NITHARD I/UNIVERS. NO AILLES
Niort était déjà considérable sous les rois de la seconde race, car elle donnait alors le nom de Pagtu niortensish une division territoriale de la province du Poitou. Elle fut assiégée onze fois, en 1333, en 1280, en 1845, en 1365, en 1371, en 1373, en 1568, en 1559, en 1576, en 1588 et en 1689. En 1385, sous Philippe le Hardi, son port fut déclaré franc. Elle fut, en 1360, livrée aux Anglais , en exécution du traité de Brétigny; mais du Guesclin la leur reprit en 1371. On y creusa, en 1877, un nouveau port. Enfin Louis XI lui donna, en 1461 , des lettres patentes qui conféraient la noblesse au maire, aux douze échevins et aux douze conseillers communaux, pour en jouir à perpétuité eux et leurs descendants.
C'est la patrie de madame de Maintenon, de Beausobre et de Fontanes; on y compte 18,000 habitants.
Niqubt. Du temps de Charles VI , et à l'époque où les Anglais étaient maîtres d'une partie de la France , on frappa à Paris une monnaie qui fut appelée Nique t. C'était sans doute une monnaie de peu de valeur et d'un aloi fort bas, car le proverbe, je n'en donnerais pas un niquet , pour signifier qu'on prise bien peu une chose, est resté parmi nos dictons populaires. Leblanc, qui parle des niquets , dans son Traité des Monnaies de France, avoue qu'il ignore ce que c'était et d'où venait ce nom. Ce nom n'est cependant pas difficile à expliquer : Niquet, abréviation de Nicolas, est certainement le nom du monnayeur qui fut chargé de fabriquer ces espèces. Il arrivait en effet souvent au moyen âge, qu'on appelait les espèces du nom de celui qui avait eu l'entreprise de leur fabrication. C'était ainsi qu'à la fin du treizième siècle et au commencement du quatorzième, les gros de Flandre étaient appelés bauaeqtnns et dais* quins, des noms de Baude et de Clayes de Quins, qui les avaient frappés. Il devait en être de même des niquets au quinzième siècle. Quant à la nature de ces pièces , ce devaient être nécessairement de petites monnaies taillées conformément aux systèmes tournois ou parisis.
Nithabd naquit vers 785. Il était
par sa mère petit-fils de Charlemagne ; son père Angilbert était comte de la côte maritime, et tout fait présumer que Nithard lui succéda dans cette charge. Vers 840, il fut député par Charles le Chauve vers l'empereur Lothaire, son frère, pour tâcher de conclure la paix entre eux, et deux ans après il fut chargé de régler le partage des terres avec Louis le Germanique; il ne
Imt, malgré tous ses efforts, faire cesser a guerre entre les trois frères. Quelque temps après, ayant pris les armes pour repousser une invasion de Normands, il reçut une blessure à la tête, et mourut vers l'an 859 Nithard a laissé V Histoire des divisions entre lesfds de Louis le Débonnaire. Cette histoire, très-intéressante par rapporta l'époque qu'elle décrit, a été éditée pour la première fois par Pithou en 1588. Duehesne en a donné une autre édition en 1636, et enfin dom Bouquet l'a insérée en 1749 dans le Recueil des historiens des Gaules et de la France.
Nitiobrigrs, peuple gaulois qui fut considéré comme faisant partie de la Celtique jusqu'à ce qu'Auguste l'eût réuni à l'Aquitaine, ainsi que nous l'apprend Strabon. Il avait pour capitale Aginnum, l'Agen moderne.
Nivernais. Voyez Nrvers.
IN'o ailles, nom d'une illustre famille du Limousin qui a fourni un grand nombre d'hommes célèbres, surtout dans les armes. Les plus importants sont :
Antoine, né en 1504. Il entra fort jeune dans la carrière des armes; accompagna (1530) en Espagne le vicomte de Turenne, son parent, chargé d'épouser, pour François 1", Éléonore d'Autriche; se distingua pendant la seconde guerre de François I" contre Charles-Quirtt, notamment à la bataille de Cérisolles en 1544; reçut le titre d'amiral de France à l'avènement de Henri II; fut ensuite envoyé en ambassade en Angleterre; négocia la trêve de cinq ans conclue à Vaucelles, en 1556, entre l'empereur et le roi de France, et mourut oans son gouvernement de Bordeaux en 1 563. Ses négociations en Angleterre ont été publiées par l'abbé de Vertot, avec celles de son frère, 1768, 8 vol. in-12.
François, frère du précédent , et le