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NEVERS FRANCE

faucille, accosté à dextre; de deux étoiles également en pal, et a senestre d'une (leur de lia placée en face, fut la seule empreinte usitée. Hervé s'était quelquefois servi de légendes latines : combs esveys; mais quelquefois aussi il avait employé le dialecte français : bryis am; Mahaut employa toujours la langue latine : m. comitissa.

Eudes de Bourgogne, époux de Mahaut, lui survécut, et on a de lui des pièces où il a fait placer ses armes bandeesd'or et de gueules, avec son nom en toutes lettres , odo combs.

Son gendre Jean Tristan, fils de France, revint presaue au type de Matait. Le denier quon a de lui porte d'un côté i. p. régis FRANCIS autour d'une croix, ijî. — co. niyerninsis; dans le champ , deux fleurs de lis opposées par la tete , et deux étoiles. Mais Hrfjert (1272-1305) et Louis de Flandre (1305-1322), qui fut plus tard Louis de Créer, placèrent de nouveau sur leurs monnaies leur écu chargé du lion de Flandre, auquel comme cadets ils ajoutèrent un larabel à trois pans. Leurs deniers sont mentionnés dans l'ordonnance de Lagny; suivant cette ordonnance, les comtes de Nevers devaient frapper leurs espèces à 3 deniers 16 grains de loi , et à la taille de 235 au mare; enfin 13 deniers nivernais devaient vjJoir 12 tournois. Après Louis la monnaie de Nevers disparaît.

Nevers (monnaies des ducs de). La maison de Gonzague jouissait du d roit de battre monnaie à Arche, bourg de Champagne, qui faisait partie de leurs domaines, lorsque Charles de Gonzague eut, en 1608, fondé Charleviile, il y transporta ton atelier monétaire. Les pièces de biiloo, frappées par les ducs de Nevers dans ces deux localités, ne sont pas rares, et on les trouve assez souvent parmi les menues pièces qui sont encore en circulation. Le plus ancien duc dont on connaisse des espèces est Charles I" (I60M637); on a de lui des thalter et des quarts aVécu; ce sont les seules pièces d'argent connues de cette série.

Le thalier porte d'un côté : carolvs

60NZAGA. DYX NIVERNET RETH; dans

le champ, un aigle couronné, portant sur sa poitrine un écu chargé d'un soleil.

H- — RVPREMVS PR1KCBPS ARCHENSIS;

dans le champ, les armes du duc, écartelées de toutes ses alliances, surmontées d'une couronne et de la devise fides. A côté de l'aigle se trouvent les chiffres xxx et la date 1610 ou 1611.

Le quart d'écu porte les mêmes légendes et les mêmes armes; au droit, on y voit une croix fleuronnée et cantonnée de quatre fleurs de lis , avec la date

Les pièces de billon sont de trois modules, des liardsy des doubles tournois et de simples deniers. Toutes sont frappées à l'effigie du duc. Les liards, à l'exception d'un seul , portent les mêmes légendes que les pièces d'argent. Voici la description de celui qui diffère des autres: kabo. dyx. niv. et. reth. s.

pr. arch ; effigie du duc couronnée et tournée à gauche. rJ. — signacvlvm cordis m ei devs; dans le champ, les armes du duc, couronnées et accostées de deux k. Sur les doubles tournois, et les tournois simples, les légendes sont en français, avec le type ordinaire ch. d.

GONZ. D. NEVERS. fj. — DOVBLE TOYR-

nois ou denier toyrnois. Deux de ces doubles ont aussi un type différent; ils ont été fabriqués pour imiter les espèces de France autant qu'il était possible, et servent de transition entre les monnaies de Charles l'r et celles de Charles II. Sur l'un on lit au droit Charles i dvc d. mant s. dar (souverain d'Jrches)\ au revers, double de Charles v, 1637 ; dans le champ, trois fleurs de lis entourées d'une bordure de besants; au centre un soleil. Sur l'autre, qui porte le même tvpe, moins le soleil, on lit la même légende au droit, et au revers : dovblb de cha. sov.

dar. 1637.

Charles II, petit-fils et successeur de Charles I'r, posséda Arches et Charleviile, jusqu'en 1659, époque où il vendit ces principautés au cardinal de Mazarin. On a de lui des deniers et une

Eièce de billon , où il chercha à imiter ïs monnaies du roi de France et du prince de Dombes. En voici la description: 1° CHARLES II DVC DE MANT;

tête juvénile, a- — denier tournois, 1551 ou 1553. Dans le champ, deux fleurs de lis et un a au-dessous. 2°

CAROLYS II. D. G. DYX MANT. H. ARC.;

écu chargé de trois fleurs de lis à bor-

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