‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 194 sur 198 · GIRONDINS LUN · texte numérisé non relu

GIRONDINS LUN

permis d'avoir deax poids et deux me*

sures ?

Seconde époque. Da 24 mars au 13 juin , jour de la destitution de Roland, de Clavière et de Servan , seuls ministres restés fidèles aux e;îrondins , cps derniers furent alternativement les auxiliaires ou les ennemis de la cour , suivant qu'elle paraissait docile on qu'elle V était rebelle. Cette époque marque l'apogée de leur puissance. Mais la défection de Ûumouriez , qui abandonna le camp de la Gironde ponr passer dans celui de la cour , vint bientôt troubler ce triomphe, d'ailleurs beaucoup plus apparent que réel. En effet, ils étaient dans Terrear lorsque , après avoir feft déclarer la guerre à TAotridie par Louis XVI (20 avril), ils se crurent sérieusement maîtres de la cour. En cédant à leurs désirs . le château leur dressait on piège : il les savait trop dépourvus d'énergie, pour mener à bien uneguerredans laquelle lui-même ne rougissait pas de faire cause commune avec rétranger ; et il espérait les renverser d*autant plus facilement, que le mauvais succès de la campagne aurait détruit tout ce qui restait de leur ancienne popularité. Ainsi, même dans la question de la guerre ^ qui était devenue la base fondnnipntnle de leur politique, les girondins s'abusaient étrangement. Une fois arrivés au pouvoir, ils avalent réagi contre le parti républicain, leur ancien allié; cette défection leur ayant fait beaucoup de tort dans l'esprit des masses, pour qui ils n'étaient plus que des ambitieux ordinaires , ils se trouvèrent dans la nécessité de prendre quelque détermination importante qui leur rendît l'appui de l'opinion publique, sans lequel il leur était impossible de tenir téte aux intrigues de la cour. La guerre était dans le vœu national, depuis que le machiavélisme des cabinets étrangers avait prouvé qu'ils n'accepteraient pas la révolution avant d'y être contraints par la force ; aussi 1^ girondins ne virentils pas de meilleur expédient pour réparer leurs premières fautes et faire oublier ^lus d'une déception. Avec la guerre , ils allaient recouvrer Tamonr du peuple; avec la guerre, ils allaient intimider la cour sans avoir besoin d'entretenir les sentiments républicains,

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