‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 44 sur 198 · FOLARD · texte numérisé non relu

FOLARD

FAAJSCE.

FOLLEMDRAY

échoué, Folard retourna à Stockholm, accompagna Charles Xil dans son expédition de Norwége , et se trouva aa sié^e de Ffédériksball, où ee roi fut tue.

II revint alors en France , fut nommé mestre de camp à la suite , et fît en eette qualité sa dernière campagne dans la courte guerre de 1719 contre les Espagnols. La paix qui devint générale le iorça ensuite au repos. Il en proûta pour ae livrer à des travaux littéraires, et publia en 1724 son livre des Nouvelles découvertes sur la guerre.

Cherchant ensuite un cadre où il pût réum'r les résultats de ses longues observations et faire entrer un exposé de ses nouveaux systèmes, il donna une traduction de ï Histoire de Polybe, et y plaç» ses Commentaires soit en notes, soit à la suite de chaque chapitre. Cette œuvre de Folard contient, à côté des dissertations les plus dénuées d'intérêt, les plus curieux détails sur les divers événements dont il a été le témoin. Il en explique les causes et les effets avec sa franchise onlinuire, fratu liise dont ' rhistoire peut faire bon profit, mais -tfiïj après ravoir déjà empêché de parvenir aux premiers grades de l'armée , . vint encore mettre obstacle à la publication de ses livres; on lui lit en effet défense , lorsqu'il fut parvenu au stiième volume de son Polybe, de se livrer aux mêmes discussions qpie dans les précédents.

On conçoit qu*an homme aussi ar- «demment épris des illuminations de son propre pénie dut facilement s'égarer, quand Texaltation religieuse accrut sur jes vieux ans sa bizarrerie naturelle.

On le vit , en effet , avec peine affronter le ridicule en s'engageant dans la aecte des convulsionnaires.

Il mourut dans sa ville natale en 1 752, avec le titre de commandant de la place de Bourbouru , modeste retraite qu'on lui avait accordée quarante ans auparavant, pour payer de si nombreux et de si éielatants services. VHisioire de •PoÙbey avec commentaires, a paru à 4>ans en 1727-1730, 6 vol. in-4°, et à Amsterdam , 17â3, 7 vol. in-4o : cette dernière édition est la plus estmiée ; elle contient la plupart des écrits de Roland, «te. Les CmmmMites ainr

Polybe ont été abrégés et publiés séparéiiienl par Chabot, Paris, 1757, 3 vol. iD-4*.

Qnant à.la valeur des idées que Folard

a soutenues dans ses écrits sur l'art militaire, le grand Frédéric (quel meilleur juge choisir ? ) les traite de visions dans plusieurs passages de sa correspondance. FiH voici nu reste un échantillon : « Folard s'extasie sur les moyens que les peuples de l'antiquité avaient pour rattaqiie et la défense des places, et n'hésite pas à dire que s'il lui était possible d'attaquer avec les machines des anciens une place défendue par Tartîllerie des modernes, il se ferait fort de la réduire à bref délai. Ses idées sur la stratégie ne sont pas moins singulières , et son système de colonnes et de Tordre profond sera jugé, si Ton pense que dans les nombreuses guerres qui ont eu lieu depuis sa publication , pas un souverain, pas un général n'a daigné le mettre en usage. »

FoLLBMBBâY, Village sltué à près de 32 kilomètres de Laon (Aisne), et qui avait jadis une belle maison de chasse bâtie par François P^ Ce prince et Henri II y habitèrent souvent. Henri TV y vint passer les mois de décembre 1595 et janvier 1506, pour se reposer de ses fatigues, et il y lit la paix avec Mayenne.

I^chef de la ligue aurait voulu traiter pour tout son parti ; mais Henri s*y étant refusé obstinément, il fut obligé de se contenter d'un traité à mu près particulier, auquel les autres chefs purent d'ailleurs accéder. Le préambule de ce traité, rédigé en trente articles, outre quelques articles secrets, louait Mayenne du zèle qu'il avait eu pour la religion , de son affection pour le royaume, dont il n'avait fait ni souffert le démembrement, de sa bonne volonté pour faire cesser la guerre. On lui donnait le gouvernement de la Bour^ogtie, trois villes de sûreté peudnnt six ans (Chcllons , Setirre et Soissons) , une somme de 350,000 écus pour payer des dettes contractées pour la ligue ; on abolissait les arrêts rendus contre lui et ses partisans; on déchargeait nominativement les prince et princesses de la famille de Lorraine de toutes poursuites relatives à l'assassinat de Henri III « dont ils étaient déelarés ioiUNseiits:;

196 FOLQUET L*UjNIVER$.

roMBio

enfin, on ratifiait tous les actes d'autorité faits par Mayenne et les autres sei* gneurs, etc.

Joyeuse et Nemours accédèrent ensuite à ce traité; d'Aumale et IMercœur le rejetèrent. Quant à la duchesse de Monlpensier, qu'un des articles (concernait principalement, elle nVn profita pas longtemps (elle mourut le 6 mai suivant). Un édit, rendu aussi de Follembray peu de jours après le traité, interdit le culte des huguenots à Toulouse et dans toutes les communautés qui étaient demeurées attacliées à l;t ligue. Dès lors, la pacification de la France fut presque accomplie.

Follembray, où se trouvent de belles verreries , compte aujourd'hui environ •JOO habitants.

Folle-vie (femmes et filles de). Voy.

PaOSTlTUTION.

FoLQUET DE M ABSEiLLBfpcrsonnage

célèbre du treizième siècle, qui fut successivement troubadour, moine de Citeaux, évéque de Toulouse et perséeuteur des Albigeois. Dans la première moitié de son existence , cet homme , né à iMarseiile, d^un riche marcband génois, vers 1 155 ou 1160, chanta les dames et l'amour, auprès du comte de Provence, du vicomte de Montpellier, de Richard Cœur de Lion, des rois d'Aragon et de Gastiile; puis, ambitieux, turooleot et passionne, il résolut de changer de carrière et de prendre l'habit monastique.

Vers 1208, au début de la guerre des -Albigeois, il fut nommé évéque de Toulouse. Dès lors, il se jeta avec fureur dans les rangs des bourreaux de ces in* fortunés.

Ce fut lui qui suggéra à Innocent 111 les principaux règlements du terrible ordre des Dominicains, dont on fit, pendant plusieurs années , l'essai dans son diocèse, avant que le pape le confirmât au concile de Latran. En^l2i i , après avoir prêché la croisade en France, il revint communiquer son fanatisme à une partie des Toulousains, les enrôla dans une confrérie qui , sous le nom de ComfM^nle blanche, jurait de détruire les hérétiques par le fer et par le feu, et dévoua ensuite au glaive tout son troupeau , lorsque Raymond Vï fut rentré dans la ville. Le prélat ne connaissait pas d*autre plaisir que de faire

couler le sang des Toulousains. Non content de donner contre eux de féroces conseils à Simon de Montfort, il se chargea aussi d'en faciliter Texécution par la perfidie et le parjure. Deux fois il entra dans la ville comme messager de paix, pour que les habitants, sortant au-devant du comte, tombassent entre les mains de ses soldats. Deux fois cette ruse infernale eut un plein succès.

Folquet, dont nous ne voulons pas enivre plus loin la carrière épiscopale , mourut en 1231. Les moines le | l écoiiisèrent, et lui décernèrent le titre de bienheureux ; Dante l'a placé dans son paradis; Pétrarque, dans son THonfo ttamore, n'a pas hésité à dire qu'en ee donnant le nom de Folquet de Marseille^ il a illustré cette ville au détriment de Gènes, plus digne d'un tel honneur.

Les poésies de Folquet, aussi appelé quelquefois Foulquet ou Foulques y se trouvent dans les manuscrits de la bibliothèque royale, u«* 7,225 et 3,701.

M. Raynouard en a inséréquelques pièces dans son Choix de poésies originales des troubadours. Il ue faut pas coa- * fondre Folquet de Marseille avec FoU guet de Romans et Folquet de Lunely autres troubadours du treizième siècle.

FoMBio ( passage du Pù et combat à), — Après les batailles de Montenotte , de Millesimo et de Mondovi , Deaulieu se flattait de pouvoir défendre contre le vainqueur le passage du Pô. Bonaparte se porta , le 7 mai , à Plaisance par une marche rapide; sur-le-champ quelques bataillons de grenadiers effectuèrent le passage, et repoussèrent une patrom'Ile de bussards. Sous leur protection, on commença l'établissement tl'un pont de bateaux ,*et , avant la tin du jour , l'armée se n)it a défiler. Laharpe était déjà rangé au delà du Pô , quand Liptay, avec 8,000 hommes, vint se loger dans Fombio, pour servir d'appui aux autres divisions qui accouraient à marches forcées. On se iiàta de l'attaquer avant 1 arrivée de ses collègues. On le culbuta , on lui enleva 3,500 prisonniers, son ar* tillerie, et Ton poursuivit ses débris jusqu'à Pizzigbitone, sur TAdda. A la nuit, en le cherchant, Beaulieu ie heurta , dans Codogno , contre la divi« sion victorieuse. Après quelques dé-

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