OFFICIERS FRANCE. OFFICIERS
brc 1669, en faveur du comte de Veruandois, fils naturel de Louis XIV, feleva à huit. Ainsi, à partir de cette fpoque, on compta comme grands oftiaers de la couronne de France:
Le chancelier.
Le grand maître , Le grand chambellan , Vomirai ,
Lits maréchaux de France, Le grand écuyer, Le grand maître de f artillerie , Les colonels généraux.
De ces huit grands officiers de la couronne, il n'y en avait à proprement parter que trois, le chancelier, l'amiral et les maréchaux, qui le fussent réellement, parce qu'ils avaient conservé leur juri-
rtion. Des cinq autres , le grand maître, le grand chambellan et le grand cuver, étaient des officiers de la maison du roi ; quant au grand mattre de l'artillerie et aux colonels généraux, c'étaient des officiers à part, dont les fonctions étaient tout exceptionnelles, etqui, malgré leur titre, n'appartenaient point à Ja couronne.
Louis XIV accrut le nombre des grands officiers de la couronne, du colonel général des dragons, dont il créa la change, en 1668 , en faveur de Lauzan. Sous ce prince, le chancelier devint, ou plutôt Testa le chef de la magistrature, mais sans attributions oui lui fussent personnelles en fait de justice.
L'ordre ainsi établi se continua sous 1 ouïs XV et sous Louis XVI , et à la révolution , il n'y avait plus de grandes rharces de la couronne proprement dites^ l'exception de celles de l'amiral et des maréchaux qui avaient conservé leur juridiction; encore celle des derniers était-elle restreinte au jugement ou à la conciliation des affaires d'honneur entre gentilshommes.
Quand Napoléon ressuscita chez nous ies institutions et le faste monarchique
3ue la révolution avait fait disparaître, s'entoura de grands officiers, pourvus d'attributions, décorés de titres, et dotés de riches traitements , mais étrangers à toute autorité judiciaire. Ils représentèrent les anciens grands officiers de la couronne , et furent divisés en trois catégories :
Celle des grands dignitaires de l'empire, composée de :
Un grand électeur.
Un grand connétable ,
Un arclùchancelier de C empire,
Un archi trésorier,
Un architrésorier d'État,
Un grand amiral,
Un gouverneur général des départements au delà des Alpes,
Un vice-grand électeur, Un vice-connétable ;
Celle des grands officiers de l'empire, qui furent:
Iaïs maréchaux de l'empire, Le colonel général des ciùrassiers, Le colonel général des dragons.
Le colonel général des hussards, Le colonel général des chasseurs à cheval, L'inspecteur général des cotes de la Méditerranée,
L' inspecteur général des côtes de r Océan, "L'inspecteur général du génie , L'inspecteur général de i artillerie , L'inspecteur général des côtes de la mer du Nord,
L'inspecteur général du côtes de la mer de Ligurie ;
Enfin, les grands officiers civils dt la couronne, qui furent :
Le grand aumônier,
Le grand maréchal du palais.
Le grand chambellan ,
Le grand écuyer,
Le grand veneur,
Le grand maître des cérémonies.
Lors de la restauration , Louis XVII I rétablit les choses , à peu près, comme elles avaient été sous Louis XVI; il recréa les grandes charges , rappela les anciennes dénominations ; mais il ne fit qu'instituer des chefs supérieurs de service et des grands officiers de sa maison, et ne rétablit point les grandes charges de la couronne, suivant l'acception ancienne et dès longtemps oubliée du mot.
Officiers de la maison du roi
(grands). Dans l'origine, toutes les grandes charges de la maison du roi furent en même temps des grandes charges de la couronne, parce que leurs titulaires possédaient en propriété et en exercice des attributions judiciaires , et étaient employés à des missions, des commandements, et autres affaires d'État. Ces
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attributions leur ayant été retirées plus tard , et leurs fonctions ayant été restreintes à celles qu'ils avaient à remplir auprès de la personne du roi , ils ne furent plus, pour la plupart, que des officiers palatins , et n'eurent d importance que dans l'intérieur des maisons royales. Il faut toutefois en excepter l'amiral, les maréchaux et le chancelier, qui eurent des attributions à part , de même que les colonels généraux, et que l'on continua à appeler de leur ancien nom, faute de savoir comment les désigner collectivement. Nous ne donnerons ici que la liste des grands officiers dont était composée la maison de Louis XVI , Louis XVIII et Charles X; on trouvera ceux des autres époques dans l'article qui précède.
La maison de Louis XVI était ainsi composée en 1 789 :
Un grand aumônier,
Uu grand maître ,
Un grand chambellan
Un grand maître de la garde-robe,
Un grand écuyer,
Un grand veneur,
Un grand maréchal des logis,
Un grand prévôt,
Uu grand maître des cérémonies.
Louis XVIII, à son retour, recréa, à l'exception du grand prévôt qu'il supprima, tous les officiers qu'avait eus son frère, ajouta à leurs titres l'épithète (le France, et leur adjoignit
Quatre capitaines des gardes du corps.
Un colonel général des gardes à pied ordinaire,
Un premier panetier,
Un premier écnanson ,
Un premier tranchant,
Un capitaine général des guides des camps et armées ,
Un premier maître d'hôtel.
Charles X apporta quelques modifications dans sa maison , et la composa de :
Un grand aumônier, Un grand maître, Un grand chambellan , Un grand écuyer de France , Un grand veneur de France, Un grand maître des cérémonies de France, Douze aides de camp, Quatre capitaines des gardes du corps, Un capitaine commandant des gardes du corps à pied ordinaire.
Ogbb , dit le Danois , appelé aussi Otger ou Àutcaire , était originaire d'Austrasie; il est célèbre dans les romances de chevalerie , où on le voit compagnon d'Olivier et de Roland , qui avait épousé sa soeur. Ayant embrassé le parti des enfants de Carloman, il se brouilla avec Charlemagne ; mais il obtint plus tard son pardon, quitta le métier des armes , et se retira a Meaux, à l'abbaye de Saint-Faron, pour laquelle il obtint de grandes dotations , et où il mourut vers la fin du neuvième siècle (*).
Ogerok de la. Botjère ( Bertrand d'), fondateur de la colonie de Saint- Domingue, naquit en Anjou, vers l'an 1615.11 servaitdepuisquinze ans, comme capitaine dans le régiment de marine, lorsque des aventuriers allant en Amérique , l'engagèrent à partir avec eux.
Ogeron, qui avait de la fortune, se munit de tout ce qui était nécessaire pour former un grand établissement ; mais, n'ayant pu, à son arrivée à la Martinique, s'entendre avec le gouverneur , il partit pour Saint-Domingue. En abordant à Leogano , il fit naufrage et fut obligé de vivre quelque temps avec les boucaniers. Puis il revint en France pour y chercher de nouvelles pacotilles, rencontra à son retour de nouveaux obstacles, et ce ne fut qu'après un troisième voyage au continent d'Amérique, qu'il put parvenir à fonder un établissement dans l'île Saint-Domingue.
Quelque temps après, la Compagnie des Indes occidentales jeta les yeux sur lui pour lui confier l'administration de la colonie qu'elle voulait fonder dans la même île, et le lit agréer par le ministère en 1665. Il parvint, à force de fermeté et d'adresse , à faire reconnaître son autorité dans Plie de ia Tortue, occupée par les boucaniers.
Bientôt , toute la côte de Saint-Domingue, entre le port Margot et le port de la Paix, se trouva peuplée et changea de face. Ses projets , très-vastes et Basés sur l'expérience, auraient sans doute accru les possessions coloniales
(*) Son tombeau , qui a existé jusqu'au xvnte siècle, dans cette abbaye, renfermait une épée de grandes dimensions . qui appartient aujourd nui à M. de LongpéritT
OISE FRAJÎCE. OLIVEXÇA 241
de la Frnncc en Amérique, mais ils furent arrêtés par un événement qui le rappela dans sa patrie : une nouvelle compagnie ayant succédé à celle des Indes occidentales, il partit pour aller s'entendre avec elle. Arrivé à Paris, il présenta plusieurs mémoires, et y mourut, en 1676, d'une affection qu'il avait contractée en Amérique.
Oiheiv art (Arnault), né à Mauléon, vers la Gn du seizième siècle , fut avocat au parlement de Navarre, et s'occupa beaucoup de la recherche des antiquités méridionales. On a de lui : IS'otitia ulriusgue f^'asconiae , tum ibereae, tvm aguitanicx , etc., 1638, in-4. — Proverbes basques , recueillis par le sieur Oihénart, plus les poésies basques du même auteur , in-8°, 1657.
Oise (département de I'). Ce département, qui tire son nom de la rivière d'Oise, a été formé de portions de l'Ilede-France et de la Picardie. Il est borné au nord , par le département de \a Somme; à l'est, par celui de l'Aisne, au sud , par ceux de Seine et-Oise et de Seine-et-Marne ; à l'ouest, par ceux de la Seine-Inférieure et de l'Kure. Son sol est semé de collines, dont les plus hautes ne dépassent guère deux cents mètres. Sa superficie est de 582,569 hectares, dont 389,486, sont en terres labourables, 80,579 en bois et forêts, 29.928 en prairies, 15,709 en landes, pâtis, bruyères, 15,388 en vergers, pépinières , jardins, etc. Son revenu territorial est évalué à 25,609,000 fr. En 1839. il a pavé à l'État, 3,557,448 fr. d'impôts directs, dont 2,702,229 fr. pour la contribution foncière.
Les rivières navigables de ce département sont l'Oise et rOurcq. Il possède en outre deux canaux, celui de TOurcq, dont la tête se trouve à la limite du département, et le canal latéral de l'Oise. Ses grandes routes sont au nombre de trente, dont douze royales et dix-huit départementales.
Il est divisé en quatre îirrondissements, dont les chefs-lieux sont : Beauvais, chef-lieu du département , Germon t, Compiègne et Sentis. Il renferme trente-deux cantons. Sa population est de 398,64 1 habitants, parmi lesquels on compte 3,105 électeurs. Il envoie à la chambre cinq députés.
T. xi. 16* Livraison. (Dict. bnci
Ce département forme le diocèse d'un évêche, celui de Beauvais, suffragant de l'archevêché de Reims. Il est coinpris dans le ressort de la cour royale d'Amiens , et dans celui de l'académie universitaire de la même ville. Il fait partie de la 1re division militaire et du 1er arrondissement forestier, qui ont Paris pour chef-lieu.
Le département de l'Oise a donné naissance à Haùy, à Dupuis , l'auteur de l' Origine de tous les cultes, etc., etc.
Oleron (île d). Cette île, dont plusieurs géographes anciens font mention sous les noms tfl liants ou Olerum, se trouve à une demi-lieue du continent, et est comprise aujourd'hui dans le département de la Charente-Inférieure.
Les marins d'Oleron ont toujours joui d'une grande célébrité; leurs lois connues sous le nom de Jugements Oleron sont un curieux monument de la jurisprudence maritime du douzième siècle, fcléonore d'Aquitaine, à son retour de la terre sainte , les fit rédiger par un habile jurisconsulte dont le nom n'est pas parvenu jusqu'à nous. Voyez
DBOIT MARITIME.
Olhagaray ( Pierre ), né dans le Béarn, au seizième siècle, d'une famille protestante, fut pasteur à Mazères, et obtint de Henri IV le titre de son historiographe.On a de lui une Histoire de Foix, Béarn et Navarre, Paris, in-4, 1609.
Olivbnça (prise d'). Au commencement de janvier 181 1, le maréchal Soult, se voyant maître de toute l'Andalousie, passa en Estramadure avec cinq ou six mille hommes. Les généraux espagnols Mendizabad et la Carrera cherchèrent vainement à lui tenir tête. Bientôt même, car son principal but était de forcer les Anglais a dégarnir le Portugal , en leur faisant craindre sa jonction avec le prince d'EssIiug, il dirigea la majeure partie de ses forces contre la place portugaise d'Olivenca, qui renfermait unr> garnison de 3,000 Anglo-Portugais. La division Girard arriva le 11 sous les murs de la ville. Le 12, la tranchée fut ouverte ; le 21, le chemm couvert était couronné devant un des bastions. La veille, un fort parti de cavalerie ennemie avait tenté une diversion ; mais il avait été vigoureusement repoussé jusque près de Badajoz. Le 22, à la pointe