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FRAKGE. VOTATfBB U»
Masséna, et se distingua au passage de b Limmath.
Nommé adjudant général après cette campagne , il passa d'abord a l'armée du Rbfa, en 1800, puis à celle d'Italie, soos les ordres de uouce^, et, à ia téte de sa brigade, remporta a Péri, à l'entrée du Tyrol, un avantage considérable sur les Autrichiens. En t804, il fut employé, comme chef d'état-inajor d'artillerie, au camp d'Utrecht. En 1805, il fit la campagne d'Autriche; en 1806, il commanda l'artillerie du corps stationné dans te Frioul. En 1807, il servit dans l'armée turaue chargée de la défense des Dardanelu». Sur la (In de la même année, il passa en Portugal, et y fit les campagnes de 1808 , 1809 et 1810, pendant lesquelles il fut promu aux grades de général de brigade (3 novembre 1808) et de général de division {29 octobre 1810.)
£n cette dernière qualité , il commanda des corps presque toujours isolés et composés de plusieurs divisions.
Après la bataille de Salamanque , oij il prit le commandement eu chef de l'armée, il couvrit la retraite, et déploya de grands talents militaires. Le 25 octobre 1812, il s'empara de Placencia, et le 29 Ofiéra le difficile passage du Duero, à Tordesiilas. En 1813, il mit le siège devant Gastro-Urdtales, et disperse les bandes qui infestaient la Biscaye. Après la bataille de Vittoria , le général Foy ayant réuni 20,000 hommes , restes sans chef et sans direction par suite de la perte de cette bataille, battit la gauche de l'armée ennemie, puis, attaqué par une portion plus considérable de cette armée, lit une retraite admirable, disputant le terrain pied à pied , et fidsant payer cher aux Anglais et aux Espagnols' la position de Tolosa , qu'ils ne purent emporter qu'après avoir perdu un monde considérable.
Le général Foy repassa la Bidassoa sans avoir laissé au pouvoir de l'ennemi ni un canon, ni un fusil , et prit une
F»art glorieuse aux batailles de Pampeune, deSaint-Jean-Pied-de-Port, et aux différents combats livrés a la Hndel813 et au commencement de 1814, dans les Pyrénées, pour la défense du territoire français ; mais, atteint, à la bataille du 37 février 1814 , d'uue blessure dauge-
T. Tiu* 19* iMfrakon, (Dieu, m
reuse , il fut obligé de quitter Tarmée. Sous la première resuuration, il fîit
nommé inspecteur général de Tinfante-
rie des 14" et 12" divisions militaires. A Waterloo , il ht des prodiges de valeur, et reçut une nouvelle blessure.
Cétait la 15" qu'il comptait sur son corps, et il le„s avait toutes reçues en combattant vaillamment pour sa patrie.
En 1819, il fut nommé inspecteur général d*iiifanterie dans les 3* et 16^ divisions militaires. C'est cette même année qu'il fut élu député par le département de la Somme. Il commença, dès lors , à déployer à îa tribune nationale le ( OU rage et le patriotisme dont il avait déjà dotmé tant d'éclatantes preuves sur . les champs de bataille , et de plus des talents oratoires qui placent le nom du général Foy à côte des noms immortels '^des Démosthène, des Mirabeau et des Fox. Jamais les libertés nationales et la
gloire des armées françaises n'eurent e plus éloquent défenseur; jamais le ministère de Villèle et les partisans de l'absolutisme ne trouvèrmt de plus redoutable adversaire. La mort le ravit à la France au moment où elle avait le plus besoin de son appui , en Tannée 1825. L'orateur populaire succomba avant l'âge , martyr de ses travaux législatifs, dévoré f comme on l'a dit, j»ar ta tribune. La France entière assista de cnrur aux funérailles du grand orateur et du grand citoyen. Un monument fut consacré à sa mémoire , et ia ■ reconnaissance nationale dota ses enfants.
FoYATiER ( Denis ) , statuaire, né à Bucière, en 1793 , élève de MAI. Marin de Lyon et Lemot. Ses principales productions sont, outre un grand nombre de bustes en marbre : un Jfiune fauney\Xdf • tue qui , expo.sée en 1819 , valut à l'artiste une médaille d'or; un Jeutie berger grec JeUmt des Jleitrs sur la tombe »un guerrier ; le Soldat laboureur (euposé en 182i ); Jniaryllîs ; Spartacus ; un Amour ,• Vathléte Astydamas sauront LucUitt et son enfant de la destruction d'/Ierculanum ; le RégeiU; une Jeune Jille jouant avec un chevreau ; des ba^rp/icfs pour l'arc* de t Étoile ; une statue de Suger (1837) , etc. 11 y a , dans toutes ees œuvres, de la science, beaucoup de goût et de pureté. Ce sculpteur
STGl.., BTCO 19
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a étudié à fond son art et le pratique me «ne grande habileté; mais l*'origtiialité lai fait dé&ut. Il retombe trop Soiivent, pour l.i rnnreî)tion liiiénire de ses figures, dans les beuub's coiivenups et un peu banales de la tradition académique. N'otts en excepterons toutefois 'Sparfaa/s , ce maH)re célèbre qui produisit d'abord une sensation si vive , et dont l'expression draniutique frappe eaoore tous les jours les promeneurs éts Tuileries. Ref)rt senter Tesdeve thrace au moment où, tenant d'une main sés fers qu'il vient de briser , et de l'autre son épte de gladiateur, près de s'élahcer à la ven^eanto, il s'arrête, se ré* nicilîr. et dans sa niédilnlion orageuse et profonde . prépare les coups hardis et habiles qu'il va portt-r à ses tyrcuis; é^était là une srande et belle idée que l'iartiste a rendue avec verve et passion. I/éiier^ie avec laquelle la figure presse ses deux bras sur son sein ; les sombres plis ide ce firont qui couve d*ardentK pensées; tout cet air dé menace contonuf et terrible , font naître inévitalficinent , chez tous ceux qui voient cette statue , l'intérêt et TéniOtiofi. C^étatt'dans Torlgine, à cause èés circonstances , une œuvre nalîonaîe et patriotiqiu' (*) : ce sera touj( urs une œuvre habile et inspirée. Cependant, il faut le dire, certaines j»alrttes du SpàT" tacus présentent des lignes et des cioÂ^ tours un peu vuli^aires, trop fonriiis d'avance par ce tyf)e convenu de la ligure humaine , qu'avait ttéé dans certaines écoles de l'empire une imitation superficielle et peu intc!li;:rnte tîe la statuaire antique. On voudrait que les lijAues des Jambes eussent plus de fer- ' meté et dTe fierté: que fe conteinir 'ûes épâules fUt moins banal; on voudrait que dans tout Tensemble la forme crtt p(us d'origiualite et de caractère, car il ne suffit pas d*avoir dbnné à uine statue ^ re](préssion dramatique': le but de la statuaire est dans la forme autant que dans la pensée, et l'artiste doit se [iréoccu^er de Tune autant que de 1 autre.
Yoilà pourquoi des Juges sévères , mais dont Tarrét est Juste au fond , ont dit
(*) Cette st:iftif, pnr une singulière coïncidence, fut placée diaus le jardin et vis-à-vis dû chAteMi Tnikries, la vèâlle de li k^VdiMian de jiffiat.
Sue le Sparîacus était encore pluis une eoreuse idée qu'une belle mSàlb* FBADift (Frère Antoine ).— En 1478,
éons ïe rè^ne de Louis XI , un rorrlelier excitait à Paris un vif enthousiasme
Ear ses prédications véhémentfes. Cet oihme, appelé Frère Antoine Fràdin," natif de Villefranclie en lîeaujohiis, était dom* d'une graïide éb-querce et d'uh ferme courase. Il i^arlait avec vigueur isoiktre téus les vitièS du témi» : aucnhe classé de la sioieiiété n*obtenait merci à s*'S ypTîv ; il avait m^me plus de hardiesse contre les grands que contre les
{)etits. Aussi le peuple se porllait-il en bnle à ses sermons. Beaucoup d<» femnics (hangèrent leur vie mondaine; quelques homujcs aussi se réfonnerent.
Mais Frère Fradiu ne.se bornait pas à attaquer les désordres M paf^icUliéH ; il signalait av^ horthibins Vl'én'erii^ie lès abus publies , la condttité tfés grinces; il blâmait le rot théine , et quel roi ! * Dès que Loûis XI eut aviftdè tout cela, il envoya au plus vite mâftrfe Olivier le Dain pour lui imposer silence. Mais la fermcnlation ne fit que s'en ncctoître.
Les hommes conjuraient le cordelier de ))*fcher lènebre , jui^aîit de te défendte contré toute ofTcnse ; les fermneS s'attroupaient autour du couvent, avec des couteaux cachés sous leurs jupes ou dîps pfèHies dans leurs poches , pour faire un mauvais parti à quiconque voudrait renipcclier de parler. Tne proclamation fut faite à son de trompe, le 26 mai , pour défendre ces, attroupements sous peine de eb'nfiscàtion de corps et de biei s , et rrrommander aux maris d'empêcher leurs femuies de s'y rendre. Mais ces ordonnances furent tournée^ en dlérision par les ïidtoirateurs passionné do ihoîne. Alors Jean le Boulanger , premier président du parlement, et Denis Uesselin, maître d'hôtel dn ^bi, se U*ansportèrent au couvent, déclarèrisnl k ttin FVàdin qu'il était pour toujours banni du rovatime, et le firent pàrtir sur-lechamp (*).
Nous avons parlé dé ce tn^îcàteor aujourd'hui oublié, parce (ju'il personnifie les tendances andacieuses de fai
(*) Jean de Troyes, p. 38a. Barante, IBstoire dtt dœi de Bouifie^M.
FR160HABD FRANCE. FRA^Um
chaîné au quinzième sièc!e.î>econtroi«dti ctergé intefieur «'exerça avec violence à Tégard de tous les pouvoirs bien avaut la itiMrmè: €» mounéient tniQuiier.
que tottis XI lui-ménve avait péitie à répriWer , présageait la riévolution d'où sortirent , dan^ le sièdé suivant v Tina-
la doctHtte dé Lôtlier jet la ligde.
Fr\&0NA«d ( AlexanHm - Kvariste ) , peîntrè d'hl^taire et statuaire , nai|uits en 1783 ^ 0 Grasse-, il tiit élève de David. Sut» fH-inoipalM productions en sulptn re sont '. le Frnvtnn de ia chambre des dép^dfs, qui a été remplacé depuis par celui de iM. Cortot; la statue colossale de Pichegru ; ia />Mèifie Aehi place Mioben, etc.; en peintùre: Frank^is /*"' arme cheralier ; Eustache de Saint- Pierre-, \' Ivvpératrice Marie-Thérèse ; VEntfée de Jeanée d'Arc à Oriéans j des sîttjets de la vie da fVsiv^u V pew lés pInforrdK du \ mwrv ; \m BtrpUmé de CknMs >• et beaucoup d'autres ouvragés de (grande dimension, devenus la pt-opri été d u gdOfMMni«ht. Fragonard, ^uî a joui assez lonï;tenïps de la vogue;^ a d(1 surtoiit 'ses succès à une gratnde facilité et t quelques-unes de ces cpich ^édt^ntes qne solidee «m quelles la f^ole ISt laisse prendre^ m m rtettevit un attiste à la mode penar.t un certain nombre d'années. Il y avait dans ses compositions une ap^a*
h^élait obtemieqn'an moyen de recettes vulgaires *t d'exagérations faciles, mais foi lie lafSsaj}&6 4e prôdaire de Tetlet m» lé #dt Ira puMic v et trrAne sur Mi d{fii|iieriksateurs tdirt-piHesants 'des içrâces^ souvent fort peu compétents en fait d'art et de goût. Aujourd'iiui que de nouvelles modes ont pris la place de Mlés âllVmpire, le peMic, #!»crte Jai>> même , nê fait plus aurniie attention à ce peintre. Ce sort était réservé à un talent aussi factice et ausi outré. Les rfstittjWCifes ^ Ftrafi^eird tUMUt lliéAtiatoi et froïdè^; ses tabtearox -aoirt te nierN leur échantillon ou'on puisse donner de ce qu'on appelle des peintures à fracas: ooses fanfaronnes, compositions mélojjpbffiMfftoes , effets de lumières impossibles , coups de vent dans les drape- Vies , fonds de ciel diriprés de mille teiutes chatoyantes, ce sont la les
moyens ordinaires qu'il emploie pour frapper l'œil du spectateur , sans se préoccuper de robservation de ia natu- , re , et «tfla tviKHA aplomb étime audiM:e . qu*on pourrait admirer si le résultat auquel il arrive n'était pas aussi ridicule. La moins .défectueuse de $&6 pein-^ tiM 4fet Mitt^e 'Thérèse pésenfant sonyas aux Hongrois ^ qu'on voit dans la galerie du Luxembourg. Kncorc estil difficile , en arrêtant ses regards sur ces superbes palatins qui preuneut de al Mngniâques |)os6$.|»oiir jurer , de ne pas sntis^r à ces figurants affublés de fourrures qui ont fait les, délices de notre entance, dans le terrible et vertuemt méhnlfBflieda Tékm.
F&AaèMiÙiSlD f IVicoIas ), peintre, né à Paris vers 1732, fut élève de lioucher, dont il adopta la maaiere affectée; Diais il sut 4i^ttre phis de npblesse et 4i Boéaie ifaas $es co m positions % et se nt un genre à lui. Il remporta le grand prix et se rendit a Rome , où il fréqueuta Tatelier des piu^ célèbre^ aiftistea de J*époque. À W fetw , il i|f fit recevoir jnembre de l'Académie de peinture, èn présentant son tableau de Corésus et (Jallirftioé. Ceite composition fit «dtaeevéir de lui de hautes ea* pérances qui ne se réalisèrent fA8, 4SU( bientôt il quitta l'histoire pour un genre inférieur. En suivant ainsi rins|)iration d'un esprit frivole et que n'ayai^çn^ pas méri de fortes études^ il devint un peintre à la mode. Tout Paris se disputa ses tableaux érotiqiies , et Ton ne peat nier qu'ils ne soieiH ejïectiyement f^éhm tîe grâce et de îaoiHtéi J'ragor nai^ fit^ m se jouant avec ses pipceauxi une fortune assez brillante que la révo»* lution vint lui enlever ; dès lors il cessa de peindre, et mourut à Paris en 1806, dans un état voisin de la misère. • ,
Fraguier (Claude-François), membre de l Académie française et de celle des beiles-iefitces^ naquit à Paris en Apeèa «voir pria 1Hia|Mt de jé- 'Buite, 1-683, il le quitta en 1694, soi|t qu'H vît que la théologie n'était pap une science conforme à ses goûts, soij^ que ses supérieurs ne lui trouvasaei^ ^as 'l'esprit de l'état religieux. L'abb|i Bignon, eliar^ede la direction du Journal des savants , engagea l'abbé Fraguier à partager ce travail , auquel il
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L'UMVEaS. FRANC
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paraissait propre par ses connaissances protondes et variées. Renfermé chez lui dans un âge peu avancé, par des intirmitéa cootintiellM , Fragmer 8*occupa ^une Traduction latine de Platon, que sa santé l'obligea d'abandonner; mais il publia, sur la philosophie de son auteur foTori , un poëme latin , intitulé Mop.sus ou V École de Platon, 1721, in- 12, écrit pU iti de grâce, d'IiamiODte et d'onction persuasive.
Les poésies de Fraguier se trouvent dans le recueil de eelles de Huet, publié en 1729, in- 12 , par les soins de l'abbé d'Olivet. On a encore de lui plusieurs Dissertations, insérées dans les Mémoires de TAcadémie des beUee*lettres.
Cette société Tavait adtnis dans son aein en 1705 , et , 20 ans après, il avait été nommé membre de TAcadémie francise. Il mourut d*apoplexie en 1728, Agé de 01 ans. Segrais , Huet , et d'autres savants illustres avaient été ses amis, et sa candeur , son désintéressement, sa droiture l'en rendaient digne.
I>*an autre côlé, ses liaisons avec Ninon de l'Enclos , et son enthousiasme pour les philosophes grecs, lui attirèrent de nombreux ennemis oarmi les gens de la caste à laquelle il fut affilié contre sa vocation.
Framée. Nous n'avons pas de notions certaines sur cette arme ancienne des Germains et des Gaulois. La plupart des traducteurs de Tacite la regardent comme un javelot court, semblable au pilum des Romains. Dans ce cas, l'étyniologie de ce mot serait l'ancien mot allemand yrumen 9 lancer, oa plutdtia racine /ram, mouvement, passage d'un lieu à l'autre. Quelques écrivains croient, au contraire , que la Jramée était une épée à deux tranchants , ou un maillet d^armes.
• Fbanc. Charlemagne avait ordonné que la collection de vingt sous d'argent s'appellerait livre. Cette livre, qui n'était alors qu'une monnaie de compte, fût distinguée de la livre romaine , par le nom de libra gaflica , lihra francica,franctis nummus, et, par abréviation yfrancutjfraite. Aussti, dès qu'on labriqua une monnaie valant vingtsous, cette monnaie put être appelée franc.
Franc d'or. Ce fut sous le roi Jean , ca i960, que furent fabriquées» les pre-
mières monnaies valant un franc. Elles . étaient d'or fin , et pesaient un gros et ; un grain ; leur empreinte était une ligure royale à cheval, armée de pied en cap, la téte couverte d'un heaume, ayant pour cimier une couronne royale; les vêtements de cette Ggure étaient parsem(te de fleurs de lis , ainsi que la • housse du cheval , qui galopait dans le champ. Autour on lisait pour légende
lOHANMES DEI GBACIÂ F&ANCOBYBEX;
le revers offrait, comme celui de toutes les ' pièces d'er françaises, une croix
flpuronnée entre quatre demi-tours de compas, et la légende habituelle xps
VIKCIT,etC.
Ptaneàpled, — F^rane à ehevoL ^ Fhwr de Hs d'or. Le franc d'or frappé par ordre du roi Jean dut à un chevalier, qu'il portait sur son euipreinte, le nom de franc à cheval* Charles Y , sous le règne duquel on calqua plusieurs des espèces d'or du roi Jean , on fit aussi des francs semblables à ceux de ce prince , quant au titre et à la valeur, mais qui en différaient par rempreinte,
3ui représentait le roi armé de la main e justice et de l'épce , la tête ceinte d'une couronne, et placé sur un portiaue gothique. Par opposition aux /ranei a cheval, on les appela francs à pied; on leur donna en outre le nom de jfleurs de lis d'or , parce que le champ de la pièce était seine de cfS eniblenies.
Les noms que nous venons d'indiquer sont ceux sous lesquels les francs d'or sont le plus connus ; on les appela aussi petits francs d'or y pour les distinguer des yronub /raiu» que Jean fit aussi frapper, et qui valurent d*abord trente sous, fjUîs v?n<it-f|uatre sous, lorsque, par suite de 1 augmentation de la monnaie d'argent , les francs ordinaires ne fiarent plus évalués que seize soys. Mais ce changement de prix ne fut que momentané , et le franc reprit bientôt sa valeur habituelle. La bonté de son titre et sa commodité le firent Imiter partout, surtout en Flandre, où il prit le nom de ridder.
On continua , après la mort de Charles V , à frapper des francs à cheval; on en trouve des règnes de Charles VI, de Charles VII, et de Henri VI , roi d'Angleterre. Cette monnaie disparut sous Louis XI.