‹ France et AngleterreChapitre 27 sur 100 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Le prince de Polignac aux ambassadeurs et ministres de Sa Majesté auprès des cours étrangères, 12 mars (Affaires étrangères).

que jamais nous ne poumons y consentir. Voilà pourquoi cette affaire ne peut être traitée avec tout le monde à la fois. Il nous faut une déclaration particulière, officielle et explicite, qui nous donne l'assurance que jamais pareille éventualité ne saurait se'réaliser^. »

Pendant cinq mois, tout Teffort de l'Angleterre porta sur ce point, et elle mit tout en œuvre pour nous faire abandonner nos positions. Mais on tint bon à Paris, et lorsque M. de Polignac vint rendre compte au conseil des exigences du gouvernement anglais, le roi défendit qu'on y donnât satisfaction. « J'ai déjà fait connaître mes intentions, dit-il ; ma parole est une garantie suffisante, et l'Europe n'a pas songé à demander davantage. Nous ne nous mêlons pas des affaires des Anglais ; qu'ils ne se mêlent pas des nôtres *-^. » Et la dépêche du 15 avril à M. de Laval ne fut que la confirmation pure et simple de la circulaire du 13 mars^.

Le désappointement fut très vif à Londres: on avait cru nous intimider en prenant un ton hautain et cassant, et lord Aberdeen s'était presque engagé devant la chambre des lords à ne pas nous laisser agir s'il n'obtenait pas les

1. Conversations d'Aberdeen et de M. de Laval rapportées par le duc de Wellington dans les mémorandums qu'il soumettait ensuite au conseil des ministres (Papiers de Wellington, op, cit.),

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