‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 30 sur 198 · FLANDRE ET ARTOIS FRAJVCE. FLANDRE ET AUTOIS · texte numérisé non relu

FLANDRE ET ARTOIS FRAJVCE. FLANDRE ET AUTOIS

queroie une nouvelle attaque de Ricbilde , et s'être accommodé avec son neren Baudouin , comte de Hainaut ,

f)artit pour la terre sainte avec une brilante noblesse. Son absence dura six ans. A son retour, il ne se montra ni moins avide de s'emparer des héritages des eleres » ni plus éouitable envers le légitime successeur d ArnoulIII, R;iudouin, qu'il força de se contenter de la ville de ^uuai avQC ses Uépeodauces. 11 mourut en 109S.

XII. 1093. Robert II, son flis, suivit la première croisade, et s'y distin-

Sua par de belles prouesses- Au bout e quatre ans, il revint en Flandre, où il trouva de quoi eiercer sa valeur contre les empereurs et les comtes de Hainaut et de Hollande. Il alla , en 11 1 1 , secourir Louis le Gros , qui était en guerre avec Henri I*' d'Angleterre et le comte de Cbampigne , et périt pendant la déroute que Tarmée royale éprouva près de Meaux.

Les guerres perpétuelles, ranarehie, la peste, la famine, les inondations, les énii;^ratioiis en Anglfterre, avaient pxtrëmement alfiiibii le pays; la paix de Flandre , publiée par le comte l'année de sa mort, et jurée par les principaux sci^'neurs, ne lemédia guère à tant de

fléaux.

XIII. lui. Baudouin f il à la haehe mérita son surnom par IVxfiCssive rigueur avec bquelle il procédait à ses actes de just'ce, faisant parfois lui même l'ofOce de bourreau , et abattant sans ménagement tous tyrans féodaux Terrible aux seigneurs, il fat fovorable aux bourgeois, et donna de nouveaux pnvi eges aux cor()S de métiers.

Du reste, il fut, comme son père, le fidèle vcissal du roi de France. Pknieturs fois, il aida Louis le Gros dans ses guerres contre Henri I*"" d'Angleterre. En 1118, il fut dangereusement ble>se au

(*) Les auleurs de TArt de vérifier les dates diinit deBattdoaiii ▼!! : « On raroDtede lui « des traits de rîgiieur qui semèietit ap/fro» " cher de la rriianté. Une pauvre femme « s'éUnI plainte à lui d'uo chevalier qiii^ lui

• avait volé deux vaches, il nonte 4 cbaval

• et l'ayant atteint, il le fait jeter dans une

• chaudif>r« pl^-iiie dV«ii boiiillante et des- « tiuée pour un taux aiounajeufi etc. , etc.» (uxi, p. 3oo.)

siège d'Eu, et mounit Tannée suivante, à l'âge de 26 ans, sans laisser de postérité.

XIV. 1119. Charles I" le Bon, fils de Canut r' , roi de Danemark , et d'une fille de Robert le Frison, fut, en vertu du testament de Baudouin VII, reconnu par les états en qualité de comte de Flandre. Il mourut à Bruges, victime d'un assassinat, en 1127 , et l'opinion publique le vénéra comme un martyr*

XV. 1197. GuUlmtwie CUton, m de Robert II! de Normandie, et petitfils (le Matliildede Flandre, femme de Guillamne le Conquérant, fut alors investi du comté par Louis le Gros, qui, , à force d^instanoes , le fit élire par les bourgeois convoqués à Arras. Il avait cependant pour conctO'renls, Guillaume d'Ypres, bâtard du second iils du Frison» Ariioul de Danemark, Baudouin de Hainaut, et, Thierry d'Alsace, fils du duc de Lorraine et d'une fille du Frison. Ce dernier persista seul dans ses prétentions, que soutenaient les.Flamandfet mécontents. I^ouis Vf essaya itiutilemenl d'apaiser la rébellion. « Le roi

« avoit jure, disaient les Flamands, de tt lie pas se faire payer pour l'élection « de notre comte, et il a reçu onvffrte> a ment lOOO marr^; c'est tm parjure.

« Guillaume n vidié nos libertés et ema pét*hé notre négoce ; nous avons donc « de l^itinet rootift pour le chasser.

« Maintenant , nous avons élu pour no- « tre seigneur, Thierry, et nous faisons « savoir à tous, tant au roi qu'à ses « princes , que rien de Pâeelioil dtt « comte de Flandre ne regarde te roi de • France. Quand notre comte meurt, « les pairs et les citoyens du pays ont Cl pouvoir d'élire le plus proehe héri- « tierC*). • Enfin, Guillaume fui tttéan sté^'e (i'Aloet, en combattant son corn-

petitf^ur.

XVI. 1128. Thierry fut alors reeottttu sans opposition, et avee l'approbation des rots de France et d'Angle^ ,

terre. Il passa quatre fois en terre sainte, et renotjvela le 19 mars à f)ouvres, avant son dernier voyage, tm traité par lequel jadis Robert le'Hyérosolymi^ tain s'ptail reconnu (1101) vassal du roi d'Angleterre, moyennant une penbioa

O Galb«rt,VledeCliarie8leBoD.cii.i9.

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