‹ France et Angleterre: Cent années de rivalité coloniale. L'affaire de MadagascarChapitre 8 sur 31 · Dublin Review · texte numérisé non relu

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2, En ce sens les arrêts du Conseil de 1686-1719-1720-1725.

pas plus tard d'exciter la verve des historiens anglais *, les vaisseaux de la Compagnie des Indes se chargèrent d'interrompre la prescription. Ils relâchaient périodiquement sur les côtes malgaches, entretenaient un commerce assez actif avec les indigènes, et furent, durant près d'un siècle, les gardiens effectifs des traditions françaises à Madagascar.

L'année 1750 rouvrit l'ère des tentatives de colonisation. La Compagnie des Indes, voyant son commerce prospérer avec la grande île, voulut s'y ménager une station navale. Grâce aux bons offices du caporal français Le Bigorne, un curieux type d'aventurier qui, après une existence des plus mouvementées, était devenu le légitime époux de la reine Beti et le chef suprême de toutes les peuplades de la côte orientale, la Compagnie put installer un comptoir sur la terre ferme, et acquérir, en toute propriété, l'île Sainte-Marie, où elle trouva pour ses vaisseaux un excellent havre naturel. Quelques années plus tard, le comte de Mandave entreprit de relever de ses ruines notre ancien établissement de Fort-Dauphin. Il n'y réussit guère, pas plus que le Hongrois Benyowski, qui avait créé le poste de Louisbourg, dans la baie d'Antongil, mais ces tentatives eurent du moins ce résultat de rappeler l'attention sur Madagascar, elles firent connaître le pays et y attirèrent un petit courant d'émigration. Des colons venus des îles Mascareignes s'établirent sur différents points de la côte orientale, et y prospèrent si bien que, en 1795, Lescallier, commissaire de la Convention dans les îles de l'océan Indien, et plus tard Bory Saint- Vincent envoyé parle premier consul, osèrent déclarer que, le jour où il plairait à la mère-patrie, Madagascar serait pour elle une compensation fructueuse pour la perte de Saint- Domingue.

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