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NO AILLES

plus ha ni le diplomate de son siècle, né en 1519, embrassa l'état ecclésiastique et se trouvait pourvu de l'évéché d'Aqs lorsque Henri II l'envoya en ambassade à Venise en 1558. Il fut ensuite successivement chargé des ambassades de Londres, de Rome et de Constantinopie. Pendant qu'il était en Turquie, il rétablit la paix entre Sélim II et les VéniUeos. De retour en France, il continua de jouir d'une grande considération à la cour, et mourut à Bayonne en se rendant aux eaux des Pyrénées, en 158$.

Louis-, -in toi ne. cardinal, archevêque de Paris, né en 1651, fut promu de bonne heure aux premières dignités de PÉglise. Dans la controverse du quiétisme entre Bossuet et Fénelon, il joua (Pabord le rôle de médiateur, puis il se rangea du coté de Bossuet. En 1697, il fut nommé commandeur des ordres du roi ; créé cardinal, en 1700, il n'eut pas assez de fermeté pour prendre un parti dans les troubles qui agitaient l'Église à l'occasion des jésuites ; en sorte qu'à sa mort, en 1720, son diocèse était en proie à une agitation extrême. Dans la désastreuse année de 1709, il avait fait fondre son argenterie pour venir au secours des pauvres. On peut consulter, pour de plus amples renseignements sur ce prélat, les Mémoires chronologiques du P. (TAvrigny, et Y Histoire de Fénelon, par le cardinal de Bausset.

Anne- Jules , frère du précédent, né en 1650, embrassa l'état militaire, fit sa première campagne en 1664, et commanda les quatre compagnies des gardes du corps dans la conquête de & Franche-Comté en 1668. Pendant la guerre de Hollande, en 1672, il donna de ses talents une si haute opinion que le roi lui confia le gouvernement du Languedoc. Lors de la révocation de

I edit de Nantes, il essaya les moyens de douceur contre les rebelles, puis fut rappelé, en 1689. pour être mis à Ja tête d'une armée destinée à seconder les Catalans, qui voulaient secouer le joug de l'Espagne et se mettre sous la protection de la France. Il se signala par quelques expéditions préparées avec prudence et exécutées avec adresse, telles que la prise du château de Campredon.

II gagna la bataille du Ter, le 27 mai

1694, prit rflhmos et Girone, ainsi que le château d'Hostalrich, le 20 juillet 1694. En 1695, sa santé l'obligea à quitter l'armée; il revint a la cour, y passa plusieurs années , et mourut en

Adrien- Maurice , duc de Noailles, fils du précédent, né en 1678, fit ses premières armes en Catalogne sous les ordres de son père, et fut choisi en 1700 pour accompagner le duc d'Anjou à Madrid. Pendant la guerre de la succession, il se distingua par ses talents militaires. Lieutenant général en Roussillon, il tenta dans différentes circonstances des diversions en Espagne; remporta, en 1708 et 1709, plusieurs avantages sur l'ennemi ; prit dirone au milieu de l'hiver de 1710, et força, par cet exploit, le reste de l'Aragon a poser les armes. La grandesse d'Espagne de première classe et le titre de duc et pair furent la récompense de ses services.

Après la mort de Louis XIV, il devint membre du conseil de régence; fut ensuite nommé président du conseil des finances (1718), et fit des réformes utiles. L'entrée de Dubois dans le conseil fut pour lui la cause d'une disgrâce à laquelle mit un terme la mort de ce ministre (1723). Dans la guerre de 1733, il força les Allemands à évacuer Worms. Il fit ensuite la guerre en Italie et en dernier lieu en Allemagne (1743). Après cette campagne, il entra au ministère, et mourut a Paris en 1766. On a de lui des Mémoires publiés en 1777, par l'abbé Millot, 6 vol. in-12.

Louis, duc de Noailles, (ils afné du précédent, né en 1713, d'abord comte, puis duc d1Ayent parcourut la carrière des armes, succéda à son père danslegouvernement de Saint-Germain en Laye en 1754, et fut créé maréchal de France l'année suivante. Il mourut à Saint-Germain en Laye, le 22 août

Jean-LouU- François-Paul , duc de Noailles, lils aîné'du duc d'Ayen, naquit en 1739. En 1755, colonel du régiment de cavalerie du nom de sa famille, il fit à la tête de ce corps la guerre de la succession d'Autriche et les quatre dernières campagnes de la guerre de sept ans. A la révolution, il émigra; mais dès qu'il sut que le roi était en

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danger, il revint à son poste, et se tint constamment près de sa personne pendant la journée du 10 août. Voyant toutefois qu'il ne pouvait lui être d'aucune utilité, il émiçra de nouveau et se retira en Suisse, ou il demeura trente ans. Il reparut un moment en France à l'époque de la restauration, siégea quelquefois à la chambre des pairs, et mourut en 1824 à Fontenay-en-Brie. Il avait été reçu en 1777 membre de l'Académie des sciences. 11 fut compris, en 1816, dans la réorganisation de l'Institut , avec le titre d'académicien libre.

Philippe , comte de No ailles, puis duc delMoucH y, deuxième fils d'Adrien Maurice, naquit à Paris, en 1715. 11 entra fort jeune au service, comme colonel du régiment de son nom, et fit avec distinction toutes les guerres qui eurent lieu depuis 1733 jusqu'en 1759. Dans la campagne de 1742, le ducd'Harcourt,

aui commandait la retraite de l'armée e Bavière , manda à la cour que c'était au comte de Noailles (le duc de Mouchy portait alors ce nom), qu'il avait l'obligation du salut de son armée. Dans la campagne de Flandre, le duc de Mouchy fut auprès de Louis XV, en qualité d'aide de camp, et en 1748, il fut fait lieutenant général. Il obtint peu de temps après le gouvernement de la Guienne, et s'y fit généralement aimer par sa générosité et sa bienfaisance. En 1787, il fit partie de l'assemblée des notables, puis il se retira dans ses terres, d'où il ne sortit qu'en 1 792 , pour se rendre auprès de Louis XVI. Arrêté, et accusé d'avoir donné des secours aux prêtres réfractaires, il fut conduit à la Force , avec sa femme , et condamné à mort en juin 1794.

Louis- Marie, vicomte de No ailles, second fils du précédent, naquit en 1756. Il fit une étude particulière de la tactique ; fit la guerre d'Amérique sous Washington; fut un des plus zélés partisans de la révolution, qu'il n'approuva cependant,pas dès le principe, car ce ne fut qu'après la réunion de la noblesse au tiers état qu'il se plaça au côté gauche de l'assemblée nationale. Dans la nuit du 4 août 1789 , il proposa l'égale répartition des impôts , le rachat des droits féodaux et la suppression des

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