‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 36 sur 198 · FLUTE · texte numérisé non relu

FLUTE

trny , en rompnjznie de toute la chevalerie de France v*).

Il eut pour fils atné, C^tUUmme Flotte y chevalier, seigneur de Revei,

Escolle , rte, conseiller nu parlement en 1314, employé dans diverses neg(>ciations par Philippe le liel et Philippe de Valois, chancelier de France, de 1389 à 13 17, f)ijis demeuré au service <\o .lenn et de Charles V. Le second (ils de l^ierr e éXîkW Artaud Flotte y prieur de (.oincy, abbé de Vezelai , et principal conseiller de Louis, comte de Flandre.

Le lils aîné de Guillaume, Pierre Flotte, dit Floton de Revêt y servit a Bouvines , et fut amîml de France de 1345 à 1347. Le petit-fils de ce dernier mourut à Rosebéque, et fut le dernier rejeton mâle de cette famille*

Flottille, petite (lotte, et particulièrement flotte de petits bâtiments armés en guerre. Les bâtiments de quatre bouches à feu . « l au-dessous , se nomment bâtiments de ilottiile. iMaintenant, toutefois, les noms spéciaux dVxcaitfre et division seinhleiit absorber le sens littéral du mot lloltille, pour ne lui laisser que celui de Hotte composée de petits ratiments.

La plus célèbre des flottilles que posséda la France depuis l'abandon des galères, celle que rnapuleon reunit, en 1804 et ISOSt à Boulogne et dans les ports voisins (voyez Boulogne [camp df^]: , se composait de 2.365 bâtiments de toute espèce, montés par etiviroii 17,000 marins, y compris 1,200 ofliciers, et portant une année de 160.000hommes et près de 10.000 ciipvnux , avec tout le matériel nécessaire et quinze jours de vivres de campagne.

Floubbrs ( Marie -Jean -Pierre ) , naquit en 1794 dans un village près de Béziers. En 1821, il donna à l'Athénée de Paris une suite de leçons sur la théorie physiologique des sensations.

A la même époque , une série de Mé* moires , lus à l'Académie des sciences , commença à attirer l'attention du monde savant sur ses belles recherches physiologiques appliquées à Torganisalion de rhomrne et des animaux. En 1828 et 1829, Cuvier le chargea du cours d his-

toire naturelle au Collège de France, et .eu 1829 et 1830, du cours d anatomie comparée au Jardin du rot. Élu membre oe l'Institut ( Académie des seieu*

ces } en 1828, ^1. Flotirens est devenu ensuite l'un des deux secrétaires perpétuels de cette académie, et il est entré en 1841 à l'Académie française.

Flûte. La fldte traversiere est depuis lonytenips connue en France; M. Fetis en donne une preuve curieuse ( Revue mu».^ XI, 241), lorsquMI nous apprend qu'il a découvert dans le cimetière de Péronne un frastment de bas-rebef représentant un homme vétu d'une tunique longue, et tenant des deux mains une flûte qu'il embouche comme le ferait un artiste de nos jours, et dont on n'aperçoit que la partie antérieure percée d un trou. Au-dessus est l'inscription suivante :

a 6uerlanit 1^ «oflrt do fp«tpl

ûnno domiiii M o r. VIII.

Ici voyez Ti mage de Guerlann, le souffleur de Gstule, qui mourut l'an du Seigneur tir>8.

Des V ers d ' u ne ba 1 1 a de d ' K u stache Deschamps , cités par Roquefort prouvant que cet instrument était aussi en usage au quatorzième siècle. Dans Rabelais on lit que « Garj^antua jouait de la « lldle d'AUeman a neuf trous. » Ce furent les Francis qui , au témoignage de Quantz, maître de lldte de Frédéric 11, perfectionnèrent d'abord cet instrument en ^ ajoutant une clef. Philibert , musicien de Louis XIV , fut du reste le premier en France qui se distingua sur la fliUej

Flûte. On donne ce nom, en termes de marine, à de grands bâtiments à trois mâts, dont le port est ordinairement de plus de 800 tonneaux. Ces bâtiments, destinés à porter des approvisionnements de tout genre, accompagnent ordinairement comme navires de transport les drmé4>s navales expéditionnaires. On les désigne maintenant sous le nom de

(*) État de la poétie frtnçnn dans Im donxième et ireiiièiM tièelei, p» ia5.

L'UNIVERS. FOI.MBIVTIE

con-eftf de charge. On dit qu'un vaisseau est armé en flûte quand on a diminué son équipage et son artillerie pour le rendre capable d'un phis grand chai^ement.

Fluvia ( combats de la \ De nombreux combats eurent lieu en 1795 entre les Français et les Esçngnois , sur les bords de la Fluvia, rivière de Catalogne qui a sa source près de Campredon et se jette dans la Méditerranée. Le 13 juillet, Scbérer, après une Ionique inaction» tenta de forcer les positions ennemies, en effectuant, avec trois divisions de cinq à six mille hommes chacune, le passage sur l'autre rive, et de couvrir un fourrage général qu'il était instant d'exécuter pour fournir aux besoins de son camp. Virîgt-hnit mille Espagnols s'opposèrent à son entreprise et passèrent eux-mêmes la ri?ière, que left deux ailes des Français parvinrent seules à franchir. Après un combat de dix heures, où se multiplièrent les prodiges de valeur, la victoire resta en quelque sorte indécise, puisque des deux côtés on avait défendu et iianlé ses positions ; cependant Tavantage demeura en délinitfve aux Français , car le fourrage fut parfaitement exécuté. Trois cents chariots chargés de blés entrèrent dans le camp français. Les Espagnols perdirent dans cette journée mille à douze cents hommes ; ks Français seulement quatre cents morts ou blessés.

Ce combat fut le dernier qui se livra en Catalogne pendant cette campa-

{$ne; bientôt après, leDipeeCoireeonelut a paix avec l'Espagne.

FonÉRÉ (Joseph-Benoît), né à Saint- Jean de iViaurienne en 1746, étudia la médecine à Tuniversité de Turin , et fut nommé , après avoir pris le grade de docteur, médecin juré du duché d' Aoste. 11 occupait une place semblable au fort de Bard , lorsque la Savoie fut reunie à la France; il prit alors du service dans l'armée française, en qualité de médecin ordinaire, et exerça ces fonctions jusqu'à la création des écoles centrales. Nommé professeur de physique et de chimie à celle du département des Alpes-Maritimes, il quitta bientôt après cette place pour devenir médecin en chef de PHè«el-Bieu et de Thospice des Insensés-deMimilto. Le roi d'Ésp^gne,

Charles IV. le choisît pour médecin consultant pendant son séjour dans cette ville , et , en 181 1, le pnnce Ferdinand , résidant alors à Valençay , l'appela àuprès de sa personne en qualité de médecin ordinaire. Il obtint au concours, en 1814 , la place de proft'sseur de médeeine légale à la faculté de Strasbourg. Il l'occupa pendant vingt ans avec une grande distinction, et mourut en ISdê à l'âge de 71 ans.

On hiî doit un grand nombre d'excellents ouvrages ; le principal , son Traité de médecine légale et d hygiène publique, 6 vol. in-8°, 3*^ édit., aurait sufli a lui seul pour établir sa réputation et le faire regarder comme un des créateurs de la science.

Foi. Après avoir prêté hommage à raison de la terre qu'il tenait du suzerain, le vassal lui engageait sa foi. Geft deux actes étalent essentiellement distincts.

« Ët quand Franc tenant fera féauté « à son seigneur, dit Beaomanoir dans

« sa Coutitme de Beauvoisis, il tiendra « sa main dextre sur un lieur (livre) et « dira issint (ainsi): Ceo m ez-vous, mon « seigntor , que je suift feyal et loyal ; « et roy à vous porterai des ttnements « que je claime a tenir de vous , et que « loyalement à vous ferai les services « et" coutumes que faire à vous dois.

« Ces termes assignés si comme moy n aide Dieu et les saints , et bntserâ m « lieur. >» (Voy. Hommage).

Foi-MENTiE. Il est difOeile de dire ea quoi ce crime, prévu par le droit féodal , différait de la félonie (voyez ce mot) , et le passage suivant du roman du Jienard montre que ces deux mots servaient , dans le langage ontintire , à désigner des actes à peu. près sèmblabics s

Par Dien M vos «les avant Vm 9it Nndrait es aal h |NRt|^

En la cort dant-nobir, dr«itiiN« Que là serez-vous .ipp1t>ï De ce dont vo^. vus |ui.-jiireB, Bt de plua que de foi uiealia :

SI dottUara la m<wi«.

La fbî-mentie doit se définir comme

la félonie : Plolaiio Jidelitatis vel rêverentiae specîalis vassalUicx (Boehraer, Princ,Jur./eud.y p. 318, n" 351). Ce délit conprenait toutes les infiracCfons aux devoir! 4m MélM^ de Mpp# ét

FOIRES

FRAiNCE.

POIRSS

de dévouement f qui unissaient le vassal au suzerain ; la trahison même y était comprise. Celui oui avait « sa foi-mentie » perdait son nef pour laWe. L'éniiniération des faits constituant çr délit est donnée très au loniîdans [esEtablUsementë (liv. I, ch. xlviii-li), et dans les cbap. cxci, cicv, et surtout cxcvi des J.ssises de Jérusalem (livre de Jean d'ibelin). Les foi-nientis étaient plarés au rang des criminels : « f^olumus ut kabeatprsedicia DommHosjpUaUsph' nariam potestatem ad accipienaum omnea fide mendaces^ fures et aposfatas, ut secundum justiliam Domus de ipsis faciant. » (Charte citée par Paoli, Cod. dipf. I, p. 100.)

Foires. C'étaient presque toujours les solennités religieuses qui , dans le moyen âge, donnaient naissance aux foires. La féte d*4in saint attirant ordinairement un grand concours de monde à l'église qui lui était consacrro , on en proûtait pour établir autour du lieu saint un marché {ïnereaiwn),Ces grands rassemblements, qui avaient lieu à des époques périodiques., renouvelaient les approvisionnements, activaient le niouvemeut commercial et devenaient les fêtes de toutes les classes de la soeiété : les uns s'y enrichissaient, les autres y faisaient leurs achats , et la foule s'y divertissait plus ou moins grossièrement selon ses goâts et ses faeoltés.

Dès les temps de la première race , il y avait en France beaucoup de marchés considérables ; mais sans doute l'industrie se réduisit longtemps à une sorte de colportage sans débitassnré; les marchandises n'étnient pis exposées dans un lieu désigné avec de certaines immunités attachées au temps et au lieu.

Ce fut sous le règne de Dagoi>ert qot fut donnée la charte la plus ancienne dont nous ayons connaissance au sujet des foires. Ce fut, en effet, ce prince qui fonda, en 639, la foire de Smh^ Dejiis si fameuse dans la suite (*). Ouverte le jour de la tète de l'apôtre de la France, elle durait quatre semaines, afin , oomme le dit Dagobert dans la charte qui vient d'être mentionnée, que les maraiiaodade i'Ëspagne, de la Pro»

(*) EUe « lieii maînteiMBt le 1 1 janvier, Ibh fiwwit^lstedalvs;

vence , et des autres contrées , mhise ^ ceux d'outre- mer , pussent y assister.

Par le même acte, le roi autorisait l'abbé de Saint-Denis à pereevoir à son profit tons Ifs penses cle la foire.

Pendant tout le temps que durait cette solennité , il était défendu , sous peine d^une amende au profit de l'aboaye, de faire le commerce ailleurs dans les environs de Paris. Les marchands de la Keustrie et de l' Armorique y vendaient beaucoup de miel et de garance ; les Saxons y apportaient des fers et des plombs; les habitants des provinces méridionales de la France , de l'huile , des vins , du suif ; mais les principales marchandises étaient des otqets venus du Levant.

Deux peuples orientaux vendaient seuls les objets de luxe : c'étai<'nt les f Syriens, qui formaient à Paris une puissante association, et les juifs; mais ceux-ci faisaient un autre commerce qui les rendait odieux : ils venaient vendre à Saint-Denis des eselaves qu'ils avaient achetés dans les pays lointains, et acheter des enfants dont ils allaient trafiquer ailleurs. La régente Bathilde, d'esclave devenue reine, fut la première qui leur défendit une si infâme spéou« lation sur de jetipfîs eréattires.

La foire de l abbaye royale se perpétua avec ses divers privilèges jusqu'en 1789 ; toutefois , aans les derniers temps , elle ne durait plus que huit jours , mais elle conserva toujours son double caractère commercial et reliflieux. Les moines exposaient , en effet, a la vénération publique, die seiotss reliques et un morceau de la vraie croix; et la population de Paris s'y rendait tout entière comme en pèleriiîaçe.

Parmi les foires dont les chroniqueurs attribuent la fondation à Charlemaijnp, la plus célèbre était celle du Landit. Le rand empereur l'avait, disait on, étalie à Aix-la-Cba)>elle; c'était Charles le Chauve qui l'avait transférée à Saint- Denis. Du Tillet prétend qu'elle tut, par autorité apostolique , confirmation des évéques, et ordonnance des rois, établie en l'honneur, révérence et mémoire des saints clous et couronne de notre Rédempteur, placés à l'église de SeiB^Denis pour la protection des rolt •I du n^ane , «m termw d'wi «d»

FOIRES

L'L'MVERS.

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