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Cependant , lors de Télection papale de 1691, ce fut lui qui eut exclusivement la eonflanee m lea aeerets in roi (*) ; et on lui donna, en 1706, comme
une récompense des services qu'il avait rendus , la cbarge de grand aumônier.
Il mourut a Paris en 1713.
Charles de Fobbin- Janson* ancien auditeur au conseil d'État sous Napoléon, ancien chef de missions, évêque de Nancy depuis 1824 , s'est rendu célèbre par son ultramontanisme exalté et sa ferveur pour la cause de la légifimifé. vSon intolérance religieuse et son hostilité contre les idées libérales Tout fait expalser de Nancy, par ses onailles, après les Journées de juillet.
FoRBONNAis (François Véron de), inspecteur général des manufactures, membre de Ilnstitut , naquit au Mani en 172J. Cet homme , qu'on peut regarder comme le fondateur de la science économique , consacra sa vie tout entière à une longue suite de travaux d'une très-haute portée. Il commença par publier, de 1753 à 1758, plusieurs traités qui fixèrent sur lui l'attention du gouvernement réduit à une déplorable détresse.
Attaché au contrôleur général Silhouette en 1759, Forbonnais commença Sa carrière administrative par une opefation brillante qui produisit, en vingt» quatre heures, 72 millions, sans grever l'État : cette opération consistait à créer , sur les fermes générales du royaume, 72 mille actions de 1,000 livres chacune , auxquelles il accorda la moitié des bénéfices dont jouissaient les fermiers généraux. Pendant tout le cours de son administration, il présenta des plans utiles, nfais qui furent, pour la plupart , écartés jpar rinfluence de la Ponipadour, dont il n'avait point recherché ta faveur. Les réformes uu'il annonçait lui ayant valu un ordre d exil dans ses terres, Forbonnais se contenta dès lors de fournir des mémoires , né revint a Paris qu'au moment où ieS troubles civils du département de la Sarthe le forcèrent de quitter ses foyert,
et mourut en 1800.
Les principaux d'entre ses ouvrages,
(*) Voyes llémoint de Goulanges , idit Moomerqué, p. 349*
SSO VOBGALQiriEE L'UNIV£RS. fOEESTIBB
Sie l'on consulte encore afee fruit sur utes les matières concernant les diverses branches de l'économie politique et industrielle, sont : Extrait de L esprit des his, avec des observations, 1768, in-12; Consldêrathm sur les finances d Espagne, relativement à celles de /"ranre, Dresde [Paris), 17ft3, 'm'i2\ le Négociant anglais, ibid., 17ô3, 2 vol. in-13; Éléments du commerce, Paris, 1754, in 12; corrigé et au;^inenté en 1796, ce livre a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe; QuesWms swr le commerce des Français au Levant, 1755, in-12; Uech'erches et considératiom sur les finances de France ^ depuis \h\ibjus' qu'en 17S1, Bâie, 1758, 2 vol. in-4»; Liéfie, 1758, 6 vol. in-12, 2' édit.; y/na/i/se des principes sur la circulation des denrées et Vinjluence du numéraire sur cette circulation, Paris, 1800, in-lS.
FoRCALQUiER, Fon/m NeroniSy Furnus Calquerius, Forum Calcarimyi, petite* ville autrefois comprise dans la haute Provence; aujourd'hui soos-préfeoture du département des Basses- Alpes.
Son origine remonte à une très-haute antiquité. Cétait, à l'époque gauloise, une des principales cités des Mimeni,
3ui l'avaient bâtie sur une hauteur qui omine la ville actuelle. Les Romains en firent une position importante , qu'ils nommèrent Forum Neronis; teWe est du moins l'opinion la plus répandue (d'autres savants, aver plus de raison peutêtre, placent cette iocalité a Mornas).
Dans le moyen flge, Forcalquier s'appela Forum Calcarîiim. T,ps diverses mvasions des barbares la ruinèrent com-
Slétement. Les Bourguignons (474) , les lormands, les Lombaras, les Saxons, les Hongrois, et surtout les Sarrasins, y exercèrent leurs ravages.
Cette ville était, avant la révolution, dief-lieu d'une sénéchaussée, d'une vi* guérie et d'une recette, l.lle possède aujourd'hui un tribunal de première instance, une société d'agriculture, un collège communal et un petit séminaire.
On y compte 3,086 habitants.
Forcalquier (comté de). — Ce comté , n|)[)ele d'abord le comté de Sisteron, avait uue grande étendue; car il ren-
fermait tout le pays compris entre la
Purance, l'Isère et les Alpes, par conséquent la majeure partie de la haute Provence ou Provence occidentale.
Ce fut en 1054 qu'il fut démembré du comté de Provence, par Geoffroi 1*', en faveur des deux neveux de ce prince. Le dernier des comtes de Forcalquier fut Guillaume If , qui termina en 1209 une longue et orageuse carrière, ne laissant pour héritier que le jeune comte de Provence , Raymond Béranger, son afrière-petit-lils'. Mais il avait de sa sœur Alix , épouse de Guiraud de Sabran , un neveu appelé comme lui CuUlaume ^ seigneur ambitieux, qui , aidé, dit-on, de sa mère, s'empara de la succession.
Raymond Béranger en YÎDt à un accommodement (1220), après lequel Vu^wvpateur garda le titre de comte de Forcalquier. Il ue resta à ses descendants que le nom et les armes de Forcalquier, lesquels passèrent aux aînés de la mai* son de Brancas en 1483.
Le roi de Franre, dans tous les actes
I'uridiques passes en Provence, prenait e titre de comte de Provence et de Forcalquier.
Au dix-hnitiènie siècle, ce comté ne comprenait plus que les villes et territoires de Forcalquier, Sisteron, Pertbuis, Apt, Saoit, Grignan et Mont* dragon.
FoKCALQUiEK (monnaie de). Voyez Pboatsnce.
FoiicE (la), marquisat de l'ancien Périgord, aujourd'hui chef-lieu de canton du département de la Dordogne, érigé en duché-pairie, en 1637, en faveur du maréchal CaummU de la Force, (Voyez
LA FORCF..}
Forestier. — Employé'substantivemeut, ce mot avait Jadis des applications spéciales. Il dâignait, sous lei deux premières races et au commencement de la troisième, un officier qui avait juridiction dans les iorèts. Cette charge , correspondant à celle de garde des bois, donnait des droits fort considérables. Elle était importante surtout en Bretagne.
Dans la Flandre, Clotaire donna au leude chargé du gouvernement de la province le titre de grand forestier, imité du nom que portaient les administrateurs de ce pays boisé sous les