlevés peu de temps après. Depuis , elle fut enga-

§ée, avec le duché d'Albret, au prince e Condé, et, au milieu du dix-septième siècle, échangée avec la maison de Bouillon contre la principauté de Sedan. On y compte aujourd'hui 6,500 liab.

Nérac (traité de). L'édit de Bergerac (*), qui avait accordé des conditions si avantageuses aux huguenots, n'avait pourtant pas apaisé les troubles du midi de la France. Afin d'y mettre un terme , Catherine de Médicis partit de Paris, au mois de juillet 1578, pour reconduire Marguerite à son mari le roi de Navarre, alors à Nérac; et pendant son séjour dans cette ville , les féies se succédèrent sans interruption : mais la mauvaise foi régnait des deux côtés, car, tandis que la reine faisait surprendre la ville de la Réole, Henri s'emparait, également par surprise , de Fleurance. Cependant les négociations continuèrent entre les deux partis, et enOn, le 28 février 1579 , un traite de paix explicatif de celui de Bergerac fut signé à Nérac entre la reine mereet son gendre. La principale modification faite au traité précédent, fut la concession faite par la reine au roi de Navarre de onze

C) Voy. Éom, t VII, p. io3.

nouvelles places de sûreté , trois en Guienne, et huit en Languedoc. Il ne devait garder ces places que jusqu'au 1er octobre suivant.

Neret s. Chez les chroniqueurs , et dans les chartes du moyen âge, on trouve souvent le mot neret employé pour désigner une espèce de monnaie. Ce mot n'est autre chose que le diminutif de noir. On désignait alors sous le nom de deniers toutes les monnaies courantes , excepté les monnaies d'or, et il y avait des deniers blancs ou d'argent fin , et des deniers noirs ou de billon ; c'était ce qu'on appelait moneta alba et moneta nigra. Cette courte explication suffira pour faire comprendre que le mot neret ne désignait point une monnaie particulière , mais bien une monnaie quelconque de billon; de sorte que dix sous de nerets veut dire tout simplement dix sous payables en deniers de billon , de même que dix sous de blancs ou de deniers blattes signifie dix sous payables en gros tournois.

Nebusi, peuple gaulois, compris par Ptolémée parmi les peuples des Alpes.

11 avait pour capitale Fintium que de nombreuses inscriptions attestent être la ville moderne de Vence.

Nervii. Peuple de la Belgique dont le territoire avait pour limites, au midi, les Remi et les yeromandui ; a l'occident, l'Escaut qui les séparait des Atrebâtes et des Menapii; au nord et à l'est, la Dyle.

Ce peuple, auquel César accorde une grande importance, occupait les cantons les plus fertiles de ce qui fut appelé depuis les Pays-Bas ; il se glorifiait, ainsi que les Treveri , de tirer son origine des Germains ; et il conserva une partie "fle sa liberté sous les empereurs romains.

Nesle, ancienne châtellenie du Vermandois , érigée en comté, en 1466, et en marquisat, en 1545 (*). C'est aujourd'hui l'un des chefs-lieux de canton du département de la Somme.

Une assemblée de prélats, réunie a Nesle, en 1200, leva l'interdit que le concile de Vienne avait prononcé co«-

(*) Le marquisat de Nesle était considéré comme le premier marquisat de Franc:; i8,oou liefs en dépeud aïeul.

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