‹ France et Marie (volume 2)Chapitre 39 sur 47 · LE COZ.Z.IBR DE PERLES · texte numérisé non relu

LE COZ.Z.IBR DE PERLES

M"' de Chavigny, revenue cependant de sa première stupeur, avait eu bien des impressions conlradicloires à combattre.

Tantôt elle était résolue à rendre à l'effronté suborneur son dépôt et à renoncer pour jamais à le voir ; et tantôt elle se fiai-

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lait que ses propres yeux l'abusaient sur une ressemblance qui n'existait peut-être que dans sa préoccupation à retrouver Roger partout. Puis, se disait-elle: La mère de cet enfant n'est plus. Si ma délicatesse est intéressée désormais à renoncer à tout projet d'amour avec ce cœur déjà donné , avec l'époux d'une autre, ne Teùt-il été que dans Taffranchissement des devoirs, je dois au moins quelque appui et mon assistance à la créature délaissée que la volonté de Dieu a conduite dans mes mains. Roger n'a tué que mon bonheur. Voilà donc ce qu'il avait pour se plaindre sans cesse et de sa conscience et du sort!

Le cœur de Marie venait-il à se révolter contre ce fruit d'un lien qu'elle appelait adultère? l'innocent Arthur, qu'on aurait cru complice de son père, adressait une caresse à la pauvie fille, sollicitait ses soins, lui demandait quelque aliment; ou bien, par ses mains tendues vers elle, son regard câlin, tout le mouvement de ce

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