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IV ET ERS

oomma ensuite gouverneur de Champagne. Le duc de Revers Qjui avait fait ses premières armes en Piémont, sous le maréchal de Montmorency, servit sous Henri II et François II ; défendit successivement Metz et Toul, assiégées par Charles-Quint; et s'empara de Dinan et de Beaurain, en 1554. Il se trouva en 1557 à la bataille de Saint-Quentin, où il se distingua par sa valeur; il rassembla, après cette malheureuse journée, les débris de l'armée, et par ses sages manœuvres empêcha l'ennemi de retirer tout le fruit qu'il pouvait espérer de sa victoire. L année suivante , il l'empara d'Orehimont et empêcha les Espagnols d'entrer dans Thionville. En 1560^ il découvrit à François II la conjuration d'Amboise, et servit encore utilement le roi dans cette occasion.

Il mourut en 1562, laissant cinq enfants, François, Jacques,. Henri , Catherine et

Varie

1562. François II de Clèves , l'aîné, succéda à son père; il avait épousé l'année précédente, Marie de Bourbon ; mais il n'en eut point d'enfants. Il fut blessé à Dreox, d un coup de pistolet, et mourut à l'âge de 23 ans.

1563. Jacques de Clèves lui succéda, mais il ne lui survécut que six mois, et mourut également sans laUser de postérité.

1564. Henriette dt Clèves et Louis de Gonzague. Henriette, sœur aînée de Jacques, lui succéda dans le duché de Revers, le comté de Rcthel , lu baronnie de Donzi et celle de Rosoi. Elle épousa , cette même année , Louis de Gonzague , fils de Frédéric II , duc de Mantoue. Ce prince, quoique étranger, demanda des lettres de continuation de la pairie attachée au duché de Nevers, ce qui était sans exemple avant lui et ce qui lui fut accordé, parce qu'il était venu très-jeune à la cour de France et avait été naturalisé par Henri H , qui l'avait fait élever avec ses enfants. Fait prisonnier à la bataille de Saint-Quentin, il préféra payer une rançon de 60,000 ecus d'or que de quitter le service de France. En 1567, il fut nommé par Charles IX gouverneur du Piémont, et Le quitta ce gouvernement qu'en 1574, lorsque Henri III rendit au duc de Savoie Pignerol et les autres villes

ui en dépendaient. Lorsqu'en 1573, le uc d'Anjou alla occuper le trône de Pologne, le duc de Nevers l'accompagna.

11 fut chargé en 1593, par Henri IV, d'allerà Rome demander à ClémentVIII son absolution. Mais son ambassade n'obtint pas le succès qu'on en attendait. Il mourut à Resle, le 22 octobre 1595. Il avait servi successivement Henri II , Charles IX , Henri III et Henri IV. Quoique catholique fervent, il s'était rangé du côté de Henri IV, dès que celui-ci avait été reconnu roi de France. Il laissa un fils et deux filles.

1601. Charles II de Gonzague, né à Paris, en 1580, ne succéda au duché de Revers qu'à la mort de sa mère, Henriette de Clèves (1601); il alla en Hongrie l'année suivante et se distingua au siège de Bude. Il fut, comme son père, nommé ambassadeur a Rome, et a son retour, il entoura de murs la ville d'Arches, à laquelle il donna le nom de Charleville. En 1617, il prit les armes pour la défense du prince de Condé, et sa femme soutint avec beaucoup de courage le siépe de Nevers, où le maréchal de Montigni était venu l'attaquer. Charles II mourut en 1637, à Mantoue, où la succession du duc Vincent de Gonzague l'avait appelé.

1637. Charles III de Gonzague était petit-fils de Charles II. Son père, mort fort jeune, en 1631, avait épousé Marie, fille de Ferdinand IV, duc de Mantoue; il succéda aux duchés de Revers, de Rethel et à la baronnie de Donzi , du chef de son grand -père, et, après avoir payé près de cinq millions à ses tantes pour les indemniser de leurs prétentions, il vendit le duché de Nevers, ainsi gue ses autres possessions, au cardinal ae Mazarin(1659), qui les céda à son neveu.

Philippe Julien Mancini Mazarini, duc fteREVEBS, naquit à Rome en 1611.

La fortune de son oncle l'appela de bonne heure en France, où il devint lieutenant général du Nivernais, de la Rochelle et du pays d'Aunis. Le cardinal lui laissa par testament le duché de Revers et la baronnie de Donzi, sous la condition d'ajouter à ses armes celles de Mazarin. Le duc de Nevers cultiva la poésie avec succès , et fut un des grands seigneurs du dix-septième siècle qui encouragèrent le plus

FRANCE

L'UMVERS.

NEVEHS

les lettres; il mourut à Paris, en 1707.

Louis-Jules Barbon Mancini Mazarini , duc de Nivernais , petit-fils du précédent, naquit en 1716. Il fit ses premières armes sous Villa rs, en Italie. Colonel du régiment de Limousin, en 1743, il fit la campagne de Bavière, et abandonna ensuite la carrière des armes, pour s'occuper uniquement, comme l'avait fait son grand-père, de l'étude des lettres. Il fut reçu à l'Académie française en remplacement de Massillon , et quelque temps après, fut envoyé comme ambassadeur auprès du saint -siège (1748). Il passa , en 1756, à l'ambassade de Berlin , où il devait tâcher de conserver le roi de Prusse pour allié à la France; mais il arriva trop tard. Il fut plus heureux en faisant, en 1763, conclure la paix entre la France et l'Angleterre. Il jouit d'une grande faveur sous lè second ministère de Maurepas , mais cette faveur ne fut que momentanée. Vergenne l'appela ensuite dans les conseils du roi ; mais le duc de Nivernais n'avait ni l'énergie , ni la capacité nécessaires dans les circonstances où l'on se trouvait, et il dut se retirer. Rentré dans la vie privée, il se livra aux lettres qu'il avait toujours cultivées ; fut dénoncé par Chaumette, en 1791 , arrêté en 1793, et détenu longtemps à la prison des Carmes. Il mourut en 1798. Les œuvres du duc de Nivernais forment 8 vol. in-8°. François de Neufchâteau a publié, en 1807, ÔEuvres posthumes du duc de Nivernais, 2 vol. in-8°.

Nevebs (monnaies de la ville et des comtes de). Les plus anciennes monnaies de Itevers datent du sixième ou du septième siècle ; on a de cette époque le triens dont voici la description ; c'est le seul qu'on ait encore découvert : nebbrno civitas ; dans le champ, une téte tournée à droite. je. — beboaldys MO ; dans le champ , une croix cantonnée des lettres ne.

Les deniers carlovingiens qui restent de ISevers sont peu nombreux , on n'en connaît que trois variétés que nous allons décrire : 1° — nevebnis civitvti autour d'un monogramme carolin. r'.— cablvs imp. ave autour d'une croix à branches égales. Cette pièce peut être, attribuée a Charlemagne ou a Charles le Chauve ; elle est cependant

si barbare que nous nous déciderions volontiers pour Charles le Chauve. — 2° nevebnis civitati , monogramme carolin. r\— cablvs bbx; croix à branches égales. — 3° gbatia di rex ; monogramme carolin. sf. — nevebnis civitas ; croix à branches égales. Cette dernière appartient certainement à Charles le Chauve ; quant au n° 2 , nous la lui attribuerions aussi volontiers.

Lorsque l'autorité des rois carlovingiens eut passé entre les mains des grands vassaux , le droit de battre monnaie à Nevers fut attribué aux comtes de cette ville. Les plus anciennes monnaies que l'on connaisse de ces seigneurs , sont des deniers qu'on peut faire remonter aux premières années du onzième siècle ; ils portent pour type, au droit, dans le champ, le mot rex ainsi

disposé BBX ; et, autour, en légende lv-

dovicvs re ; au revers, nevernis civitas. Le nom de Louis qu'on lit sur cette pièce n'a aucun rapport avec le seigneur maître de la ville; il rappelle le souvenir d'un roi carlovingien, Louis d'Outre-Mer, ou tout autre, le dernier sans doute qui ait fait frapper monnaie dans la ville ou dans les cités environnantes. Bientôt , des ouvriers inintelli-

f;ents altérèrent tellement la légende et e type que le tout devint méconnaissable ; I'r se métamorphosa en une faucille, l'x en une -+-, I s en un i qui, se rattachant à la haste de I'r, contribua à perfectionner la faucille.

Ce type persista à Nevers pendant tout le douzième siècle , et ne ai s parut qu'au treizième. A la fin du douzième le nom de Louis fit place à celui du comte. Guy (11 68-1 175) fit alors frapper le denier suivant : -+- gvido comes ; dans le champ, une faucille et une espèce de dauphin? je. — ni verni s ciyit autour d'une croix cantonnée , au premier et au quatrième canton, de deux objets indéterminés; au deuxième et au troisième, de deux besants. //erré (1199-1223) conserva la même empreinte , excepté que les cantons de la croix varièrent, et que le dauphin fut remplacé tantôt par une étoile, tantôt par une fleur de lis.

Sous Mahaut (1249-1262), le tvpe local se modifia; un pal, reste de ia

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