AUJ
FRAJNCE.
GAUJAL
dont il fit commencer l'exécution. Ce plan était le seul nioven de remédier aux déplorables inégalités de la répartition de Timpôt. En 1814, Gaudin suivit rimpératrice à Blois. Dans les premiers jours d'avril de la même année, il donna son adhésion personnelle à tous les actes du gouvernement provisoire; mais pendant la première restauration il vé* eut dans la rt traiie.
l>ès le mois de germinal an viii, il avait craint que le fardeau de son ministère ne fût au - dessus de ses forces. C'est d'après ses instances qu'avait été cu'é en l'an x le ministère du trésor ; aussi ne rentra-t-il au ministère, dans les cent jours , que par déferciice pour N 'poléon. Il fît également parti(i de la chambre des pairs de cette époque. Membre de la chambre de 181âf il y vota constamment avec la minorité , et fut en butte à une attaque personnelle très-vive, de la part d'un député ultra-ro^^aliste qui l'accusait, ainsi que M. 'Mollien , pour avoir autorisé l*enlèvement fait à h caisse d'amortissement, le 16 mai 1815, de 3,600,000 f.
dp rente. Cette affaire avait déjà été jugée, et la commission avait déchargé les accusés de toute responsabilité.
Néanmoins, Gaudin ne crut pas devoir garder le silfMice; il publia des Observations et éclaircissements sur la proposition de M. de Jilosseville, Deja il avait eu à subir, pendant la première restauration, les délations de la malveillance pour sa longue gestion , et y avait répondu dans une brochure intitulée : CH)servalions et éclaircissements sur le paragraphe concematU les finances, dans t exposé de la situation du royaume pi'ésenté a la c/i ambre des pairs et a celle des députés , Paris, 1814, in-8*. Gaudin fut appelé,
f)endant les deux sessions qui suivirent e 5 septembre, à la clinmhre fies députés , ou il siégea avec les amis modérés des principes libéraux. La faiblesse de sa voix rempécba d'aborder la tribune, même lorsque son administration était attaquée. Dans deux ou trois occasions, cependant, il lit lire à la tribune une réfutation ou un exposé de son opinion. Le roi l'appela en 1 820 aux fonctions *de {zouverneur de la banque de France, qu'il n'a quittées qu'eu 1834, par &uUe
de démission et pour faire place à
î^I. d'Ar^out.
Gauffieb (Louis), peintre français, né à la Rochelle en 1761 , étudia sous
Tnraval , et remporta le premier prix de peinture à l'Académie de Paris pn 1784. Envoyé à Rome par le gouvernement , il y composa plusieurs tableaux estimés, et mourut à Florence en IQOl. On cite de lui : . /le.randre mettant son cachet sur la bouche d' Éphestiou ; les Dames romaines apportant leurs bi' joux au sénat ; ÀehiUe reconnu par Vbjsse ; la f ierge servie par les anges, etc. , tableaux moins remarquables
Sar la vi<^ueur du dessin que par le goiU e la composition.
Gaufbidi ou GoFFBtDi (Louis),
curé d'une paroisse de Marseille, avait, disait-on , séduit déjà un grand nombre de femmes , lorsqu'il abusa de la conllance d'une de ses Jeunes pénitentes , et lui persuada de se lai>ser initier dans les mystères d'une prétendue mai>ie dont il se disait possédé. Revenue de son erreur, la demoiselle , appelée Madeleine de Mandols , se retira dans un couvent. GoftVidi lit croire aux religieuses qu'une légion de diables s'était emparée de leur monastère , et ces tilles simples s'étant livrées alors à mille extravagances , le parlement d'Aix informa , et condamna le curé à être brdlé vif, comme coupable de ma^ie et de sorcellerie. Goffridi avait avoué tout ce qu'on avait voulu , par la crainte des tortures, comme il nrriv.iit presque toujours dans ces procédures, aussi ridicules qu'infâmes. La sentence fîit exécutée a Aix, le 30 avril 1611. Voyez Vllistoîre admirable de la possession et conrersion d'une pénitente séduite par un magicien , etc. , par le R. P.
Sébastien Michaëlis, Paris, 1613, V* partie, page 458. L'arrêt est rapporté dans cet ouvrage.
Gaujal (M. A. F. baron de), correspondant de l'Institut , naquit à Montpellier en 1773. Apres avoir rempli diflérents emplois dans la magistrature, il fut nommé, en 1821, premier président * de la cour royale de Limoges. En 1830, il fut nommé député par le département de la Corrèze. On lui doit : r Tableau historique du Rouergue , suivi de reciierches sur des points d histoire peu
«AITLE
UUNIVERS.
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connus y ; 5* Essais historiques sur le Rouergue, Limoges, 1824-2^, 2 vol.
in-8".
Gadli. La vaste contrée qui « dans Pantiquité, portait le nom de Gaule,
et que cirron'îcrivaient ses limites naturelles : le Rhin, les Alpes, In Méditerranée , les Pyrénées et l'Océan , était habitée, dès lès temps les plus anciens, pnr une multitiidp de tribus se r.ittnchnnt à deux familles d'origine difïérente : 1* la famille ibérienne, qui comprenait les Aquitains et les Ligures ; 3* la fn mille g;iuloise, divisée en Gaifs ou Celtes et pu Kîmris.
« Les Galls et les Ibères formaient on parfiit contrasta : ceux*» avec leurs vêtements de poil noir et leurs bottiss* tissups de ehpveux, les Galls couverts d'étoffes éclatantes, amis des couleurs voyantes et variées comme le plaid des modernes Gaéls de TÊcosse , ou bien à peu près nus, chargeant leurs blanches poitrines et leurs membres gigantesques de massives chaînes d'or. Les Ibères étaient divisés en petites tribus montagnardes qui, dit Strabon, ne se liguent
guère entre elles, par un de ron-
ance dans leurs forces. Les Galls, au contraire , s'associent volontiers en grandes hordes, campant en grands vil* lages dans de grandes plaines tout ouvertes , se liant volontiers avec les étrangers , familiers avec les inconnus, parleurs , rieurs , orateurs , se mêlant avec tous et en tout, dissolus par légèreté, se roulant à l'aveugle, au hasard, dans des plaisirs infâmes ; toutes les qualités, tous les vices d*une sympathie rapide n. » Aussi une lutte animée divisa les deux populations : les Galls , venus de l'orient avant les Kimris, leurs frères , refoulèrent les Ibères dans le sud , entre la Garonne et les Pyrénées. Ils se Hiviserrnt dans le fiays conquis en grandes confédérations désignéps par des noms qu'elles empruntaient ordinairement à la nature de la contrée qu'elles occupaient, ou à quelque particularité de leur état social. Telles étaient le^ ligues des Celtes y des Armoi'iques , des jir^emes , des Allobroges, d -s Hehètes y des Séquanes , des Édue$ , des Bitiirîgpn. (Vovez AlTNAUS , tomel**, pages 1 et 2.)
(•) Miclielet, Histoire de France, t. L
Entraînés par leur humeur aventureuse, les G.ills franchirent les Pyrénées ( 1600 a 1500 avant J. C.)* et s'étaUtrent, en conservant leur nom« aux
deux extrémités sud -ouest et nordouest de la Péninsule; au centre, se mêlant aux vaincus, ils prirent les noms de Ccllibériens et de Lusitaniens. Des Ibériens, déplacés par cette invasion, passèrent sur la côte de la Méditerranée, en Gnole et en Italie, où ils fondèrent la nation ligurienne. Les GuUs sVnga gèrent à leur poursuite au delà des Alpes, et se fixèrent, sous le nom (W itnhra (vaillants) ou Ombriens, dans la fertile vallée du Pd. Le nord de 11talie devint alors une seconde Gaule (Animales, 1. 1, p. 8). Mais cette extension de la race celtique en Italie fut réprimée par les llasèues ou Étrusques.
Des peuples nouveaux apportèrent ensuite en Gaule les germes des idées sociales et de la civilisation. I,es Phéniciens et les Grecs y fondèretit des établissements. L'Hercule lyricn fonda ^vemausus (finies), remonta le Rhdne et la Saùne, tua dans son repaire le bri* "and Tauriskequi infestait les rheniins, bâtit Alesia sur le territoire des tduens, et créa la roule qui mène d'Italie en Gaule par le col de Tende. Les Doriens de Rhodes succédèrent aux Phéniciens, et furent remplacés par les Ioniens de Phocée. Ceux-ci fondèrent Marseille (Massalia). Cette ville, entourée d*ennemis, subsista néanmoins, d*abord par sa propre énergie, et ensuite par l'appui (le Konie, qui se servit d'elle pour pénétrer dans les Gaules. Ses citoyens étendirent leurs établissements le long de la Méditerranée, depuis les alpe«> maritimes jusqu'au cap Saint-Martm, et f )ndèrent Monaco, Nice, Antibes, Laube, Saint-Gilles, Agde, Ampurias, Dénia, etc.
Pendant que les Grecs civilisaient le midi de la Gaule, le nord recevaitd'autrès populations bari)ares : c'étaient toi tribus nés Kimris, devenues étrangères aux Galls par l'effet d'une loniiue séparation, et poussées par un grand mouvement de peuples scythiques (septième siècle). La nouvelle ôonauéte se porta surtout vers les rivages de l'Océan, et occupa à peu près la moitié du pays.
La limite entre les Kimris et les GailS
GAULK
FRANCE
GAULE
peut être tracée par une ligne oblique et sinueuse suivant la chaîne des Vosges à son appendice^ celle des monts Êduens, la moTeone Loire.» ia Vienne^ et tournant le plateau des Arvernes pour se terminer àla Garoone. (Annales, 1. 1, p. 3.)
Les Kimris étaient f ooTernéa par
une corporation sacerdotale , celle des druides, dont la religion était bien supérieure au grossier matérialisme des Galls. Les druides répandirent leur influence en Gaule; mais ils provoquèrent de la part des chefs militaires de rinns une vive opposition, qui.pei pétua daus la Gaule une dualité funeste.
Les tribus çalliqties échappèrent en partie par l'émigration ,i <•( lté puissance sacerdotale. Alors coiiiincnre pour la nation gauloise une période d aventures et de conquêtes, pendant laquelle elle visite, les armes à la main, TEurope, l'Asie et l'Afrique.
La première émigration fut celle de Sîgovtes et de Beilovèse (r>87). Sigovèse, avec des tribus de Séquanes et d'Helvètes, se fixa sur la rive droite du Danube et dans les nlpes illyriennes.
Beilovèse, a la tète de guerriers bituri» ges , édues , arvernes , ambares , pénétra en Italie par le mont Gcnèvre, battit les Étrusques, et retrouva les débris des anciens Isombres (voyez Bellovbse).
Les nouveaux venus prirent le même nom, s*appelèrent Isombres ou Insubres, et élevèrent Mediolanum (IMilnn)-.
D'autres Gaulois , Carnutes et Cénomans , fondèrent Brixia et Vérone. Enfin les Kimris, suivant le mouvement des populations galliques, descendent aussi dans la vaWéeduJleure sans fond; mais la trouvant occupée, ils vont s'établir dans Bologne et SénagalUa, qu'ils enlèvent aux Étrusques.
Voila donc la race îiniiloise en possession d'une grande partie de 1 Italie, et disputant le reste aux Étrusques : oest la lutte de la tribu contre la cité. La tribu l'emporte d'abord. L'Apennin est franchi, cl les bordes paraissent sous les murs de Clusium. Alors la cité ro> maine intervient. On sait quelle impres sion de terreur les Romains éprouvèrent en se voyant fu [)résence d'ennemis si étranges, si nouveaux pour eux. Tout ce formidable et sauvage apparoil causa
la déroute de TAllia, qui livra Rome à l'ennemi. Les Gaulois renoncèrent à la ville du Capitule, mais ils occupèrent le Latium pendant dix-sept ans, cantonnés à Tibur. Si ces barbares avaient eu la science de conquérir comme ils avaient la force de vaincre , c'en était fait des grandes destinées des enfants de Romulus. Mais Rome, au milieu des transes mortelles où la jetaient la présence des Gaulois et l'annonce d'un tumultus, n'en résista pas moins a?ec un eourage et une patience dignes de la fietoire (389-283). Ses guerriers, peu à peu rassurés, furent souvent vainqueurs.
Alors eurent lieu ces duels héroïques et febuleux de Valérius Gorvus et de Manlius Torqiintus contre des géants barbares. Phjs tard , on voyait sur le bouclier cimbrique, devenu une enseigne de boutique, la Ggure d*uD Ganloîs qui gonflait les joues et tirait la langue.
Les Gaulois, chassés enfm du Latium « en furent réduits à se liguer avec les Etrusques et les Samnites. Ils livrèrent aux Romains ces terribles batailles de Sentinum, du lac Vadinion, qui décidèrent 1 asservissement de Tltalie et du. monde. «Il fallut, toutefois, de grands efforts aux Romains et le dévouement de Décins. A la fin, ils pénétrèrent à leur tour chez les Gaulois, repnrent la rançon du Capitole, et placèrent une colonie dans le bour^ principal des Scnonais. vaificus à Sena sur l'Adriatique. Toute cette tribu fut exterminée; de façon qu'il ne resta pas un des fils de eeux qui se vantaient o'avofr brûlé Rome (283) (*). »
Pendant que la race gauloise soutenait en Italie une lutte malheureuse, d'autres tribus transalpines entreprenaient de lointaines expéditions. Une des grandes confédérations kimriques d'outre-Rhin, celle des Bel&s ou Belûes, dans la première moitié du quatrième siècle, avait franchi le fleuve et envahi la Gaule septentrion;! le jusffu'à la chaîne des Vosges à l'est, et au midi, jusqu'au cours de la Marne et de la Seine. Deux de l<*urs tribus, les Arécomikes et les Tectosngcs , s'établirent même dans une partie du pays situé entre le Rhône et
O llkhélel, IRiftrfrtf A fVwMik t. L
«AVLE LITNIVERS.
GAULE
les Pyrénées orientales, les Arécomikes entre le- Cévpniies et In mer, les Tectosa^es à Toiosa; ils tonnèrent une nation qui continua de porter le nom de Beig, que ses voisins, les Galls et les Ibèrps , prononçaient Bolg et f olk. Resserrés par ces deux tribus, les Tectosages , devenus trop nombreux , sortirent de la Gaule par la foret Hercynienne, et entrèrent dans la vallée du Danube, où ils retrouvèrent les Gails de Sigovèse. Ceux-ci s'étaient prodigieusement accrus, et, maîtres des meilleures vallées des Alpes, ils s'étendaient jusqu'aux montagnes de TRfiire, de la Macédoine et de la Thruce, que leur ouvrirent la mort d*Alexandre et les troubles de la Grèce. Les Gaulois du Danube offrirent aux différents rivaux qui se disputaient la succession du conquérant le secours de leurs bras, et furent introduits dans le monde grec en qualité d'auxiliaires.
Pleins de mépris pour les princes qui les soldaient, ils les traitèrent avec une audacieuse insolence, et l'arrivée des Tectosagfs les ayant mis en humeur de conquête et d'émigration , ils résolurent d'envahir. On sul)ju;>;ue, on anéantit d'abord les peuplades qui habitaient dans les montagnes de I Hœmus. Pendant cette lutte, l'aile droite des barbares arrive sur la frontière orrifipntnle de la Macédoine, et sou chef, liol^ii; ou Belg , pénétra dans le royaume de Ptolémée Céra) mus, et remporta uoe grande victoire. Ptoleinée, monté sur un éléphant, fut saisi par les Gaulois, mis en pièces, et sa téte promenée au bout d'une pique à la vue des ailes macédoniennes qui tenaient encore. Alors tous les Macédoniens se réfusièrent dans les villes, élevant les mains au ciel, et invoquant les noms de Philippe et d'Alexandre, dieux sauveurs. Mais le pays était sans défense. W-\<y^ le parcourut paisiblement, entassant sur ses chariots un immense butin, jusqu'à ce qu'un jeune Grec, nommé Sosthènes, placé à la tête de l'armée niacédoiiieiiiie, força Belg à reculer derrière les montagnes.
L'aile gauche de l'armée d'invasion, commandée parCéréthrius, pillait alors laThrace. L'hiver a|iprochait. Le Brenn fut oblige de suspendre son expédition, et il retourna dans les villages des GaUa(3ftl).
Le printemps revenu, il entraîna les Boiens du D;iniibe dans ses pr<tjets, et il se trouva bientôt à la téte d'une armée de deux cent quarante mille guerriers, nvef lesquels il ninrrha de nouveau contre la Macédoine. Mais au moment d'y pénétrer, la division éclata parmi les chefs. Lutarius (Lut-Herr) et les Teutons se séparèrent du Brenn.
Leur exemple fut suivi par Léonar, et les deux chefs se dirigèrent sur la Thrace. Quant au Brenn , qui avait con» servé^a plus grande partie de ses forces, il fondit sur la Macédoine, écrasa Sosthènes et son armée, occn[)a tout le pays, et vint camper en Tiiessalie, près du mont Olympe (980).
La Grèce fut alors menacée d'une invasion bien autrement terrible que celle de Xerxès.Gailippus, général athénien , placé à la téte de la confédération , fut ref)oussé du Sperchius, et se posta aux Tliertnopyles(279).
Ce delile fût encore illustré par les exploits des Grecs combattant pour le salut de leur patrie. Battu dans une seconde tent itive , le Breim eut recours aux expédients. 11 fit env;i!iir l'Ktolie
t)ar un de ses lieutenants nomme Com* Mitis (voyez ce mot), ce qui força les f^toliens à quitter Tarmée confécférée.
En même temps, il força lesThessaliens, par toutes sortes de mauvais traitements et de violences , à lui révéler Tan de ces sentiers secrets qui n'étaient connus que des habitants, et qui dispensaient de franchir les Thernjopyles. Le faible corps dePhocidiens qui le défendait vint apprendre à Tarmée confédérée que l'ennemi approch.iit. Les Grecs n'éehappèrenl a une mnrt certaine (ju'en .se réfugiant sur la Hotte athénienne. 11 n'y eut point alors de Léonidas. Le Brenn pénétra , en suivant le cours do Cépbise, pisqn'à la ville d'I^'l.iiie, et s'engagea immédiatement dans la route montagneuse qui mène an temple d'Apollon delphien.
Les Gnniois, animés par Tesperaoce d'une riche proie, s'avancèrent rapidement, taiulis que la (nèce, consternée a l idee du sacrilège, seinbiait ne com|)ter plus riue sur les dieux. Après une nuit de débauche, le Brenn ordonna Tatt.iqiie. Les Delphiens b.tttirent en retraite, laissant libre l'avenue du temple. Les Gaulois s'y précipitènut, et