‹ France et AngleterreChapitre 44 sur 100 · Dépêche de M, de Sainte-AulairCj 7 décembre 1S · texte numérisé non relu

Dépêche de M, de Sainte-AulairCj 7 décembre 1S

net anglais qui ne fût une présomption en faveur de la reconnaissance de ces droits. « La France ne transigera jamais, conclut M. Mol6. Alger lui appartient au titre le moins contestable ; par le fait d'une conquête entreprise dans le but de punir des provocations dont personne n'a pu méconnaître la gravité et la persistance. Je ne saurais me persuader que le cabinet de Londres veuille aujourd'hui engager sur ce point une controverse qui certainement ne mènerait à rien ^ »

Le général Sébastian! alla le 28 février donner lecture de cette dépêche à lord Palmerston qui n'osa pas aller plus loin. « Je ne veux pas de conflit sérieux entre nous, lui dit-il : ne donnons pas à nos démêlés plus d'importance qu'ils n'en ont. »

On s'en tint donc là, et les deux partis couchèrent sur leurs positions ; puis les cartes se brouillant de nouveau en Europe, l'affaire d'Alger fut encore une fois reléguée à l'arrière-plan. La crise de 1840 et la réouverture des hostilités en Orient offrirent d'autres aliments à la diplomatie 2. La discussion ne fut reprise qu'en 1844 à l'occa-

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