‹ France et AngleterreChapitre 74 sur 100 · Séance du 10 avril · texte numérisé non relu

Séance du 10 avril

mémorable déclaration du 28 mars, à laquelle, depuis ce jour, se référa constamment le gouvernement anglais ; « L'Angleterre, déclara-t-il, est en qualité de tutrice cliargéede la défense des intérêts de l'Egypte..., et par suite des revendications de l'Egypte dans la vallée du Nil, la sphère (ï influence britannique couvre toute la vallée du A7/*... On me demande maintenant si, oui ou non, une expédition française se dirige de l'ouest de l'Afrique vers la vallée du Nil, en vue de pénétrer jusqu'à la rive gauche de ce fleuve. ..Nous n'avons aucune raison de le supposer... J'irai plus loin. Je dirai qu'en raison de nos revendications, fondées sur les arrangements que nous avons passés, comme aussi en raison des revendications de l'Egypte ; et considérant en outre que ces revendications et les vues du gouvernement britannique sont pleinement et clairement connues du gouvernement français, je ne crois pas possible que ces rumeurs méritent créance, parce que la marche en avant d'une expédition française, munie d'instructions secrètes, et se dirigeant de l'Afrique occidentale vers un territoire sur lequel nos droits sont connus depuis longtemps, ne serait pas seulement un acte inattendu et inconséquent; le gouvernement français doit savoir parfaitement que ce serait un acte antiamical (unfriendly), et qu'il serait considéré comme tel par l'Angleterre. »

Plus tard encore, en décembre 1897, lorsque au cours des négociations du Niger, il fut incidemment question des territoires situés à Test du Tchad, sir E. Monson, alors ambassadeur d'Angleterre, saisit l'occasion de rappeler à M. Hanotaux qu'une trop grande extension de la France dans ces parages pourrait amenerdes complications : « Le gouvernement de Sa Majesté, lui écrivit-il, ne peut oublier que la possession de ces territoires par la France, peut dans l'avenir ouvrir une route d'accès au Nil, et il ne faut pas comprendre que le gouvernement de Sa Majesté puisse admettre qu'aucune puissance autre que la Grande-Bretagne puisse prétendre à occuper aucune

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