L., ETC
d^^l^r CH)^ien les poésies des yço\ibf^- ^^^^ çiû>p9$ent peu de conn^ïssaDi^; aûcuue allusion à riustoire ou à la myt^ioïogie, aucune cornparnison enipnin- Iç^ùqe^i^œu^^ étran^çj:^, auqun souvenir '4es scieo^ ou oe tout ce q^^oq enseigaait dç^os ^çs écoles, ne vif^ ^ mêler à reffusimï toute simple du sentiment ainsi ^'on comprend que des princes et des chevaliers , qui spuveot s^yaiept pas lire , aient pu se ranger parmi les plus ingénieux troubadours (*). » ( Voye^ Cje^x ) ^
G4i|. (Je^n-B<i^ptiste) , laborieux helléniste, nMUit à Paris en 1755, de pa- 'rentssans lortune. Frappé de la disette et de l'incorrection (les livres grecs mis entre les n^aips des élèves de l'université , il Venbr^a de remédier l'état de langueur ou l'insouciance et la routine avaient réduit les éti^4es classiques, il s'était lajt connaître depuis pius de AQf par tradlucljçc^ ^ 4M éditions éMin^t<iires d^ divers aur teurs grecs, lorsqu'il fut nommé, le ô avril 1791 , suppléiuït de \ auviliiers à la chaire de littérature grecque au collège royal de Franeê, et, 1792, tiUk laire de cette chaire. Sans cesser de reniplir ces fonctions, il ouvrit un cour^ él^n^ntaire de grep, et offrit un asile à diu élèvos Mm iressourees, dans unf^ maison annei^éed^utsau coHéjge royal, et continua ce cours pendant vinçt-cinq ans avec un zèle dont il i^râit injuste de ne pas lui savoir gre.
£n 1809, Il fut nommé membce de la ti'oisième classe de rinstitut,et, en tSlG, on le maintint dans l'Académie des inscriutiqns et belles-lettres, organisée par oraonçanoe royalç. A la mort de la Porter Dutheil, conservateur des roanuscriis grecs et latms de la bihiiothèque royale, quoique M. Gail n eût pas été porte par les autres conservateurs sur la liste des trois cand id ats quMls présentèrent, le roi lenommaàla place vacante. Ce poste distingué , le titre de professeur au collège de France et l'honneur d appartenir a llfqstitut, ne suffirent pas è son ambition. Il se crut dédaigné par Tuniversité. li^ài 9a IdlO, méco^itsnt de n'avoir pai^
(*) £ki ^>mnouUi , littérature Uu midi de
le^fi^ mentionnés p^r^iury d^ wni
décennaux, il cii' avait afipelé au 'puXÎ\iiJ dans un volume iu-4" contenant un exai^en critique fort amer de l'opusi^ia couronne C traduction ^\\ etf Pair et des limai a^igpoçi^àte , pa|( M. Coray ). Depuis ce moment , il se persuada trop aisément qu'on avait ourdi contre lui une vaste couspÀratiou, qiie des ennemis 8<i^9rnés s'oiocupaieiit à le dénigrer aux ynix de ses contempori^ins et de la j osterité, et il cçqioÀdjt Ifi critique f\vec l'inimitié.
Cepenctan^l on liui reprochait aveo raison dé s^qguliers paradoxes, tels que la suppressmn, sur les cartes, des vifie^ de pelphes et d'Olyninie , sou système nouveau sur les batailles 4^ ]\(i]|ratliont de Platée , de Man^ineci', etc. , è|o. vieillesse alïaihiit son tempérament sans attiédir son caractère, sans amortir son infatigable et impatiente activité. Une anection grave ayait d^à din^nu^ sas farces ; une discussion sur piodorç 4t Sicile les épuisa, il mourut le 5 février Ses ouuages lorment une trentaine de volumes in 4», 33 in-8° et U in-lé. Soxk titre principal est son édl* tion et sa Irrulnrtion de Xénpphon , bien que ce travail soit loin de répon- (jre à tout, ce que pouvaient eu at-'. tendre les suivants. |i â été l'èditeue d|ur Jardin des racines grecques de Port' Ho y ai , etc.; des Lettres inédites de Henri II , Diane de Poitiers , Marie- Stuart , eic au connétable de Monlrf,iore:ic(f , ou Correspflfidaneili Hcrèt^ de la cour sous Henri II, etc., suivies (le lettres inédites de Louis XVÏ et de iMarie-Antouiette in-8")i etc. lia
aussi publié là Philologue, recueil 00 i| a entassé sans ordre tous sei opus^ cules et même jusqu'aux factums com-
{)osés par lui contre les adversaires avec esquels il était en propès. ^ûn ii a fourni aussi des Mémoires à la oollee* tion de l'Institut. Il a eu pour successeur au collège de France, M. Boissp> i^ade; M. Pardessus, à Tlostitut.
Sa femme s'est fait un nom dant fart de U composition n^usicale. Ses opéras des Deux jaloux et de Mc^t det/toisetJe de Launay à la Bastille sufiiraient seuls pour lui assumer un rang
distingué parmi ta» inàttm du Tmlt
GAILLARD PRjLNGE. GAILLARD MS
frBDcaise.Hlaissesgoûted'artistenesym- plus aujourd'hui un seul exemplaire,
pa^hisaient i^uère avec ceiix dri savânt pbîiologue. De leur union , rompue au kout de quelques années, est resté un lia, /Mtt&JllhnijpDif Gail, né eri 1799,' élève de l^émle nonnale, d'où il alla oo cnper successivement plusieurs rlmircs d'histoire et suppléer son pere ;iu collège de France. M. Gail a été couronné par TAcadéiiiie des inscrjiitions et belleé^ lettres pour son Mémoire sur le culte de Bacchus (imprimé en 1822 , in-S").
On a encore de kii une Dissertntiun aar k périple de Seyktx ( 1 825, in-S") ; une édition des Geographi grœci minores, dont les trois premiers volumes seulement ont paru, Paris, 1827-1831 ; une Traduction de la grammaire grecque de Matiiiœ (areè M. LonguéviiteV
GA.1LLAC, GaUiacwUy ville autrefois comprise dans les provinces du Languedoc (diocèse d'AU)y, parlement de Toulouse), ai4our4'hiiieM-ll<ni d<arh>n< dissenient du département du Tàrn.
Cette cité existait avant le hnitièîne siècle; mais elle dut toute son iinportauce au monastère de Saint-Michel, foildé pour des religieux de S»fn^Be• noît, par Rnymond I**", comte de Toulouse, vers ÙOO. I/ahhé et les moines avaient anciennement toute la justice da tièit; nalir fl^ M cédèrent ensuite ka roi poue ne s'en réserver que la <^uâtcième partie. Vers la lin du quinzième siècle, Gaillae était déjà le sieii;e de la judicature royale de KAibigeois. Elle fut 'MHivent prise et reprise pendimt les gueiTes civiles et religieuses. Louis XI, encore dauphin, y tint les états de Languedoc. Gailiac est la patrie de doni 'Vaissette, TUistorien du Languedoc, et du médecin Portiil. On y cotnpte 7,800 habitants.
Gaillahd (Aui2;ier), poète burlesque languedocien, surnommé, à cause de son éta», te RmM^ e'est^-dire le charron , naquit vers 1530, à Rahnsteins, ville du diocèse d'Alby. Ses vers satiriques lui ayant tait beaucoup d'ennemis, son atelier de «tiarron fot pillé deux fois loA des guerres ée religion, et H sé vit réduit a la plus profonde misère , snns que rien prtt abattre sa verve cl altérer sa gaieté. Ce fut alors que, pour la premiere fiiis , il publia une eôlleiitîoii de MVtwt \ mais œ lîTre , dont il ne reste
^bt saisî, èt la vente en fut Intéfdîtè. Néanmoins il put obtenir fa mainlevée des exemplaires saisis , et fit imprimer on seeôiiff i«ciieil. Oft^gnorèrennée d^ sa mort, qui èut lieu après On' connaît de ce poète , dont lés ouvrages offrent une très-grande originalité :
V Lou banquet al cal a bel cap dç sortot de mHHs'es per sô'qtte^téett làit moun n^est pas d'iin (joiist ,* Paris ,' 1584 , in-8°, rare et recherché ; 2'^ Recommandations al Rey per estre mez en cuhalj^ kt Ho mnl^sUli, dims dateV inS^; 30 Description du châïéau de Pau et ffp.f jardins d'icelui, avec celle de la vHte de Lescar, 1582, in-8°; 4« les Amours en vers françoiset en langue alMgeoke, 1593 , iri-4''.
Gaillard ( Gabriel -Henri) naquit à Ostel eu 1726, fut reçu, en 1761, a ^Académie des inscriptions, et, en 176B, il publia YHisMre de Françàh F'. On lurreprocbe d'avoir adopté une méthode nouvelle en traitant séparément la politique, l'administration civile, les affaires ecclésiastiques et les progrès des lettres, méthode qùfa rinèonvériient de faire revenir trop souvent le lécteursiiV ses pas. Les trois premiers volumes de son histoire de la Rivalité de là France e$de ItAn^kferre parùrent èiî 1771 , et déterminèrent sa réception à l'Académie française la même armée. V Histoire de Charlemagne , qui parut en 1782, obtint aussi du succès., Gaillard, cependant , ne fût pas liettreut dans toutes les parties de cet oiivrage qu'en-" tachaient les défauts de son système.
Il fut compris parmi les membres dt* rinstitut Mrs de sa lormatibn. Cinq ans après (1801) , il publia Y Histoire dt^ la rioalifé de ÂS France èê de fEépà' gne.
Ses ouvrages historiques annoncent une grande passion pour la véî^té',' ®t beanroiip de patience et de sagacité pour la démêler. Pendant quarante ans, Gaillard lut l'ami intime de MalesherbéS. Sàr la fin de sà vie U ^*éfait retlM à Saint-Firmin, près Chanti|lf; Il pas^ sait des journées entières à travailler au pied d'un arbre, vivant de pam et de fruits. Il mourut le 13 févriér.lSiœ.
Outre les écrits dont nous TeDons de parler, il oous reste de lui , entre aatres