‹ France et Canada, 1775-1782 [microforme]Chapitre 2 sur 3 · SULTE] FRANCE ET CANADA · texte numérisé non relu

SULTE] FRANCE ET CANADA

silleurs, mais enfin Washington n'était pas secouru directement et l'armée de Clinton, toute immobile qu'elle était, prolongeait une situation rendue insoutenable pour les Américains,

La défaite de Burgoyne semble avoir persuadé l'état-major anglais de l'impossibilité d’un triomphe dans le nord. Washington sur l'Hudson guettait un moment favorable pour attaquer New-York, la seule ville de conséquence occupée par les troupes britanniques. C'inton commença, l'automne de 1779, à croire qu'il serait avantageux de s'emparer du sud; il y envoya Cornwallis. Washington, peu après, détacha Greene dans cette direction.

Le 10 mai 1780, Lafayette revient de France et trouve Washington au nord-est du New-Jersey, près de l'Hudson, plus que jamais déterminé à prendre New-York. Lafayette lui annonce des secours efñcac Rochambeau arrive le 10 juillet avec des régiments et se place sous les ordres de Washington,

Le 20 mai, La Luzerne écrit de la Pennsylvanie à Vergennes, que le Congrès approuve une expédition contre le Canada; que Lafayette demande l'attaque de New-York et, en cas d'insuccès, la conquête de la Nouvelle-Écosse et du Saint-Laurent: que Washington est froid à l'égard du projet sur le Canada mais ne donne aucune raison à l'encontre, La Luzerne dit avoir fait observer à Lafayette que ce serait une faute de provoquer le soulèvement des Canadiens ou des Acadiens sans la certitude de maintenir leur indépendance. Or lui répond qu'il s’agit seulement de se rendre maître de ces contrées afin de dicter plus facilement, par la suite, la question des frontières, et là-dessus, La Luzerne déclare qu'il serait odieux de pousser les Acadiens ou les Canadiens à la révolte sous prétexte d'indépendance pour ensuite, à la paix, échanger leurs territoires contre les provinces américaines que les Anglais tiendraient en leur pouvoir à ce moment-là.

Le 3 juin 1780, La Luzerne avise le ministre que le moyen de faire disparaître le projet contre le Canada serait de refuser tout subside nécessaire à cette fin. Il ne mentionne nulle part l'existence d’une cabale ou parti qui s'organisait alors dans le sud pour réclamer, à la paix, les territoires anglais situés à l'ouest de la Virginie, des deux Carolines et de la Géorgie, jusqu'au Mississipi. Cette réclamation devait pourtant l'emporter, au dernier jour, sur le plan de Lafayette du côté du Canada.

Dans cette dépêche du 3 juin, La Luzerne sonne une alarme en disant qu'il y a nombre d'Américains favorables à l'idée d'un arrangement avec l'Angleterre sans la participation de la France. Nous savons que Franklin et John Adams, qui étaient à Paris, ont opéré sur cette ligne de conduite tout le temps et jusque dans la signature des traités. La France n’était pour eux qu’une bonne vache à lait.

LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA

Le 7 juin, La Luzerne

explique que Samuel A nord, trè:

S influent, demande l'annexion du e dance à titre de Sauvegarde du Massachusetts, assuré la libération des treize États.

avec le parti de Samuel Adams. l'y Adams et Benjamin Franklin faisa Le 24 juin, La Luzerne Quinze cents hommes de tout ce qui se débite de Le 26 août, il parle d'une rait le Canada et la Nouvelle-Écosse au sud de la Pennsylvanie, chose et qu'il a même une ‘grande valeur au Point de et la Nouvelle-Écosse Pour ses pêcheries".

Au mois d'octobre 1780, Greene dans le sud. Il était temps, car la Virginie, les C. étaient tombées en quelques mc aux mains des Anglais. avec la flotte des Antilles, Passait au large, en route Le 3 novembre, La Luzerne inoccupé sur l'Hudson (parce qu'il Je voulait bien!) et ay. main les hommes de Rochambeau, Parlait d'une et sur ce, La Luzerne Jui fait observer net que cette conquête après la libération des treize coloni Comme un ordre de se tenir tranquille. Alors W Yeux du côté de la Virginie, son Pays, où il n'av: l'été de 1775, Mais il ne Précipita point son mouv rêver la prise de New-York.

Expliquons-nou ingtons obstinait à vou] de New-York, mais La Luzerne Soutenait que le grand effort devait se diriger au sud et i] ajoutait que si Cornwallis était écrasé, New- York se re ance, ce qui eut lieu en effet. Rochambeau Plus tard, à Ja un du Printemps de 1781, Washington déclara qu'il allait Attaquer New-York et qu'après cela, qu'il ait réussi où non, il Marcherait vers Je sud. Rochambeau accéda, voyant qu'on allait enfin se remuer, car il y avait huit ou dix mois que les trounes françaises se reposaient de leur Voyage par mer. Les événements Vont tourner sur une pointe d'épingle, une véritable scène de comédie. Sortant du Conseil où cette décision venait d'être prise, Chastellux €n informa par billet l'un de ses camarades et le messager qui portait cette missive fut CaPturé par les rôdeurs de Clinton. Voilà donc le Commandant anglais sur l'éveil, mais, à la même minute, Washington déciare à Rochambeau qu'il “ient de changer d'idée et lui ordonne d'ébranler l'armée dans la direction de Ja

Lafayette s'accorde

ient entendre cette note, annonce qu'il troupes vers Halif:

Projets militaires Concernant ces de singulière rumeur: l'Ang * Mais on lui laisse Il ajoute que le Canada val

Prit l'ascendant sur Cornwallis

arolines et la Géorgie

D'Estaing, Pour la France.

raconte que Washington, se Voyant ant sous Ja expédition en Canada.

Louis XVI remettait es insurgées, C'était lashington tourna les ait pas reparu depuis ‘ement et continua de

oir chasser Clinton

ndrait sans résist.

APPUYa dans le même sens,

dams, homme du anada ou son indépen- Mais pas avant d’avoir sur ce point avait longtemps déjà que John

a été envoyé de New-York 1x £t Québec, par suite de Ux pays.

leterre battue cèderait les colonies it quelque vue du commerce,

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