‹ France dictionnaire encyclopédique T. 8Chapitre 56 sur 198 · CL., ETC · texte numérisé non relu

CL., ETC

374 JOUULLES L'UNIVERS. ffOCRHOHT

serve par Taffection des habitants et Foubm oivt (Étîenne} naquit en 1688 iMir bi politique habile de Napoléon, qui à Herbelai, village près de Paris. Ce laie nomma, le 12 mars, à la préfecture borieux érudit, qui se consacra surtout du Rhône ; mais comme il ne crut pas à Tétuile des langues orientales, a laissé devoir conserver cette place, il ùt en comme principal titre au souvenir du sorte d*étre révoqué, ce qui fut fait par inonde savant, une Grammaire chi^ décret du 12 mai suivant. En 1816, woî-ve, fruit de plus de vingt années de l'Académie des sciences Tapiieia dans travaux assidus , et qui , nîal^ïré l'obssoti sein ; mais Louis XYili refusa sa . curité du style, le desordre du plan, et sanction à eette mesure. Cependant les les erreurs jf;raves , inévitables à l'éposuffrages de rassemblée s'étant encore oue oîi vivait Fauteur, suffit pour iustiune fois réunis sur lui en 1817, le roi ner la réputation dont il a joui. Outre comprit qu'un fauteuil académique n'é- sa crammaire, publiée en 1742 (en lat. tait pas une fonction administrative, et in-fo!.)* on a encore de lui des MedUO' approuva l'élection. Fourier fut ensuite iiones sinlcx , 1737, in-fol. ; plusieurs choisi pour secrétaire perpétuel conjoin- Dissertations dans le recueil de l'Acatenjent avec Cuvier. La société royale d< Miie (les belles-lettres, etdes/<e/^<?J70/i* de Londres et d'autres acadeniies ctran- critu/ucs sur l'histoire des ancie/is gères voulurent aussi compter ee savant peuples jusqu'à C yrus , 1 735 , in-4o. au nombre de leurs membres. En 1822, Founnont succéda a Galland, en ITl."», il livra au monde savant son bel ouvrage dans la chaire d'arabe, au collège royal; intitulé : Théorie analytique de la chu- TAcademie des inscriptions se Tassocia leur, Cest au sujet de ce travail que le la même année ; il fut admis dans la successeur de Fourier à rAcaaànîe société royale de Londres en 1738, et française i,M. (Cousin) a dit : >< Supposez dans celle de Berlin eu 1741. Il mourut « l'histoire la plus abrégée des sciences en 1745.

« physiques et mathématiques , où il n'y Foubmont (INIichel) , frère du précé-

« aurait place que pour les plus i^randes dent, naquit à Herbelai en 1690. Après

a découvertes , lu Théorie mathëmatî- avoir passé huit ans parmi les solitaires

a que de la chaleur soutiendrait le nom des Gardettes, en Anjou, il vint à Paris,

« Ue son auteur parmi le petit nombre et, a force d'application, acquit de vastes

« de noms illustres qui surnageraient connaissances dans les langues orienta»

«dans une pareille histoire.» Depuis les. Il obtint en 17201a chairede syriaque

1827, Fourier siégeait parmi le^ qua- au collège royal. Peu de temps après,

raote. Mais il ne jouit pas longtemps de Bignon Tuttacha connue interprète à la

cet honneur; accablé d*infirmités près- bibliothè;que du roi , et le gouvernement

que constantes, il mourut le 16 mai l'adjoignit à son frère dans ses travaux

1830. Ses ouvrages principaux sont : sur la langue chinoise. L'Académie des

Discours prHimuiaire du grand ou- inscriptions l'admit parmi ses membres

vrage sur i Egypte , Paris, 1810, 1 vol. en 1724.

f;rand in-fol.; Mémoires, insérés dans Quatre ans après, il fiit envoyé en

(\s collections acadétniqiies, 5?/r f//yer- Orient, avec la mission d'y recueillir

ses questio7is de physique générale et des manuscrits. Il se rendit à (^onstan-

de malhémalique, Paris, 1821, 10-4**; tinople , et de la parcourut la Grèce et

Théorie de la chaleur y Paris, 1822, TArcbipel. U devait aussi recueillir des

in-4"; Rapports sur les progrès des inscriptions, et il en fit une abondante

sciences mathématiques, Paris, 1822 à moisson. A ce sujet les plus graves in-

1829 ; Éloge de Delarnbre, Paris , 1823, culpations pèsent sur sa mémoire ; mais

in-4'* ; Éloge historique de eir H^itliam» chaque jour on acquiert la preuve qu*el«

IJerseheif Paris , 1 824 , in*4* ; Éloge hit^ les sont pour la plupart dénuées defon*

torique sur la vie et les ouvrt^et de dément et que son tort le plus «rave,

Bréguet, Paris, 1826, iu-4'*. c'est d'avoir détruit les monuments soit

FoufiiLLEs, ancienne seigneurie d' Au- authentiques, soit apocryphes, qu'il avait

vergue (aujourd'hui du département de transcrits, et cela aftn de se réserver

l'Allier) , érigée en marquisat en IGIO , exclusivement l'iionneiir de les publier :

en faveur de Biaise de Chaumejan, triste e&empie qu'un siècle plua tard »

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