LES CHATEAUX DU ROI
FiG. 307.
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1 l'ancienne forteresse et donnent à la fa(,ade un aspect de luxe, une som|)luosite que l'on retrouvait au château de Madrid. A Chambord (fig. 279), des tours féodales flanquent un édifice symétrique ; ce quadrilatère régulier n est assurément pasd'un architecte médiéval, mais le château conserve un caractère bien gothique, qui est d'accumuler toute sa décoration sur ses combles ; on a emprunte des ornements italiens pour les disposer a la française :
précieuse architecture de cheminées, de lucarnes et de lanternes.
Tombeau de Marguerite qui rappelle ces fioritures si gen- , DA.Ns .. ÉGusE DE Brol. jjjj^g j^^^ j^^ chàtcaux portraiturcs
par les enlumineurs du duc de Berry. A Saint-Germain (fig. 280), pour que le roi put contempler sa forêt et suivre de loin les sonneries de la chasse, le château porte, au lieu de toiture, une terrasse, emprunt à l'architecture méridionale. Pourtant, ici encore, le mode de construction est de chez nous ; cette terrasse repose sur une voûte ogivale, et, pour en soutenir les arcs, il a fallu enserrer l'ediftce avec des contreforts ; des arcatures et des galeries a l'italienne s'appuient sur cette ossature gothique, mais sans la dissimuler.
A l'image du roi, les riches renouvellent leur demeure. Deux des plus gracieux châteaux du W'i' siècle, Azay-le-Rideau et Chenonceaux (fig. 278-281), ont été commencés vers 1518- 1 520 pour des financiers ; ils comptent parmi les
plus séduisants des monu-
. II? . • . Fig. 3o8. — Le jcbé de l"église
ments de rrance, et c est ,, ^, .^ -r ^ ..
, . DE LA Madeleine, a Troyes.
à peine sus ont admis (CUché seurdem.)
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FiG. 3oO. — Élil.lSE
Saint-Michel, a Dijon.
(Clichà A. .loi ici.)
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quelques affiquets à l'italienne ; leur charme original est tout entier clans l'élégance de leur silhouette, leurs heureuses proportions, la disposition pittoresque de leurs tourelles, fenêtres et lucarnes.
11 s'en faut que Fontainebleau, ■i^Hii A^aa^^- ^^ ^^^^ illustre des maisons roj'ales,
m r^nfll^^HÏ, J ^'^'^ l'œuvre la mieux venue en r^ A^BkK^^^S^ al cette période d'architecture ingénieuse. Mais François T ', " qui le fit bâtir, s'y aimoit merveilleusement :
de sorte que la plus grande partie du temps il s'y tenoit et l'a enrichi de toutes sortes de commoditez, avec les gallenes, salles, chambres, estuves et autres membres, le tout embelly de toutes sortes d'histoires, tant peintes que de relief, faites par les plus excellents maistres que le Roy pouvoit recouvrer de France et d'Italie, d'où il a fait venir aussi plusieurs belles pièces antiques. En somme que tout ce que le Roy pouvait recouvrer d'excellent, c'estoit pour son Fontainebleau ". Aussi, ce château d'une conception générale assez pauvre, enferme-t-il quantité de motifs particulièrement soignes et qui n'ont pas toujours un lien étroit avec le corps de l'édifice :
portiques, escaliers, sculptures, et surtout une merveilleuse décoration intérieure, qui fît sa grande originalité (fig. 285 a 288).
Au milieu du xvr siècle, les architectes avaient â peu près abandonné tout souvenir des constructions féodales. Ils semblent désormais ignorer les tourelles, les lucarnes, les mâchicoulis, les créneaux, qui donnaient une si gracieuse parure aux premiers châteaux du siècle. La disposition
Fig. 3io. — Nef
DE Sai.nt-Ei'staciie. a Paris.
(Cliché llaclicllc.l