‹ France Dictionnaire EncyclopédiqueChapitre 60 sur 434 · Childéric III · texte numérisé non relu

Childéric III

Neuvy (monnaies de). Il existe un grand nombre de triens mérovingiens frappés dans des lieux du nom de Neuvy ; comme il va, en France, un grand nombre de fieux ainsi nommés, nous ne pouvons classer ces monnaies ; nous nous contenterons de les cataloguer : lw h- novo vico 4-; téte de profil tournée à droite, ij!. — domnolo no ; dans le champ une croix ancrée. L'ancre qui surmonte la croix est, on le sait, une altération du chrismeou monogramme ancien de J. C. — 2° novo. vico. fit. mon.; dans le champ, une croix. r1. — flaofo mon. ; profil tourné à droite.

La place qu'occupe le mot mon à ta suite du mot fit et du nom de lieu , est digne de remarque. Cette pièce nous paraît être de travail limousin. — S* novo vico; téte de profil tournée à droire. r). — flanvtfvà ? croix haussée. — 4° novo vico; tète de profil tournée à gauche, a-. — theodibic. m.; croix haussée. — 5° novo vico , croix haussée, ij).— thkvald; tête de profil tournée à droite. — 6° novo vico , téte de profil tournée à gauche, r\— theydo; croix haussée.

Nevers, Noviodunum, Sivernum, ancienne capitale du Nivernais, aujourd'hui chef-lieu du département de la

FRANCE. ne vers

Pierre. Sous la domination romaine, elle faisait partie du territoire des Éduens et avait déjà une certaine importance. Pépin v tint, en 763, une assemblée de la nation ; Charles le Simple l'érigea , vers 880, en comté en faveur de Bernard. En 952 , elle fut assiégée et prise par Hugues , comte de Paris , qui la livra aux flammes. Pierre de Courtenav, l'un de ses comtes, la fit ceindre de'murs, en 1194 ; ce fut aussi à cette époque qu'eut Heu sa révolution communale. Les privilèges que les bourgeois se donnèrent furent confirmés par le roi en 1231. Les Anglais dévastèrent ses faubourgs et ses environs dans le quinzième siècle , et les lansquenets dans le seizième. La duchesse de Nevers s'y retira en 1617, et v fut assiégée par le maréchal de Montigsy; mais le siège fut levé peu de temps après.

On remarque à Ne vers l'église de St-Êtienne , qui remonte à 1083 ; le palais des ducs de Nevers , transformé en hôtel de ville, et l'église de St-Cyr, qui date du douzième siècle. C'est la patrie du poète menuisier Adam Billaut, et de Chaumette, procureur général de la commune de Paris, en 1793.

On y compte aujourd'hui 14,000 hab.

ÎIbvebs (comtes de). Le Nivernais, borné au nord par le Gâtinais et l' Auxerrois, à Test par le duché de Bourgogne, au midi par le Bourbonnais et à l'occident par le Berry, formait autrefois un comte qui releva d'abord du royaume de Bourgogne, et qui fut possédé par des seigneurs sur lesquels on ne sait rien de certain , jusqu*en 987. A cette époque, après la mort du comte Seguin, Otton, duc de Bourgogne, s'etant rendu maître du comté de Nevers , le transmit a son frère Henri le Grand.

987. Henri le donna à Otton ou Otte-Guillaume , fils d'Adalbert, roi d'Italie. Otte-Guillaume, en mariant sa fille Mathilde à Landri de Maers et de Monceaux, lui donna en dot le comté de Nevers.

992. Landri se montra très-fidèle à son beau-père ; il le servit avec zèle dans la guerre qu'il soutint contre Robert , roi de France , à l'occasion de la succession de Bourgogne. Il s'emnara du comté d'Auxerre, et ce comté lui

resta, d'après le traité signé entre Otte- Guillaume et Robert en 1015.

1028. Renaud^ tilsde Landri, lui succéda dans les comtés d'Auxerre et de Nevers. Robert, duc de Bourgogne, son beau -frère, voulant s'emparer de ce dernier comté, lui déclara la guerre, et gagna sur lui, en 10-10, une bataille où Renaud fut tué. Renaud avait épousé Havoise, tille du roi de France Robert.

1040. Guillaume ouGilles, son fils, lui succéda en bas âge. Quand il fut devenu majeur, il reprit le comté d'Auxerre, et eut à soutenir plusieurs guerres contre Robert. Il obtint vers 1065 le comté de Tonnerre de son neveu Hugues-Renaud, évéque de Langres. En 1078, Guillaume son fils, Robert et Eudes I'r, duc de Bourgogne, marchèrent au secours de Philippe I,r, roi de France, contre Hugnes, seigneur de Puiset, dont ils assiégèrent le château ; mais Guillaume fut fait prisonnier dans une sortie des assiégeants. Il mourut en 1097.

1097. Guillaume //, petit-fils du précédent , lui succéda dans les comtés de Nevers, de Tonnerre et d'Auxerre. Son père Renaud il. qui prenait le titre de comte de Nevers, était mort en 1089.

En 1101, il partit avec son frère Robert pour la terre sainte. Ils emmenaient une armée de 15,000 hommes; mais leur expédition ne lut pas heureuse , et après avoir perdu tout son monde, Guillaume gagna péniblement Antioche , et de là reviut en Europe.

Rentré dans son comté de Nevers, il fut appelé en justice par son évéque, qui l'accusait devoir emmené de force en Palestine des vassaux de l'abbaye de St-Cyr. Guillaume avoua son tort et

ftromit satisfaction à l'évéque. Dans les uttes que Louis le Gros eut à soutenir contre ses vassaux , Guillaume suivit toujours le parti du roi , à la fortune duquel il se montra constamment attaché. En 1116, comme il revenait de combattre avec ce prince , le srigneur de Coucy, il fut tait prisonnier près d'Aunai, par Hugues leM anceau , et livré à Thibaut , comte de Blois , qui le tint plus de cinq ans en prison. Ayant obtenu sa liberté par l'intercession du roi d'Angleterre, il prit part , en 1124, à l'expédition du roi de France contre lea

VEVERS L'UNIVERS. HEVERS

Impériaux qui menaçaient d'envahir la Champagne.

Quelques années après, il prit la défense de l'évêque d'Auxerre contre Hugues le Manceau , qui avait usurpé sur ce prélat la ville de Cône et s'y était fortifié. Guillaume, assisté du roi Louis le Gros et des troupes de l'évêque d'Autun, mit le siège devant cette ville. Mais le roi ayant appris la prochaine arrivée de Thibaut et ae Geouroi Plantagenet , jugea à propos de se retirer devant des forces supérieures , et Guillaume , qui persista dans son dessein , fut battu par les deux comtes, fait prisonnier par Geoffroi,et remis à Thibaut, qui le retint encore une fois en captivité (1133). Rendu à la liberté, il ravagea les terres de Guignes III , comte du Forez , fut battu et fait prisonnier par lui , et ne dut sa délivrance qu'à l'intercession de saint Bernard.

Après avoir fondé plusieurs monastères , touché de repentir pour ses fautes passées, il se fit chartreux (1 147), et mourut quelques mois après. Quoique illettré, il jouissait de la réputation d'un homme très-capable ; le parlement voulut l'associer à l'abbé Suger pour la régence.

1 \41, Guillaume II h filsdu précédent, s'était déjà fait une réputation dans les armes avant de succéder à son père. Il avait été, en 1136, de l'expédition de Geoffroi contre la Normandie. En 1 147, il suivit Louis le Jeune en Orient et en revint en 1149. II eut à soutenir différentes guerres contre les seigneurs ses voisins, et contre l'abbé de Vezelay et l'évêque d'Auxerre. Louis le Jeune, appelé par l'abbé de Vezelay, marcha avec une armée contre les seigneurs que Guillaume faisait agir sous main ; mais Guillaume vint à sa rencontre, fit sa soumission et promit de ne plus inquiéter l'abbé. Eu 1153, il chercha à enlever G ien à Geoffroi, baron de Donzi, et n'ayant pu y réussir, il détruisit de fond en comble le château du seigneur de Châtel-Censoir. Il mourut en 1161.

1161. Guillaume IV > qui était déjà du vivant de son père comte de Tonnerre, devint à sa mort comte d'Auxerre et de .\evers. Il eut à soutenir presque aussitôt, une rude et longue guerre contre Etienne lrr, comte de Sancerre,

et Renaud , comte de Joignv ; il les battit, en 1163, sur les frontières de la Marche, et leur fit un grand nombre de prisonniers. Puis, comme il avait contracté beaucoup de dettes pour soutenir la guerre, il alla surprendre avec ses troupes victorieuses Montferrand en Auvergne , livra cette ville au pillage, stipula une forte rançon , et emmena le seigneur du lieu en otage. Du reste, à l'exemple de son père, il se montra très-fidèle au roi de France; il accompagna Louis le Jeune dans une expédition contre le comte de Chalon , et en reçut en garde le mont Saint -Vincent. Les discussions qui avaient existé entre son père et l'abbé de Vezelay se renouvelèrent, et Louis le Jeune, dont l'intervention fui encore implorée, conclut entre les parties un traité de paix qui fut signé à Paris, en 1 166. L'année sujvante, Guillaume partit pour la terre sainte, et il mourut à Saint-Jean d'Acre, en 1167. Il ne laissa point d'enfants, et sa veuve se remaria plus tard au comte de Boulogne , Matin eu d'Alsace.

1168. Gui , son frère, l'avait accompagné en Palestine ; il se trouva présent à sa mort , et lui succéda dans les comtés de Nevers , d'Auxerre et de Tonnerre (1168). Il revint en France en 1170, et assista Louis le Jeune dans le siège du château de Donzi , lequel fut pris et rasé. D'après les exhortations de sa mère , il renouvela les prétentions de sa famille sur l'abbaye de Vezelay; excommunié pour ce fait," il ne fut relevé de l'excommunication que lorsqu'il eut promis de changer de vie. Gui eut à soutenir une guerre assez longue avec Hugues III , duc de Bourgogne ; il fut vaincu et obligé de lui rendre hommage pour certaines terres.

Il mourut en 1174.

1175. Guillaume V, son fils, lui succéda en bas âge; il mourut à dix-sept ans.

1181. Agnès et Pierre de CourtenaL Guillaume V étant mort sans postérité, les comtés de Nevers et d'Auxerre devaient faire retour au roi Philippe Auguste; mais celui-ci jugeant à propos de les laisser dans la famille des anciens comtes d'Auxerre, fit élever à la cour la jeune Agnès , sœur du dernier comte, et la donna en mariage

avec son héritage à Pierre de Courtenai , petit-fils de Louis le Gros. Pierre céda alors au roi la ville de Montargis. Il alla eu terre sainte en 1190, en revint Tannée suivante, et perdit en 1192 Agnès dont il n'avait eu qu'une tille.

1192. M a haut /" succéda à sa mère sous la garde noble de son père. Elle épousa , en 1 199 , Hervé If, baron de Donzi , et lui porta le comté de Revers. Pierre de Courtenai se réserva l'usufruit des comtés d'Auxerre et de Tonnerre.

En 1210 , les deux comtes se croisèrent contre les Albigeois, et ils se trouvèrent a la prise de Lavaur. En 1219, Hervé et Mahaut partirent pour la terre sainte, et en revinrent en 1221. Hervé mourut en 1223, ne laissant qu'une fille, Agnès, mariée la même année à Gui de Chàtillon, comte de St-Paul, qui mourut deux ans après. Mahaut se remaria, en 1 126, à Guignes V, comte de Forez, dont elle n'eut point d'enfants. Elle mourut en 1257.

1257. Mahaut II et Eudes. Agnès avait eu de son mariage avec Gui de Cbitillon , Yolande qui épousa Arckambaut X, sire de Bourbon. De ce mariage naquit Mahaut (1234), qui succéda à sa bisaïeule dans les comtés de Revers, Auxerre et Tonnerre, à son pere dans la sirerie de Bourbon , et à sa mère dans la baronnie de Donzi et du Perche - Gouet. En 1247, elle avait épousé Eudes , fils atné de Hugues IV, duc de Bourgogne. Elle mourut en 1262, bissant trois filles : Yolande, Marguerite et Alix. Les trois sœurs eurent entre elles de vifs débats relatifs à Théritage maternel. Yolande prétendait que Revers , Auxerre et Tonnerre ne formaient qu'un même comté qui devait lui appartenir comme à l'aînée. Le procès se termina en 1273 , par arrêt du parlement , qui divisa ces trois comtés et les déclara partageables entre les trois sœurs. En conséquence le comté de Nevers fut donné à Yolande, celui de Tonnerre à Marguerite, et celui d'Auxerre, qui depuis 1015 était uni à celui de Nevers , à Alix.

1266. Yolande et Jean Tristan de France , puis Robert de Dampierre.

Yolande épousa en 1265 Jean Tristan , fils de saint Louis, et lui apporta en dot le comté de Nevers et les baronnies de

Donzi et des Riceys ; elle n'eut point d'enfants de Tristan , qui mourut , en 1270 , devant Tunis. Elle se remaria deux ans après à Robert de Dampierre, comte de Flandre, et mourut en 1280.

1280. Louis /«r de Flandre , fils aîné de Robert de Flandre et d'Yolande de Bourgogne, succéda à sa mère dans le comte de Nevers. En 1309, il fut accusé ainsi que son père d'avoir excité les Flamands à la révolte contre Philippe le Bel. Louis seul fut condamné comme coupable, mis en prison au Châtelet de Paris d'où il s'échappa, et passa en Flandre, où il demeura cinq ans. Ce ne fut qu'à la mort de Philippe le Bel , et après avoir fait sa paix avec Louis le Hutin , qu'il revint à la cour (1316). Cependant à la mort de ce prince, il se joignit au duc de Bourgogne qui disputait à Louis le Long son droit de succession, et entra à main armée dans la Champagne qu'il ravagea. Louis le Long le fit condamner et déclarer déchu de toutes ses seigneuries. Le comte de Nevers vint alors faire sa soumission et obtint mainlevée de la confiscation prononcée contre lui (1317). Plus tard, il fut pour ainsi dire forcé de consentir au mariage de son fils avec la fille du roi (1320). Accusé ensuite d'avoir voulu empoisonner son père , il fut arrêté , et ne recouvra sa liberté qu'à la condition de ne jamais retourner en Flandre. Il mourut à Paris en 1322.

1322. /jouis II dit de Crécy succéda presque en même temps à son père Louis dans les comtés Je Nevers et de Relhel et dans la baronnie de Donzi, et à son aïeul Robert III dans le comté de Flandre. Il périt à la bataille de Crécy.

1346. Louis III de Maie, fils du précédent, lui succéda dans ses titres, obtint la permission de posséder en pairie les comtés de Nevers et de Rethel , et la baronnie de Donzi ; et mourut en 1348.

1348. Marguerite et Philippe le Hardi. Marguerite, fiiie unique de Louis III, épousa en secondes noces Philippe le Hardi, hérita de son père du comté de Nevers et autres possessions, et mourut en 1405.

1 348. Jean /*r de Bourgogne , fils aîné de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, reçut de ses parents a titre de donation, le comté de Nevers et la baron-

L'UNIVERS

nie de Donzi. En' 1396, le comte de Nevers voulut aller en terre sainte; mais il fut défait en Hongrie , et paya une forte rançon au sultan Bnjazet.

1404. Philippe II de Bourgogne. D'après le partage que Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre avaient fait de leurs domaines, Philippe leur fils succéda, dons les comtés de Nevers et de Rethel et dans la baronnie de Donzi , à son frère, Jean Ier, à qui échut le duché de Bourgogne. Philippe suivit son frère dans ses différentes guerres contre les Liégeois et la maison d'Orléans. Puis il fit , en 1414, sa soumission à Charles VI et lui remit la ville de Laon ; Charles VI lui pardonna, en l'ohligeant toutefois à quitter le parti du duc de Bourgogne. Il fut tué , en 1415 , à la bataille d'Azincourt, où il commandait un corps de douze mille hommes.

1415. Charles rr de Bourgogne, fils de Philippe et de Bonne d'Artois , succéda à son père à l'âge d'un an. Sa mère sVtant remariée à Philippe le Bon, duc de Bourgogne, partagea avec celui-ci la garde noble de ses fils'. Quoique Philippe le Bon se conduisit mai envers ses pupilics, cependant le comte de Nevers se montra toujours attaché à sa personne et parvint aie réconcilier avec le duc de Bourbon (1435). En 1442, le comte de Nevers entra dans la ligue formée contre le roi par le duc d'Orléans ; mais il ne tarda pas à s'en retirer, et lit sa soumission a Charles VII, qu'il servit avec zèle contre les Anglais. En 1459, le roi lui confirma le titre de pair de France. Il mourut en 1464 , sans laisser d'enfants ; son héritage passa à son frère Jean.

1464. Jean II de Bourgogne succéda à son frère Charles I*r dans les comtés de Nevers et de Rethel. Philippe le Bon, pour le dédommager de la perte du Brabant dont il s'était emparé à son préjudice, lui avait donné différentes seigneuries; mais en 1465, le comte de Charolais le fit arrêter et conduire prisonnier à Béthune, et ne lui rendit la liberté que lorsqu'il eut renoncé a toutes les donations qui lui avaient été faites par Philippe le Bon (1466). Jean protesta contre cette violenee et se fit relever par la cour des pairs en 1473; il devint comte d'Eu , à la mort de Charles

d'Artois, son oncle maternel. Il était le plus proche parent de Charles le Téméraire, et lorsque, après la mort de ce prince, Louis XI réunit la Bourgogne a la couronne , on fut étonné de le voir demeurer tranquille, et Ton supposa qu'il y avait entre lui et le roi un traité secret. Il mourut à Nevers en 1491, laissant deux filles, Elisabeth, mariée au duc de Clèves, et Charlotte, femme de Jean d'Albret, sire d'Orval.

1491. Engilbert de Clèves, petit-fils de Jean II comte de Nevers, lui succéda dans ce comté du chef de sa mère Élisabeth ; il vint de bonne heure en France, et y fut naturalisé par lettres du roi Charles VIII , qui , l'ayant marié à Charlotte de Bourbon , lui donna le comtéd'Auxerre. Engilbert eut à soutenir différents procès avec les gens d'Auxerre et avec sa tante, qui prétendait succéder au Nivernais et au Ret hélais. Ce dernier procès fut terminé par le mariage de Charles , fils d'Engilbert , avec Marie, fille de Charlotte. Il accompagna Charles V1U dans son expédition d'Italie, et commanda les Suisses à la bataille de Fornoue (1495). Lors de l'expédition de Louis XII dans le Milanais, il accompagna ce prince à la tête des Suisses dont il était colonel. Il mourut en 150C, laissant trois enfants, Charles, Louis et François.

1506. Charles, son fils aîné, lui succéda dans les comtés de Nevers et d'Eu. Il se distingua sous Louis XII et François Ier, et mourut à la tour du Louvre en 1521, laissant de Marie d'Albret un fils nommé François.

1521. François I*' de Clèves, duc de Nevers , succéda à son père avec le titre de comte d'Eu, sous la tutelle de sa mère. Marie. Après de longues contestations entre Charlotte d'Albret, sœur de Marie, et celle-ci, relativement a l'héritage de Jean de Bourgogne, leur aïeul maternel, il fut convenu en 1525 , que Nevers, Châtel-Censoir, et d'autres terres, appartiendraient à Marie et à son fils François de Clèves , et que Charlotte , femme d'Odet , comte de Foix, aurait le comté de Rethel , la baronnie de Donzi et d'autres terres. En 1539, François Ier délivra à François de Clèves des lettres par lesquelles il érigea le comté de Nevers en duché-pairie; il le

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