‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 58 sur 434 · NEUSTRIE · texte numérisé non relu

NEUSTRIE

m de l'ancienne égalité germanique.

A la mort de Clotaire ( 461 ) , Chilpénclui succéda en Neustrie ; son mariage me Frédégonde rendit plus vive la faerelle des deux royaumes , qui prégâtaient alors le singulier spectacle, la Xeostrie , d'une sorte d'empire gouveri par une femme d esprit et de mœurs act à fait barbares, et J'Austrasie, d'un fan germain constitué aristocratique- «nt et obéissant à Brunehaut , dont âne grande et élevée rêvait la rénova- •*a de la civilisation antique. L'invam de Sigebert en Neustrie ( 574 ) k la première occasion dans laquelle te Aostrasiens manifestèrent leur méjra pour la royauté mérovingienne ; îtmëe suivante," les Neustriens eurent iflbir une seconde incursion , et dans

frayeur, ils élevèrent Sigebert sur leparois (475) ; mais Frédégonde le fit ssassiner. La mort de ce prince, qui » un bonheur pour le royaume de Patrie, rendit le pouvoir à Chilpé-

roi demi-barbare, demi-romain, qui *<fcpit de rappeler la pompe antique 9 fanant des spectacles et en bâtisses cirques. Mais le peuple qu'il reniait n'en fut pas plus heureux ; ^/ancien svstème d'impôts rétabli par

détint si intolérable, que nombre étants désertèrent , que des villes ûfww se soulevèrent , et qu'enfin , le J « put apaiser les révoltes qu'à for-

Je supplices (579).

^«vasion austro-burgondienne qui ^wa la Neustrie en 584 n'eut pas de ^rtes immédiates, et Chilpéric put mourtf«paix; mais à peine avait-il fermé J yeux, que son royaume parut près :rire déchiré par ses voisins et par ses propres habitants : les cités se battirent m elles; les grands aspirèrent à l'in-

^fidonre ; enfin, Soissons fut occupée

'nom de Childebert, par un puissant prieur du pays nommé Raukhing.

fartant, la conflagration finit par s'être, grâce à l'adresse de Frédégonde, Taie mit sous la protection de Goniran, J : pamot à déterminer la plupart des «trustions de Chilpéric à protéger le ^'t Clotaire qu'on élevait a f ictoria- :ia*, enfin à décider les cités du royaume 5 Preter serment au jeune roi.

W plan de Frédégonde, qui voulait instituer la Neustrie chancelante et

l'arracher à l'influence de Contran, fut admirablement suivi; la bataille de Latofao vint couronner ses espérances (596), et le royaume de Paris, prix de la victoire , demeurant au jeune roi Clotaire , la Neustrie fut ainsi reconstituée dans toute son étendue. Mais elle ne resta pas longtemps en paix ; une armée composée d'Austrasiens et de Burgondiens , unis par l'influence de Brunehaut , v i n t écraser les fo rces neustriennes à Donneille (600), et força Clotaire à s'enfuir jusqu'à la forêt de Bretonne , pendant que les vainqueurs ravageaient les campagnes et saccageaient les villes. Ils auraient pu anéantir le royaume de Neustrie; mais ils ne surent pas proûter de leur victoire, et se contentèrent de .traiter avec Clotaire, à de dures conditions : la Neustrie fut de nouveau démembrée ; Paris , et toute la région qui s'étend entre Saône et Loire jusqu'à l'Océan et aux frontières de la Bretagne, furent cédés au royaume orleanaisburgondien ; l'Austrasie eut pour sa part Soissons, Meaux, Senlis et un territoire entre la Seine , l'Oise et la mer, appelé par Frédégaire duché de Dentelin. Clotaire ne conserva , outre le vieux pays salien au nord de la Somme , que douze cantons entre la Seine, l'Oise et la Manche.

Mais il répara bientôt sa défaite ; en 612, les leudes d'Austrasie, fatigués du joug de Brunehaut, se liguèrent avec les grands de Bourgogneet appelèrent a leur aide les seigneurs neustriens, en promettant de se mettre sous la domination de leur roi. La vieille reine d'Austrasie fut vaincue, et avec elle disparurent ses essais de civilisation romaine et de monarchie impériale. Cette victoire, qui donna à Clotaire le pouvoir sur tous les rovaumes francs, parut devoir assurer la prépondérance à la Neustrie ; mais elle devait retomber plus tard sur ce pays. En effet , en 622 , un événement grave vint opérer une scission entre les deux royaumes; les Austrasiens, qui regrettaient leur indépendance et se voyaient avec peine confondus avec leurs ennemis invétérés , demandèrent à être séparésdes Neustriens.

Clotaire leur donna pour roi son fllsDagobert;mais il s'efforça d'affaiblir le rovaumedont il abandounaitlegouverne-

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