‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 179 sur 198 · TOT · texte numérisé non relu

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Gaotieh (Ilyacinthe-Nieolas), général. Après s'être fait remarquer dans les premières campagnes de la révolution, il se couvrit de gloire pendant la bâle défense de Kelil , et au passage do Rhin de Tan v, et fut choisi pour présenter au gouvernement les trophées de cette dernière journée. Gautier coopéra ensuite aux faits d'armes de Tarmée d'Helvétie; gagna le grade d'adjudant généra! sur le chatnp de bataille; se signala pendant le siège de Gènes et en Toscane; devint chef de l'état-major général de Parmée d'observation du ]\lidi; commanda à léna l'avant-garde du corps, y lutta longtemps seul contre l'élite de l'armée prussienne, et s*empara de nlusieurs batteries; enleva la forteresse de Custrin , où , avec quatre cents hommes d'infanterie, il fît quatre mille prisonniers et prit quatre-vingtdix pièces de canon ; se distingua à £ylau, à Eekmiihl, et fut tué à Wagram, étant chef de l'état-major du corps d'armée d'Oudinot.

G àutiëu-G auûuille, célèbre acteur de farces, collègue de Turlupin et de Gros-Guillaume, et prédécesseur de Guillot-Gorgu. Cet liotnme, qui faisait la fortune de rhùtcl de Bourgogne, était Normand de naissance et s'appelait //»gues Cuérel» Il excellait surtout h contrefaire le Gascon, et remplissait ordinairement les rôles de vieillard dupé.

Ses contemporains le désignent comme ayant le corps maigre et comme taillé à coups de serpe, les jambes longues et grêles, et un gros visage bourgeonné qu'il cachait toujours sous un inas(j[ue. line calotte noire, des escarpins noirs, des manches de frise rouge, un pourpoint et des chausses de frise noire composaient son costume ordinaire.

Sonjeu était d'un naturel et d'une bouffonnerie achevés ; mais il se surpassait lui-même lorsqu'il venait à entonner la chanson de /a Farce. Aussi ces n)Ots, aillons entendre la chanaon cU GcmUer-Garguitile y étaient>ils passés en

(*) Yoy. lltst. du priv. de Sainl-Rooiain » pai' Fioqiicl , p. 4^9 44o.

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proverbe. Il mourut âgé de soixante ans, et fut honorablement enseveli à l'église Saint-Sauveur à Paris. Sa ?euve, fille de Tabarin, à qui il laissa de la fortune, se retira en INoraiandie, et y épousa wi gentilhomme, Gauttibb-Dupobt (Pierre-Henri) , • marin, né à SaioMMalo en 1773. Dans les nombreuses expéditions maritimes dont il tit partie, il fut toujours nommé astronome de la flotte et char-

f;é du soin des montre.^ , ce qui lui va- . ut de ses camarades le surnom de Gaultier rhorlogp. Chargé par le gouvernement de dresser de-s cartes exacte^ de la Méditerranée et de la mer Noire, ce capitaine se livra avec ardeur , pendant les années 1818, 1819, 1820 et 1822, à ce travail pénible, et redressaunefoule d*erreur8 qui se trouvaient dans les cartes antérieures. De concert avec un habile opticien , il parvint à rétablir un mstrument inventé par Borda, dont la combinaison avait été perdue. Ses travaux doivent être comptés parmi les plus beaux monuments hydrographiques qui existent. Il est à regretter seulement

âu'ils aient été publies par le ministère e la marine sur une tres-petite échelle. Les Anglais ont envoyé à leur auteur la collection coin[)lete de toutes les cartes publiées par ordre de Tamirauté britannique , pour le remercier de Timmense service qu*il avait rendu aux marins de tous les pays. Ils ont en outre ordonné que ses relèvements serviraient de base à tous leurs travaux sur les ;:dtes de la Méditerranée.

Gavacherif. (''est le nom singulier sous lequel on designo une enclave de patois saintongeois parle dans un canton faisant partie des arrondissements de Libourne, de la Réole et de îMarmande.

Ainsi que nous l'avons dit à l'article Dialectes, ce petit pays est habité par les descendants des colons qui, au quatorzième et au seizième siècle, y furent attirés de la Snintonge , et qui, a?jjourd'hui encore, ont conservé leur ancien langage et des mœurs particulières.

Gavabdo (combat de). Voyez Casti-

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