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S8 NET L'UNIVERS. NET

dune ornée de besants, et accosté de deux fleurs de lis couronnées, aj. —

S1TNOMEN DOHINI BENEDI CTVM.danS

le champ, une croix cantonnée de couronnes et de Heurs de lis , et au milieu de laquelle se trouve une autre fleur de lis. Cette pièce est sans date. Mazarin ne frappa aucune monnaie à Charleville; Arche passa au prince de Condé.

Ney (Michel), prince de la Moskowa, duc d'Elchincen , naquit, en 1769, a Sarrelouis, d'un ouvrier tonnelier. Il entra à treize ans chez un notaire, puis s'engagea comme soldat dans le 4' régiment de hussards appelé alors colonelgénéral. Eu 1794 , il était capitaine.

Nommé bientôt après adjudant-général , chef d'escadron , par la protection de Kléber, il s'acquitta avec une telle promptitude de plusieurs missions importantes qui lui furent confiées, qu'il reçut dès lors le nom a' Infatigable.

En 1796, il se distingua au combat de Diesdorf, et avec seulement une centaine d'hommes de cavalerie , il prit Wurtzbourg, et y fit 200 prisonniers.

Cette même année, il fut nommé général de brigade après avoir forcé le passage de la Rednitz nue défendaient 14 bouches à feu et s être emparé de Forcheim , ainsi que de 70 pièces de canon et d'immenses approvisionnements rassemblés dans cette place.

En 1797, attaqué à Steinberg, par des forces supérieures, il fut fait prisonnier. Mais il fut échangé bientôt après, et nommé général de division.

En 1799, il eut une grande part à la victoire remportée sur la Thur en Suisse, s'empara de Manheim à la tête de 150 hommes, et fit à l'ennemi 1500 prisonniers, devant Maëstricht.

En 1800, il gagna la bataille d'Hier et s'empara de toute l'artillerie de l'armée ennemie. A la téte de 9,000 hommes, il battit sous les murs de Francfort 20,000 Mayençais soutenus par 2,000 Autrichiens; s'empara, les jours suivants, de Manheim pour la seconde fois, de Heidelberg et de plusieurs autres villes; et, par ces opérations hardies, prépara le gain de la fameuse bataille de Zurich. A Marengo , il fit des prodiges de valeur et contribua puissamment à la victoire. Napoléon , pour le récompenser, le maria, en 1801 , avec

mademoiselle Auguié , d'une famille de l'ancienne cour, et le jour des noces , il lui fit présent d'un sabre égyptien d'une grande richesse. L'on verra plus loin combien ce sabre lui fut fatal.

Envoyé, en 1808, comme ministre plénipotentiaire en Suisse, où la guerre civile était sur le point d'éclater, il eut le bonheur de pacifier ce pays, et reçut des Helvétiens une médaille en reconnaissance de ce bienfait.

Le 19 mai 1804, il fut nommé maréchal d'empire, et, le 1" février 1805, grand-aigle de la Légion d'honneur.

Cette même année, il reçut le titre de duc d'Elchingen en mémoire de la bataille de ce nom qu'il avait gagnée sur les Autrichiens.

11 se distingua de nouveau en 1806 et 1807 aux batailles d'Iéna, d'Eylau et de Friedland. Ce fut à cette époque que ses nombreuses actions d'éclat lui firent donner le surnom de brave des braves.

En Espagne, il prit une dort active aux difierentes opérations militaires qui précédèrent et suivirent la bataille de Talavera. Dans les montagnes de Banos, il battit le général anglais Wilson, exécuta à Miranda d'admirables manoeuvres et partagea avec Masséna la gloire de l'immortelle retraite de ce dernier après la stérile campagne de Portugal (1810).

Mais ce fut surtout dans la campagne de Russie (1812) que ISey se couvrit d'une gloire Impérissable. Il y commandait le 3* corps de l'armée dont Napoléon s'était réservé le commandement direct; il se signala à Liady, à Sraolensk, où il fit attaquer à la baïonnette 6 à 6,000 Russes, et les fit presque tous prisonniers: à Volontina; mais principalement à la bataille de la Moskowa, au gain de laquelle il eut la plus grande part. En récompense des services qu'il rendit dans cette sanglante journée, où les Russes perdirent 45,000 hommes tués, blessés ou prisonniers, l'empereur le nomma sur le lieu même, prince de la Moskowa (7 septembre 1812).

Le lendemain, Ney se signala encore à la prise de Mojaïsk. Mais ce qui éleva au-dessus de tout éloge ses talents militaires et son intrépidité ce fut sa conduite dans In désastreuse retraite de Moskow. A Viasma, le 3 novembre, l'ar-

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