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tu «EEIGAU1.T L'U2<iI
dénigrant sans mesure les uns et les autres. Géricault fut l'un des protégés de cette secte, et ee fait explique et Tenthousiasine et les critiques passionnées qui accueillirent le Naufrage de la Méduse , à son apparition au salon de 1819. Aujourd'hui qu'on juge sans passion ce remarquable tableau d'un artiita de SO ans, on y trouve de grands mérites à cdté de grands défàuts ; et, ail ftiut reconnaître une énergie de pinceau , une verve et une originalité irrécusables; si les hommes expérimentés peuvent y trouver plus d*un sujet d'instruction , il faut bien se garder de le proposer pour modèle aux jeunes peintres. Géricault, doué d'une organisation Ti|oureu8e, avait mené une vie désordonnée, que son tempérament de feu a consumée en peu de temps. Après a?oir achevé son tableau de la Méduse, il aurait dd se reposer, mais il se. remit à vivre eomme par le passé. Les rava* ges d'une maladie donl le ferment étnit depuis plusieurs années dans son sang reparurent; ilsopiniàtra dans son mépris pour la tempérance et le repos ; enfin , ce fut une chute de cheval qui amena la longue et cruelle maladie qui mit fia à ses Jours le 18 janvier 1824. Une vente a eu lieu après sa mort, et les moindres croquis y ont été vendus à des prix exlravai^ants. La Méduse ^ pourtant, n'y lut payée que 6,000 fr.; encore fnl-elle achetée par un ami de l'auteur, M. Dreux-Dorcy : c'est de lui que le musée en a fait l'acquisiti od. Le Cuirassier le Chasseur l;m;irilt'se voient dans les salons du Palais-iiovai.
* Parmi tes ouvrages laissèi par Géricault. on cite avec distinction un/ftissard chargeant ; la Forge de village ; un PostiUon Jaisanl boire ses chevaux;
, la SfOêeiFunB tempêie.Vour VHisMre de la vie de Napoléon^ par Arnault, il
' a fait quelques dessins lithographies. • Au salon de 1841 , iM. Étex a exposé un beau tombeau de Géricault : c'est une statue en martyre, sur un socie en pierre. Géricault est représenté couché, tenant sa palette, dont il se servait encore peu de jours avant de mourir. Le batHrelief est mie eopie sculptée de son tahleau de /a Méduse; sur les côtés du socle sont gravés son ChoiteiÊr é ekS' va/ ^ son CuiroHiern
ERS. «KUiB
Gbblb ( dom Christophe ) , né vm
1740, en Auvergne, prit de bonne heure l'habit de chartreux , et devint prieur du couvent de Pont-Sainte-Marie. Eu 1780, il fîitélu député aux états généraut par le clergé de la sénéchaussée de Riom. L'un des premiers de son ordre, il se réunit au tiers état. Dans son Serment du Jeu de Paumey David a repré»
senté dom Gerle sur le premier ptan du tableiiu ; et en effet , par la ferveur patriotique qu il déploya dans cette journée mémorable , dom Gerle a mérité cet honneur. A l'Assemblée constîtuantc, il monta rarement à la tribune; ses motions, d'ailleurs, furent toujours conformes aux convenances de son état, et pleines de bienveillance pour le clergé. Il demanda même que le culte de la religion catholique fOt seul autorisé , pro|)osition qui ne pouvait être adoptée. Cependant une étrange exaltation mystique ne tarda pas à se révéler en lui. Kn ce temps-là, une visionnaire, nommée Suzanne I.ahrousse , qui s'était lait dans le Perigord un certain nombre d*adeptes , prophétisait sur la révolution. Dom Gerle, qui se crut désigné dans ces prophéties , y ajouta foi, et voulut en entretenir l'assemblée, qui refusa de l'entendre. Dès lora il se condamna au silence. Après le 10 aoAt, il sortit de cette obscurité temporaire, et devint membre de f assemblée régénérée des électeurs de Paris. Sa vie, toutefois,, ne présente rien de marquant jusqu'en 1794. Son penchant à l'illuniinisme avait rencontré dans Cathertne llieot ou Tlu'os une nouvelle occasion de se manifester. Dom Gerle joua donc un rôle actif dans les mystères de la me Contrescarpe. Apres la tihe du 20 prairial, il fut arrêté, ainsi que Catherine Théot, par ordre du comité de sûreté générale , et dès le S7 , 'Vadier fit à la Convention, sur cette compiration fanatique, un rapport dont les conclusions étaient le renvoi de Catherine Tbéot , de dom Gerle , et de quelques autres chefs, devant le tribunal révolutionnaire. Mais la journée du 9 thermidor étant survenue, ils furent oubliés dans les prisons , où dom GMie resta jusqu'à la fin du régime conventionnel. Rendu à la liberté, il travailla quelque temps au Messager du soir^
puis,spus radministratioD deBénézech, il entra dans les bureaux de Pintérieur,
où il resta dix-huit mois. Sa vie à compter de ce moment et Tépoqae méoie de sa mort sont ignorées.
6lSMATir(S4IllT) D*AUXBBBB, né
dans cette ville de parents chrétieni,
dans les dernières années du quatrième siècle, se rendit à Rome , et obtint un grand crédit à la cour d'Uonorius, qui roi accorda le gouvernement de sa vflle natale, avec le titre de général des troupes de plusieurs provinces. A la mort de saint Amator, evéqued'Âuxerre, Germain fut dioisi pour lui succéder dans son siège (418), quoiqu'il eût jus que-là vécu d une manière peu édifiante, et reçu, comme par surprise, la tonsure dérioale de la main de son prédéces- •eur. Il se sépara de sa femme, pratiqua toutes les vertus épiscopales , et mourut il REwenne, le 31 juillet 448, après 30 ans U episcopat , pendant les- ^els il alla, àdeux reprises différentes, combattre l'hérésie des pélagiens dans la Grande-Rrelagne, et employa sa médiation en faveur des Armoricains, contre lesquels Aétîus venait d'envoyer une armée. On trouve dans Siirius, au 31 juillet, la vie de saint Germain, écrite par le prêtre Constance , et mise en ▼ers par Éric , moine d'Auxerre ; Arnaud d'Andilly en a donné une traduetion française.
GERMA.IN (saint) DE PARTS. Cet
évéque, placé par la tradition au nombre de ceux qui ont le plus honoré leur ministère, naquit dans le territoire d'Autun, vers la fin du cinquième siècle. En ÔÔ4, il fut élu evéque de Paris. Ce fut à son instig;ation que Childebert bâtit Téglisede Saint- Vincent et Sainte- Croix. Le prélat en fit la dédicace le 23 décembre 558, et y établit des religieux qu'il dota et qu'il exempta de toute iundtction épisoopale. Cette abbaye , plusieurs fois détruite par les Normands, fut rebâtie vers la moitié du douzième siècle , et placée sous le patronage du iaint évéque loi-ménM. Elle dfevînt Saint-Germain des Prés.
Germain parut à divers conciles tenus à Paris et à Tours. Sa sagesse et sa fermeté exercèrent, dans ces temps barbares, une salutaire influence. Ainsi il •M «'étefer contn Iw désofdNS de
Charibert; il retranclia le prince indocile de la communion de TÉglise; phii tard, il écrivit àBrunehaut pour rexlHHP-
ter à ménager un accommodement entre Chilpéric et Sigebert. Il mourut le 9l<mai 676, âgé de 80 ans. La vie de ce saint, écrite par son ami Fortuaat, est insérée au *2S mai dans lesBollandistes. La Lettre à Brunehant se trouve au 1*" vol. des Monumenlsde ^histoire de /VofietdeDuchesne, dans VjéppentHet des œuvres de Grégoire de Tours, etc.
On attribue encore a Gerniain une Explication de l'ancienne LUuî gie galU^ eame, insérée au tome Y du Tnetaurui anecdoionm»
GEBUAiif (Pierre), habile ciseleur, naquit à Paris, en 1647 , d'un orfèvre. Louis XIV lui confia la gravure des tables d'or qu'il destinait à la couverture du Recueil de ses conquête^;, f t bientôt l'artiste obtint un logement au Louvre, et lit plusieurs autres ouvrages destinés à orner la galerie de Versailles et les appartements du roi. Tous les grands de la cour voulurent avoir de ses productions. Germain succomba à un excès de travail , à la fleur de l'âge , en 1682. On a de lui un grand nombre de jetons et de médailles représentant les conquêtes de Louis XIV.
Gëbmain (Xbomas), architecte, sculpteur et orfèvre, fils du précédent, né à Paris , en 1673 , n'avait que 9 ans lorsqu'il perdit son pere. Il lit ses premières études dans l'atelier de Boullongne Tatné, et partit ensuite pour ritalié, par la protection de Louvois.
Mais Louvois mourut pendant son voyage , et Germain fut obligé de contracter un engagement de 6 ans arec un orfèvre de Romé. Là , il se fit une réputation en travaillant pour les jésuites et pour le grand-duc de Toscane.
Il s'y lia aussi d'amitié avec Legros, habile sculpteur, qui lui fut très -utile. De retour à Paris, en 1704 , il exécuta un des trophées qui ornent le chœur de r^otre-Dame, et en 1722, le soleil dont le roi fit présent à réglise de Reims pour son sacre. Cet ouvrage lui valut un lo(^ement au Louvre. En 1738 , la ville de Paris le choisit pour un de ses échevins, et, dans cette même année, il donna lés dessina de l'église de Saint- Louit du liouvwy dont il dirigea k
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eonstnictioR. Thomas Germain moamt en 1748.
G ERMÀî N (Sophie), mathéînaticienne, née a Paris, en 177f>, morte le 17 juin 1831, se passionna de bonne heure pour Ja science, fixa Tattention de Lagrange, et fit de si étonnants progrès que, l'Institut ayant proposé un prix extraordinaire au Mémoire dans lequel on parviendrait à soumettre au calcul les yIbrations des lames élastiques , elle mérita , après un triple concours, d'être couronnée en 1816. Sophie Germain coptinua à développer les conséquences des lois qu'elle avait découvertes, dans ses /Îec*/?rrr/îe5(l 820), dans un Mémoire nouveau 1 1826), dans un article des ^^fnnales de physique et de chimie ^1628).
Pendant que les journées de juillet ensanglantaient Paris , elle composait un Mémoire sur la courbure des surfaces, inséré dans les Jmuxles de M. Crelle à Berlin. Mais déjà un cancer Tavait amenée à la porte du tombeau. Sophie Germain ne s'appliquait pas seulement à la géométrie ; l'histoire, la iicographie, les sciences naturelles, la philosophie, occupaient aussi son esprit vraiment supérieur.
Germanie. (Rapports de la— avecla Gaule jusqu à Chariema^ne.) La Gaule et la Germanie ont continuellement agi et réagi Tune sur l'autre, par la violence (Tabord, dans les temps barbares,
Car les idées ensuite , depuis que les lées sont devenues le grand objet d'échange entre tes peuples. D'abord les deux nations voisines vivent dans un flux et reflux continuel d'incursions et d'attaques ; mais peu à peu les Gaulois s'organisent, et passent de la vie errante do la tribu à la vie stable de la rite. Ix voisinage de la civilisation romaine semble les attirer plutôt que leurs frères du Nord à une forme sociale plus calme et plus savante.
Pendant que les Romains pénétraient lentement chez eux par le sud , la Germanie versa sur leur pays Timmense et soudaine inondation des Teutons et des Cimbres. Le pays souffrit des maux inouïs. Cinquante ans après, Arioviste, appelé par les Séquanes, établii^sait sa domination sur les provinces centrales de la Gaule, et menaçait tout le reste. La Gaule allait devenir germanique,
rERS. «BftHAllIB
lorsque César parut pour la rendre romaine. Tant que l'empire fut fort, la frontière des Gaules fut respectée par les Germains. Mais après deux siècles et demi d'une laborieuse défense, les invasions devinrent plus fréquentes. Les , tribus germaniques, trop faibles en restant isolées, avaient formé sur les bords du Rhin deux confédérations puissantes : au nord celle des Francs, au sud celle des Alemans {Àlemani ou Alamam). Les bandes envoyées par ces deux confédérations parurent fréquemment en Gaule, depuis les temps de Gallien jusqu'au moment où elles firent passer le pays sous leur domination.
Toutefois, ce furent les Burgundes qui, les premiers, soumirent une portion considérable du sol gaulois à des oon- ' ^uérants germains (411). A la même époque , et par d'autres causes , une autre partie de la Gaule était également livrée à des barbares de la Germanie, aux Wisigoths, qui s'établirent au sud de la Loire, conime les Burgundes dans la vallée du Rhône.
Mais ces nouveaux venus, renon^nt à la barbarie germanique , semblaient tout disposés à se faire les disciples dociles de la civilisation romaine. Telles n'étaient pas les tribus germaniques de la confédération franque. Clovis et les siens , plus déterminés , plus franchement barbares, se firent conquérants et oppresseurs sans scrupule, et ils restèrent les maîtres. Par une singulière combinaison d'événements , il arriva que les plus redoutables des Germains arrivés en Gaule furent les plus désirés, les mieux reçus. Sans doute , les Gaulois eurent n«quemment à se repentir après l'expérience , mais il n'était plus temps.
Au commencement du sixième siècle, la Gaule a définitivement passé sous la domination d'un peuple yenu
de la Germanie. !Mais dans celte grande révolution, le rôle de la Gaule n'est pas purement passif. Elle fait subir aux Francs l'ascendant de sa civilisation supérirui p. Comme les autres barbares qui les ont précèdes, ils se sentent dominés par une force qui s'impose à eux, qui leur fait perdre leur énergie primitive, et qui les confond avec ceux qu'ils ont asservis. La nécessité de la vie sé>
«nUUHIB FRANCE. CJBUAMIQVB (Bopire) 757
dentaire , après le partage d'une con- 4}iiéte territoriale, le besoin d'une administration régulière pour la gouverner, modifient étranizeineiit la vie publique et privée des Francs. On sait toute rimportanoe gue prirent auprès des princes mérovingiens les Romains convives du roi , les grossiers essais de restauration imiicriaie tentés par les successeurs de Clovis, les prétentions pédantesques des Caribert et des Chilpérie , lutte impuissante dps Frnncs neustriens contre Tignorance et la barbarie, dans laquelle, loin de gagner de nouvelles forces, ils perdent celles quMls avaient apportées de la Germanie.
A leur tour, les Francs étaient vaincus, et ils étaient tellement dégénérés, que leurs frères d'outre-Rhin ne veulent plus les reconnaître et qu'ils recommencent l'invasion , ronfond.int dans leur iniiïiitie les Gaulois Romains et les Francs Gaulois. Alors commence entre la Neustrte et TAustrasfe une lutte doni le résultat doit être d'attirer sur la Gaule de nouvelles cal.ifnités, de provoquer de nouvelles invasions germaniques. Quoi qu'en ait dit un écrivain su* périeur (*), l'invasion fut véritablement refaite par les Francs restés au delà de la Meuse et du Rhin, sous la conduite des Pépin d'Héristal, des Charles Martel , les fondateurs de la dj^nastîe carlovingicnne. Au moment où les deseenilnnts de Clovis n'avaient plus la force de devenir des hommes, oii les Neustriens ne savaient plus garder leur conquête, ou toute la Gaule méridionale se déclarait indépendante, où toutes les provinces s'agitaient pour échapper à des mains impuissantes, de nouvelles bandes survinrent pour arrêter la dissolution du premier empire franc. La Neustrie fut vivifiée par l'établissement des. compagnons de Charles Martel; rAquitaine fat comprimée sous Pépin; toutes les provinces qui se détachaient furent réunies , et les Carlovingiens reformèrent une unité plus forte que la première. Sous Charlemagne, les Francs ont établi leur domination sur les parties occidentales de l'Europe, et groupé autour d'eux toutes les populations ger-
n M. de GliâtMaliriaiid, FréfMe des études bisl<»nqiMS.
maniques. Ils semblent les héritiers de la puissance romaine. Un empire d'Occident reparut; la Gaule redevint une province de cet efnpire. IMais les Germains ne pouvaient pas faire durer bien longtemps une pareille domination:
chaque nation reprit bientôt son existence individuelle. T,a Gaule protesta la première, et réussit le mieux à se dégager de toute entrave. Elle agit contre l'unité impériale à la bataille de Fontenai : elle parla une langue à elle au serment de Strasbourg. Dès lors elle était redevenue elle-même; et tout en empruntant à la Germanie le nom de Franeet elle s'en sépara complètement, et commença avec elle une nouvelle rivalité dans laquelle elle ne succomba plus. (Voyez Empibb i>*Alleiiagne.)
Germanique (relations avec les petits Ktals de la Coin fédération). Nous consacrons des articles spéciaux à l'histoire des relations de la France avec les royaumes aujourd'hui compris dans la Confédération : avec V .lutrlchp , la Bavière , le Hanovre , la Prusse , la Sa^^t ie f^f' urtemberg. Il reste à exposer nos rapports avec les États germamiques d'un rang inférieur. Nous suivrons dans cette marche Tordre de l'importance de chacun de ces pays.
Ainsi nous parlerons successivement du duché de Bade^ de la HessOy à^BrunS' wickf du Mecklenbourf/ , du pays de Dlassau , de VOldenboury et du pays d'Anhai/j nous arrêtant à cette limite, au delà de laquelle on ne rencontre que des principautés trop peu considérables pour que nous ayons à nous ep occu* per.
1* Bade. Séparée seulement de la France par le fleuve du Rhin , la belle
contrée qui forme aujourd'hui le grandduché de Bade a éprouvé maintes fois les conséquences de ce voisinage. Tan« tôt les nécessités de la guerre faisaient peser nos forces sur elle de tout leur poids, tantôt elle trouvait dans nos souverains d'utiles protecteurs. Maintenant encore , c'est ce voisinage qui ia. protège à jamais contre les prétentions des puissances d'outre-Rhin.
Les relations de nos ancêtres avec ce pays remontent à une haute antiquité , a l'époque des guerres de Tibère contre les MarGomans et les Suèves habitant