FINISTÈRE
annuelle était He 150 écos 80l, ainsi qu'on le voit dans un oom{yte de dépenses fie François F"", conservé aux archives dn royn'ume (*).
Finistère (déprtement du). Ce déportémenf , qui lire son nom de sa situation à Textrémité nord-ouest de la France (*'), est formé de la ninjeure partie de la basse Bretagne. Baigné de trois côtés par l'Océan, au nord, h l'ouest , et au sud , Il a pour limites à re,«?t les dér\nrtpments du Morbihnn et des Côtes-dd-'Sord. Sa superficie est de 693,384 hecures , dont 273,21 1 environ en terres labourables , 268,672 en landes, pûtis , bruyères , etc. , 72,028 en prés et bois , etc. Son revenu territorial est évalué à 15.300,000 francs , et, en 4839, il a payé à l'État 3,060,338 francs d'impositions directes.
Les rivières navigables du Finistère sont : l'Aulne, rÉIorn et l'Odet. Le canal de Brest à Nantes y commence à Châtcrfulin- sur- l'Aulne. Les grandes routes de ce département sont nu nombre de seize , dont cinq royales et onze départemei»tales. Deux cbaînes de montagnes , celle d' Arrez et celle des montaiioes Noires, courent presqi:e parallèlement de l'ost à loupst , partaireant le dép.irtenaent en trois zones hydrographiques.
Les côtes sont très-dentelées et offrent, sur une étendue de 75 myriamèires, huit ports principaux , quatre grandes baies, huit grandes rades, onze anses, et environ cinquante criques ouvertes au c.ibotnjîe et nu long cours, en tout 40 myriainètres de débarquement.
I.e Finistère est partagé en cinq arrondissements de sous - préferl lires , dont les chefs-lieux sont : Quiinper (chef-lieu du départ. ), Brest, Chateaulin, Morlaix , et Quimperlé. Il renferme 43 cantons et 385 communes.
(*) « À mâîire Oronoé Finée , locteur en « malhémaliqiies, pour sa pension de ladile « année (i532), la somme de i5o esriis soleil. « Plus à liiy. eu don , la somme de aoo «mus • loleil pour ung livre en malhémaliqucft, «parluy composé, qu'il présenta audit sei- « gnenr, eslanl en sa ville de Rouen.»
(") Une petite chapelle située sur la pointe Saint-Mathieu est aiun appelée I/otn-Dam findê une.
Sa population est de 546,955 îndividus, parmi lesquels on compta 1.831 électeurs, représentés à la chambre par
6 députés. , , /.
Il ibrme le diocèse d'un évêché suffrasant de l'archevê'hé de Tours, et dont le siège est n Quimper. Il f:u"t partie du ressort de la cour ro^yale de Rennes, de la 18* division militaire, dont le quartier général est dans la même ville , et de ia So" conservation forestière. Ses écoles dépendent de l'académie de Rennes.
. Parmi les hommes remarquables nea dons le Finistère, on doit citer Albert le Grand, la Tour d'Auvergne, Lamotte-piquet, le général Moreau. Kersaint, Emeriau, Kerguelen, les savants jésuites le Bougeant et Hardoum, le critique Fréron, etc.
FiMSTÏîBE (batailles du cap). Le 14 juin 1747, le chef dVseadre de la Jonquière ramenait dans les ports de France une escadre de six vaisseaux de liane, convoyant plusieurs vaisseaux de la Compagnie des Indes orientales, et des bâtiments marchands venus de la Martinique , lorsqu'il fut rencontré par l'amTnl Anson qui croisait à 12 myrlamètres du cap Finistère. Le combat s'engagea entre 17 vaisseaux de guerre anglais et la petite escadre française.
La .îonquière et ses ofliciers montrèrent un courage héroïque, et aucun d'eux ne se rendit que lorsqu'il devmt absolument impossible de manœuvrer.
On vit arriver à Londres , après cette victoire , 22 chariots chargés d'un riclie butin pris sur la flotte française.
. >-Le S5 octobre de la même année, il .ne restait sur les mers que sept vaisseaux de ligne aux ordres de M. Lestaiiduère, pour escorter les flottes marchandes aux Iles- de l'Amérique; ils furent rencontrés par 14 vaissc.iux nngl.iis. Cette fois encore, m.il^rc une intrépide résistanc,e, le nombre l emporta. L'amiral Hawkes emmena dans la Tamise six vais.seaux prisonniers; un seul s'échappa : c'était le dernier qui ^restât à la France. Alors on connut .dans toute son étendue la coupable In- . curie du cardinal de Fleury.
—Lorsque l'émigration eut enlevé à la "mariiuî française la plupart de ses otiioiers, l'Angleterre les aaueiiUt d'abord
toa wtkËàfÈMM LUKtVERS. mnrrin
avec distfnction , m\i IH eiiTora périr BUT fa cdte de Quiberon. Des homniM
de mer , plus cnuracfeux qu'expérimentés, furent choisis dans la marine marehande pour les remplacer ; de jeunes ofRciers, demeoréft fidèles à la patrid^ franchissant rapidement tous les grades , furent appelés prématurément à commander des vaisseaux , des escadres et des flottes, où, parfois, lés équipages indisciplinés musaient le service.
De ce mélange de rourane et d'ignorance devaient résulter des avantages dans les combats de vaisst nuTt à vaisseaux: des revers dan'8 les l>;itai!ies; des actions héroïques et des défaites.
Le représentant du peuple Jean-Bon Saint -André montait, au commencement de 1794 avecYlllaretde Joyeu8«, le vaisseau amiral d'une escadre de 26 vaisseaux de ligne armée à Brest , pour protéger l'arrivage d'un convoi de farines achetées en Artiéri(|ue et fmptttiemment attendues à Paris. Le rendesvous était aux îles Covp<; et Flores.
Mais a peine sortie de Brest, aux cris de vii^e la république et mort aux Anglais !\di flotte rencontra 26 vaisseaux de ligne commandés par l'amiral ïlowe.
Toii'; les équipaiTPS . tr:nisporlé.s de joie, demandèrent aussitôt qu'on les menât au combat, Villaret hésitait; mais le représentant , électrisé par l'enthousiasme (le l'armée, prend sur lui d'agir contrairement aux prudentes instructions du comité de salut publie et ordonne lesifsnal du branle- bas fténéral.
I/altaque commença dans la soirée du 29 mai et n'eut pas alors de résultat sérieux, si n'est que le vaisseau le Héwlntionnaire , qui se trouvait à Tar^ fière garde , fnt fort maltraité , et se trouva, par le mauvais ét:t <\e sn voilure, obligé de se séparer de l'armée.
Le lendemain les Anglais parurent sous le vent; on voulut tenter une action décisive. A 10 heures du matin le Monfagf/iarc^ , vaisseau de t^te, envoya sa première volée, et l'enj^agement devint très-vif entre les deux avant-gardes. lA supériorité du feu des Français leur assura l'avantage : le centre et l'arrièregarde combattant avec la même valeur
2ue les vaisseaux de téte firent aussi chouer toutes les manneuvres de Howe.
Cependant deux bâtimeuts de notre
Hotte ayant été défeenf^MTél s» ▼irent tout k coup entourés de l'armée eniM»
mie qui, dès lors, n'observa plus aucun ordre. Villaret, profita de cette faute en ordonnant un mouvement inattendu ,
3ui , exécuté avec prédsion et célérité « égagea les deux vaisseaux et oblif^eâ les ennemis à fuir en désordre. Le soir, une brume épaisse força les combattants à s*éloigner , et les mit dans Tim* possibilité de rien entreprendre. On s'observait néanmoins et 1 on se préparait à recommencer la lutte. Au moment oâ lè Joùr parut, le 1*^ juin , Ta* mirai anglais fit signal de se porter sur la ligne française , de manière à combattre bord n'bord. Le vaisseau français qui était h l'arriére du vaisseau amiral fa Montagne^ laissa un vide. Howe saisit ce moment, força de voiles, coupa la ligne, et fit en même temps le signal
{tour que chaque vaisseau portât dans a ligne française. L'intervalle perdu inl donna le moyen d'approciier la Monpih ffne a la hanche ; elle soutint avec grande perte cette position désavantageuse avant de pouvoir présenter le côté à son ennemi ; les deux armées se trou*' vèrent alors mêlées et confondues. Les marins français, jaloux de la gloire des années de terre , combattaient avec en* thousiasme : La victoire ou la mort!
telle était la devise inscrite en lettres d'or sur leurs pavillons bleus ; tous prouvèrent a Tenvi qu'ils ne voulaient pas être parjures. Le combat fut long et meurtrier; on se battait à la portée du pistolet avec un acharnement égal à la haine mutuelle des deux nationa.
D'épais tourbillons de fumée environ** naient les combattants ; les détonations de mille bouches à feii se faisaient en»tendre au même moment; les nuits étaient renverses, les agrès coupes en mille morceaux « les flancs des vai^ seaux entr'ouverts par des boulets. Pen* dant deux heures, la Montagne, entourée par cinq vaisseaux anglais, et luttant avec héroïsme eu milieu d^un efTroyable carnage (voy. Montagne), demeura invisible pour le reste de la Hotte; enfin, plusieurs vaisseaux français, ne gouvernant plus, arrivèrent et se trouvèrent hors de ligne. Un grand nombre de navires furent demfités ou désempaf és dans les deux armées \ oe
VMI&TÈBE FRANCE*