‹ France et AngleterreChapitre 7 sur 100 · Discours de Manchester, 15 novembre · texte numérisé non relu

Discours de Manchester, 15 novembre

2. LeUre au Times de sir G. T. Goldie, président de la Royal Niger Company, 10 août 1891.

assauts que nous avions, pendant tout le dix-neuvième siècle, livrés à l'empire britannique, il a célébré le triomphe de l'expansion de son pays. «Si vous regardez, a-t-il dit, retendue des territoires qui ont été ajoutés aux possessions de la reine pendant l'existence de Sa Majesté, vous verrez qu ils forment un ensemble bien plus considérable que celui atteint par n'importe quelle autre puissance... et si, non con lents d'en estimer la surface, vous en calculez la valeur, alors l'avantage apparaît plus éclatant encore*.»

Ici, nous sommes complètement d'accord avec M. Chamberlain. Si depuis 1815, nous avons acquis en Afrique environ 8 miElions de kilomètres carrés et trente millions de sujets, l'Angleterre s'est étendue sur 11 millions de kilomètres carrés peuplés de soixante-dix millions d'habitants. En Asie, pendant que nous trouvions dans l'Indo-Chine 900 000 kilomètres carrés, avec une population de trente millions d'àmes, l'Angleterre, poursuivant son extension dans rinde et les pays limitrophes, annexait 3 millions de kiIom^tres carrés et cent cinquante millions de sujets ou de clients. En Océanieenlin, tandis que nous nous contentions de quelques minuscules archipels, la Grande-Bretagne se répandait sur des continents entiers : l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Pour gémir sur la dureté des temps et ta voracité de ses rivaux, il faut vraiment que l'Angleterre considère le monde entier comme sa chose, et toute conquête de ses voisins comme une offense personnelle. Sur ce terrain, l'histoire impartiale ne la suivra jamais.

Dans un accès de franchise, lord Grey a laissé un jour échapper cette phrase significative : « Je crains que la haine de la France contre l'Angleterre ne provienne pas seu-

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