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NOËL

FRANCK

KOELS

leur du Télégraphe Illtjrien, position que Berthier lui avait procurée, et qu'il ronserva jusqu'à la fin de l'empire. Il rentra en France , après les événements de 1814, reprît ses travaux littéraires, et fut attaché successivement à la rédaction du Journal de* Débats, de ta Quotidienne , du Temps , de la Revue de Paris, de l Europe littéraire , etc. Louis XVIII le créa chevalier de la Lésion d'honneur, et lui conféra des lettres de noblesse; il a été nommé, en 1824 , bibliothécaire à l'Arsenal, et élu , eo 1833, membre de l'Académie française.

M. Charles Nodier est un des romanciers les plus féconds et les plus spirituels de notre époque; il est également un de nos poètes les plus vrais et les plus élégants. Comme philologue il s'est acquis une grande réputation; mais

11 la doit plutôt à la manière ingénieuse dont il a exposé son système, qu'à In vérité même de ce système, que les études modernes ont pour ainsi dire renversé.

Nous ne citerons ici qu'une partie de ses nombreux ouvrages , ceux que nous refis comme les plus importants, renvoyons , pour les autres , à

ses Œuvres complètes, 1832-1834,

12 vol. in-8°. — Questions de littérature légale, 1812, in-8*; JeanSbogar, 1818, m-8'; Thérèse Aubert, 1819, in -12; Smarra ou les Démons de la nuit, 1 82 1 , in-12; Trilby ou le Lutin d Argail , 1822, in-12; Mademoiselle de Marsan; le Nouveau Faust et la Nouvelle Marguerite; le Songe d'or, 1832, in -8°; Contes en prose et en vers, 1835; Examen critique des dictionnaires de la tangue française, ou Recherches grammaticales et littéraires sur l'orthographe y P acception , la définition et Tétymotogie des mots, 1828, in-8°; Archéologie^ ou Système universel et raisonné des langues, trolégomènes , 1810, in -8°; le Dernier banquet des Girondins , étude historique , suivie de recherches sur l'éloquence révolutionnaire, 1833, in- 8°. M. Charles Nodier a une fille, madame Menessier-Nodier, qui cultive comme lui les lettres, et qui s'est acquis une légitime réputation parmi les femmes auteurs.

Noël (François-Joseph), naquit à Saint-Germain en Laye vers 1755 , em-

brassa l'état ecclésiastique, entra dans la carrière de l'enseignement, et fut nommé professeur de belles -lettres au collège de Louis-le-Grand. Au commencement de la révolution , il entra au ministère des relations extérieures, fut chargé de plusieurs missions diplomatiques, e* nommé successivement à l'ambassade de Venise et a celle de Hollande. Après le 18 brumaire, îl entra au Tribunat, mais il en sortit presque aussitôt pour remplir la place de commissaire général de police à Lvon ; il fut ensuite nommé préfet du Haut -Rhin; quitta , en 1802, la carrière de l'administration pour entrer dans l'université ; fut nommé inspecteur général des études, et conserva cette place jusqu'au moment où l'âge l'obligea de demander sa retraite. 11 est mort à Paris en février 1841 . Il avait publié un grand nombre d'utiles compilations qui ont obtenu un succès mérité : ce sont des Leçons de littérature et de morale, grecques, latines, françaises , italiennes , allemandes et anglaises; des Dictionnaires latinfrançais], et français-latin, etc.

Nobls. Par une bizarrerie dont le hasard n'est pas seul la cause, Noël, l'une des quatre grandes solennités de l'Eglise, était, dans les premiers siècles du christianisme, une prolongation des saturnales romaines, et l'ouverture de ce temps de débauches et de folies qu'on appelle le carnaval. A peine les fidèles avaient-ils rempli leurs devoirs religieux, qu'ils se livraient à des amusements presque toujours empreints de la grossière extravagance de cette époque. Les ecclésiastiques et les moines qui respectaient leur caractère, se bornaient à se donner mutuellement des festins , à jouer à la paume dans les cloîtres des monastères et des églises, et à représenter des mystères, tandis que les abbesses, travesties en saintes, se prélassaient, la couronne en téte, et la palme à la main, recevant les hommages de leurs religieuses transformées en anges, archanges, chérubins, etc. Quant aux hommes du monde , ils se livraient a tous les dérèglements que leur suggérait l'imagination ; ils se masquaient, se déguisaient, se travestissaient de toutes les façons , particulièrement en bétes farouches , et couraient par les rues , en imitant les allu-

NOELS L'UNIVERS. KOGARKT

res et en poussant les hurlements des animaux qu'ils représentaient. Ces divertissements sauvages , qui étaient entrés jusqu'au fond des mœurs publiques et qu'on appelait Jeux de Noël, duraient jusqu'après l'Epiphanie. Ils avaient lieu aussi dans les villages , mais d'une manière tout à fait brutale, et dégénéraient en véritables désordres. .

La coutume de fêter Noël par des divertissements bruyants et souvent scandaleux fut fréquemment condamnée et défendue par les autorités ecclésiastiques et civiles, et ne s'en perpétua pas moins jusqu'aux temps modernes. Il existe un arrêt du parlement, en date du 15 mars 1781 , oui fait défense à toutes personnes, de quelque qualité et condition que ce soit, de jeter aucunes boules de cuir le jour de Noël, ni aucun autre jour, de s'attrouper pour courir la boule, sous quelque prétexte que ce puisse être , à peine de cinquante livres d'amende contre chaque contrevenant , et même de poursuite extraordinaire. Cette défense paraît avoir particulièrement en vue le jeu de la Soûle, si cher aux paysans bretons.

Pasquier remarque qu'en sa jeunesse on chantait des noëls dans chaque famille, le 24 décembre dans la soirée, et le lendemain 25. Cet usage subsiste encore dans certains villages , où il tient lieu des amusements tumultueux et bruyants d'autrefois. Ces noëls sont des cantiques Ou des complaintes dans lesquels est raconté en un style simple et naïf tout le mystère de la naissance de Jésus-Christ, a commencer par celui de l'Annonciation. On s'est amusé à en composer en patois sur des airs populaires , pour les gens de la campagne.

Les plus remarquables sont ceux de la Monnoye, en patois bourguignon; viennent ensuite ceux de Gauthier, en pa»

tois de Besançon, etc.

La féte de Noël ou de la Nativité donna lieu à un changement dans la manière de supputer les jours de l'année. L'Eglise, pour faire coïncider le commencement de l'année chrétienne avec la naissance de Jésus-Christ, l'avança de huit *ours, et ordonna qu'elle commencerait e 25 décembre ( Vovez Année, tom. 1, pas. 259.) Noël était autrefois un cri de joie que

Ton poussait dans les fêtes et solennif publiques, à la naissance des prince à l'entrée des rois, des reines, d grands seigneurs , etc. Alain Chartie dans son histoire de Charles VII, dît, « parlant de l'entrée de ce roi à Paris que « les rues par où il passoit estoiei toutes tendues à ciel, et pareillement l< carrefours garnis de peuple à gram foison et presse, lequel crioit Noël! d joye. » Ailleurs, après avoir fait cor naître les divers jeux qui se jouaient 1 long de la rue Saint-Denis , que suivai ce prince, il ajoute : «et là venoien gens de toutes parts crians Noël! et le autres plouroient la joye. » André Du chesne fait sur ce double passage la re marque suivante : « C'estoit l'ordina in de crier Noël aux grandes et insigne* réjouissances, principalement quand le peuple vouloit congratuler à son prince, car il se trouve aux registres de la chambre des comptes, et aux grandes chroniques de Saint-Denys, qu'en baptisant le roi Charles VI, en l'église de Saint- Pol, le 3 décembre de l'an 1368, ily avoit une grande multitude de peuple qui com • mença de crier Noël! Et Monstreiet parlant 'du retour de Jean, duc de Bourgogne à Paris , escrit que les Parisiens en furent si joyeux , qu'en son arrivée les petits entants mesmes crioient par les rues Noël! Autant en firent-ils lorsque Philippe, duc de Bourgogne, fils du précédent, y ramena sa sœur au duc de Bethfort, car le mesme Monstreiet dit qu'à sa venue fui jaite grande joue des Parisiens ; on crioit Noël par les carrefours où ils passoient. Et Martial de Paris à l'entrée du roy Charles VII dans Verneuil :

Le» uns aux fenestres estaient A roir le feu roy passer; Puis les enfants s'agenouilloirat En criant Noël! sans cesser.

Et derechef

Ce jour Tint le roy à Verneuil, Où il fut receu à grand'joyc Du peuple joyeux a inerretl, En criant A'osY/ par U voye.

Ce qui est aussi fort fréquent en la chronique de Louis XI qu'aucuns np pellent ta Médisante. »

Nogabet. Ancienne maison du Languedoc, qui fut la souche des ducs d'Épernon. Les plus célèbres de ses membres furent :

FRANCE. NOIRmoutirrs 193

Guillaume i né à St-Féiix de Cara- siècle, portent le nom d'Amaûry de

wn, en Lauraguais, professeur de Montfort, pense qu'elle a dû être frap-

droità Montpellier , et quelque temps pée à Nogent-le-Roi, en Beauce.

après ju?e-mage de la sénéchaussée de Noin tel , ancienne seigneurie du

.Nîmes. Envoyé par Philippe le Del avec Valois, érigée en marquisat, en 1G56,

xtana Coîonna, pour s'emparer de en faveur d'Edouard Ollier, conseiller

Boaiface VIII, il trouva ce pontife ren- au parlement de Paris, père du célèbre

ffnné dans Anagni , et lui signiQa l'or- ambassadeur à Constantinople; et une in do roi son maître de le suivre àV seconde fois, en 1C97, en faveur de

Lyon. Le pape résista, ce qui irrita Louis Bechameii, intendant de Breta-

teilanent Nogaret qu'il donna , dit-on, a soufflet au souverain pontife. Mais b troupe qu'il avait avec lui et qui était T^e des partisans de Colonna, ne pt résister aux habitants d'Anagni , p se soulevèrent en faveur du pape ; f Noearet, «communié, fut obligé de tir. H revint en France, où Philippe I* BcJ le nomma chancelier ou garde te sceaux. Nogaret fut relevé de l'ex- • Timomcation, lorsque le roi se fut «concilié avec le pape. Il mourut à Paris

Btrnard de Nogabbt , seigneur de ■ ; aktte, amiral de France, mort en

]«m*Louls de la Palette , en faveur 'HM la seigneurie d'Épernon fut érigea duché-pairie. (Vov. Épbbron.) ^osiht (monnaies de). Il existe en francc un grand nombre de lieux du «KndeNogent; et, parmi ces lieux, il

qui ont possédé des ateliers moires, sous les rois de la première

il serait assez difficile de déterrer celui auquel on doit attribuer les frKM que nous allons décrire : 1° wovir-WTo. vico. fit.; téte royale de proûl fl tournée à droite, bvccvnliov- *n»; croix haussée sur des degrés. 2* ^vicmovicvM ; dans le champ, une

a branches égales, ij). — vaccio- 'D-nrs; dans le champ, une téte de

tournée à droite.

><his avons déjà dit que le mot pit, ^rinine la légende du droit du n« I, « une altération barbare de pacta ou J^Jt- Sous renonçons à expliquer le "2 d; monétaire qu'on lit dans la lé- ^e du revers; on pourrait cependant •Wurer que cet ofGcier se nommait , ?UXLIous, et que ivm doit être lu «Jours, mvi pour MVit, abréviation JL"1 *ftttrUu. Cette monnaie est iné-

i'la li de ^n^r'1tr qu' se prépare p«mer, avec un denier du oozième

T* Xi. \V Livraison. (Dict. bncycl., btc.)

§ne (*). C'est aujourd'hui une commune u département de l'Oise.

Nointbl (Charles François Ollier, marquis de ) , nommé conseiller d'État en 1661, fut envoyé quelques années après comme ambassadeur à Constantinople, avec la mission de renouveler les anciennes capitulations entre la France et la Turquie et de les faire modifier. Par la fermeté de son caractère, il accomplit avec succès sa mission , et les nouvelles capitulations furent signées le 6 juin 1673. Pour s'assurer de la possibilité de l'exécution de ces capitulations, il voulut parcourir les échelles du Levant. II s'était fait accompagner dans son voyage par deux peintres; il leur fit dessiner tous les objets d'antiquité qui frappèrent son attention; il acheta des médailles, copia des inscriptions, enleva des marbres, et envoya le tout à Paris. Plusieurs de ses dessins existent dans des collections particulières; un volume de dessins du temple de Minerve à Athènes est à ta Bibliothèque du roi, et la plupart des inscriptions qu'il a recueillies sont au Musée des Antiques. Il fut rappelé en 1678, à cause des dépenses trop considérables qu'il faisait, et mourut à Paris en 1G85.

Noibmoutiebs (île de). Cette Ile, située à la pointe nord-est du département de la Vendée, compte environ sept mille habitants ; elle est célèbre par le siège qu'y soutinrent les Vendéens, en 1793, contre l'armée républicaine.

Quand l'armée du bas Poitou , découragée par les discordes qui régnaient entre ses chefs , se fut dissoute , Charette garda huit cents hommes avec lui ; et sentant toute l'importance de l'Ile

(*) Cest de ce dernier marquis de N ointe! que sont les deux ouvrages attribués par la Biographie universelle à un parent de

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