GAZA
dans les hautes régions de Patmosphère , on put présumer que le jeune voyageur serait bientôt un aes hommes à qui la science devrait ses plus grands progrès.
M. Gay-Lussac , qui avait continué ses études sur les gaz , et signalé chacune de ses investigations par des résultats importants , fut, en 1808, admis à TAcadémie des sciences. Trois ans après , il publia , de concert avec M. Thénara , 2 volumes, sous le titre de Recherches physico-chimiques , où se trouvent exposées de belles découvertes, dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer. Plus tard, il traita encore , avec une grande supériorité, les points principaux de la science , et associa sa gloire à celle des Lavoisier, des Laplace, des Berthollet et des Fourier.
Nous savons que la plupart de ces travaux sont repris aujourd'hui en sousœuvre , et discutés dans un esprit de critique etde négation. Mais, quelles que soient les différences que l'on peut parvenir à découvrir entre l'exacte vérité scientifique et les assertions émises par RI. Gay-Lussac, bien des faits, grâce à lui , resteront établis. Quant à ceux qui doivent être compris dnféremment, il aura toujours le mérite de les avoir le premier mis en lumière par d'excellentes expérimentations. Une réputation justement acquise, des honneurs, des dignités, la fortune, ont été sa récompense. Dans un siècle comme le nôtre, où l'habileté sert souvent plus encore que le mérite, M. Gay-Lussac a eu l'avantage de pouvoir mettre en lumière ses travaux , et grâce à cette légitime publicité qui n'a rien de commun avec les
Procédés du charlatanisme, II est parvenu e bonne heure à une brillante position sociale. Il remplit plusieurs fonctions administratives, telles que celles de vérihcateur des ouvrages d'or et d'argent à la Monnaie, de chimiste à la direction des tabacs, de membre du comité consultatif des arts et manufactures , etc.
Enfin , depuis plusieurs années , la carrière politique lui a été ouverte par son admission à la chambre des députés, de 1831 à 1839, et à la chambre des pairs, en vertu d'une ordonnance du mois de mars 1839.
Gay-Ysanon (Léonard), né à Saint-
Léonard, dans le Limousin, en 1748, fut sacré, le 13 mars 1791, évéque constitutionnel de -la Haute -Vienne, uis député par son département à Assemblée nationale et à la Convention, s'y associa aux parades impies de Gobel et consorts , et tenta de défendre Carrier, devint membre du Conseil des Cinq-Cents, sortit de cette assemblée en 1798, et alla remplir à Rome la place de secrétaire du consulat révolutionnaire. Dans ces dernières fonctions il ne satisfit pas le Directoire; aussi, ayant été réélu au Conseil des Cinq- Cents, il ne put obtenir d'y siéger. La loi du 22 floréal lui fut appliquée, et on le déclara décbu du titre de citoyen français, pour avoir accepté une place à Rome. On lui défendit même de résider en France et dans les pays occupés par les armées républicaines. La révolution de juin lt99 rappela Gay-Vernon à Paris, oii il fut nommé commissaire général près l'administration de la Somme. Après le 18 brumaire, Gay- Vernon donna sa démission. Il se retira dans une campagne près de Limoges , où il vécut entièrement ignoré pendant tout le gouvernement de Napoléon. Lors de la seconde restauration , il fut compris dans la loi contre les régicides. Il rentra en 1819, et mourut trois ans après.
Gay-Vernon (J.), maréchal de camp, frère du précédent, naquit en 1760, à Saint- Léonard , où il mourut en 1822.
Employé à l'armée du Rhin en 1792, tour à tour aide de camp de Custine et de Houchard , il fut arrêté avec ce dernier après la victoire de Uondscoote , et ne recouvra sa liberté qu'après le 9 thermidor. Gay-Vernon fut un des fondateurs de l'école polytechnique, qu'il dirigea en second pendant dix-sept ans. Ayant été nommé en 1813 commandant de la forteresse de Torgau , il fut fait prisonnier après une défense honorable , et obtint la permission de rentrer en France sur parole. On a de lui deux Traités de fort{ficatio7i , 1802 et 1805, in-4°.
Gaza (prise de). L'armée d'Orient s'avançait en 1799, dans la Palestine, sur les bords de la Méditerranée. Son point de réunion étaità Khan-Jounes. A l'approche de cette arnâée, qui venait d«