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FiG. 336. — Châtrai- 1) A.MBoisi: ; la (:iiapi;li.i:
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IRANCE
du roi. Au tombeau d'Henri II, les
grandes figures fondues par Germain
["'ilon ne sont pas la pour pleurer le
mort, mais pour rappeler ses vertus et sa
gloire. La pensée est païenne comme l'ar-
cluteclure, comme ces figures au corps
divin. Malgré les cadavres sculptes qui
gisent sous ces arcades, ces tombeaux
ne relèvent pas de l'humble philosophie
gothique ; l'homme ne s est i)as étendu
sur ces dalles, resigne et soumis ; il n'a pas
consenti a la mort ; son tombeau n est
pas un séjour temporaire pour attendre
la résurrection ; c'est un monument
triomphal qui commémore, amplifie une
vie illustre et lui assure, par delà l'existence brève, 1 immortalité de la gloire.
Si l'on met a part Cellini, orfèvre et ciseleur, 1 Italie nous a
surtout envoyé des peintres, et cependant ce sont surtout nos
sculpteurs qui ont su assimiler la plastique de Florence. Entre les
maîtres aimables de Moulins ou les gracieux enlumineurs à la
manière de Bourdichon et les magnifiques dessinateurs de !• lorence,
il n'est pas de commune mesure ; on ne pouvait iiarcounr instantanément cet intervalle que les l'iamands.
— les plus souples et les plus doués des praticiens — , ne parviendront a franchir qu'après un siècle d application. Deux sculpteurs admirables ont su, au contraire, s'accommoder à l'elegance raffinée et à la science suprême du dessin florentin. Jean Goujon (ne vers 1515) a traduit en bas-relicfs de marbre les longues et souples figures de Primatice, qu'enveloppent des draperies collantes. Dans ses figures d'Ecouen, du Louvre ou de la fontaine des Innocents, il reste 1res près d'un modèle que
l*'i<i.337. — l.i:.s puKiios di: i.'i';(ii.isi':
SAI.NT-SaI Vl:iU. a AliFNl'ROVIiNLl.
(Clichii IliUlullc.)