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NICOLE

en possession de ce qu'il tenait. Cette des comptes, et depuis, cette charge

trêve fut agréée et signée le 18 juin, resta toujours dans sa famille.

Elle rétablissait les communications d'à- Jean-Aimar Nicolaï servit d'abord

mi tic et de commerce entre tous les dans les mousquetaires. Il se trouvait

sujets des deux monarchies , et chacun au siège de Valenciennes ( mars 1677) ,

pensait bien, en la signant, qu'elle lorsque Louis XIV, ayant appris la

aurait autant de chances de durée qu'une mort de son frère aîné, le manda, lui

paix perpétuelle. Le duc de Savoie , qui ' annonça cette triste nouvelle, et, en

venait de perdre sa femme, sœur dei'im- lui conférant la survivance de la charge

pératrice, se trouvait cruellement sa cri- de son père, lui enjoignit d'aller le cou-

île par son beau-frère et son neveu, qui, de tous ses États, ne lui laissaient plus que le comté de Nice. Le roi de France abandonnait, selon son usage, ses alliés, l'empereur turc et les princes protestants ; il laissait le duc de Gueldre, qu'il avait excité a attaquer les Pays-Bas, dans la dépendance de l'empereur ; il u'accor* «lait une mention qu'au seul petit État de la Mirandole, pour empêcher qu'un jugement ne fût prononcé entre le comte Jean Thomas et le comte Galéotto II , et que le second , en punition de ses crimes , ne fût privé de forteresses qu'il avait ouvertes aux Français (*).

MtCBftOtt (Jean-Pierre), né à Paris en 1685, entra dans la congrégation des Barnabites, professa pendant quelques années la rhétorique et les humanités dans différents collèges, et mourut en 1738, laissant un des ouvrages les plus utiles qui aient été publics en France sur l'histoire littéraire; il est intitulé: Mémoires pour servira l'histoire des hommes illustres de fa république des lettres, avec Un catalogue raisonné de leurs ouvrages, Paris, 1727-45, 43 vol. in-12. Le Père Niceron a en outre traduit de l'anglais les f'oyages de Jean Ovington à Surate, 1724, 2 vol. in-12.

Nicolaï (maison de). Cette famille, l'une des plus anciennes et des plus illustres de la robe , était originaire du Vivarais.

Jean NtcoLAÏ, le premier dont il soit fait mention , était conseiller au parlement de Toulouse, lorsqu'il accompagna Charles VIII dans son expédition de Naples. Louis XII le nomma maître des requêtes, et, en 1618, il eut la place de premier président à la chambre

C) Sismondi, ULt> des Franç. , t. XVI,

p. 5Go.

soler. Jean-Aimar se jeta alors aux pieds du roi, en lui disant : « Sire , dans « quelque état que je serve Votre Ma- « jesté , elle ne peut pas vouloir que j'y ■ entre déshonoré. » Le roi applaudit ce beau sentiment, et à quelques jours de là, Nicolaï monta 1 un des premiers à l'assaut de la ville, qui fut emportée. Il conserva daus la magistrature quelque chose de la franchise des camps, et se fit remarquer par la rigidité de ses mœurs à la cour dissolue et licencieuse du régent. Il fut chargé, par le père de Voltaire, de la tutelle de ses enfants; il s'acquitta avec zèle et d< ^intéressement de cette tâche , et Voltaira conserva toujours pour lui une piété presque filiale.

Aimar-Charles Nicolaï, petit-fils du précédent , né en 1737 , fut d'abord colonel de la lésion royale, puis premier président du grand conseil , de 1776 à 1788. Il périt sur l'échafaud en

Aimar - Charles - Marie Nicolaï , frère du précédent, né en 1747, président de la chambre des comptes , acquit une grande réputation pour les discours qu'il était chargé de prononcer à la réception des contrôleurs généraux , et à cause de ses remontrances. En 17S9, il fut nomme de l'Académie française , en remplacement de Chastellux,et périt, ainsi que son frère, sur l'échafaud, en

Antoine-Chrétien Nicolaï, frère de Jean-Aimar, né en 1712, fut connu d'abord sous le nom de Chevalier de Nicolaï , et mourut maréchal de France.

Nicole ( Pierre ) , né à Chartres en 1625. s'attacha de bonne heure aux savants solitaires de Port-Royal, enseigna les belles-lettres dans leur maison , et devint un de leurs plus illustres écrivains. Ami des jansénistes, bien qu'il n'adoptât pas sans réserve tous leurs

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