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LES EGLISES "JESUITES

gothique, définitivement .

abandonne. Le l^cre Martelange dessina jjour les couvents et paroisses urbaines des réductions de Saint-Pierre de Rome et de l'église du Gésu. Ce style romain s'étend au loin, grâce aux ordres religieux, comme l'autorité rajeunie de la papauté.

Du principe gothique, diriger des forces sur des nervures, des piliers et des arcs-boutants, il ne reste rien : l'édifice, a nouveau, se fait compact pour être solide, et l'art maintenant est de donner a cette masse une silhouette élégante et de couvrir la maçonnerie avec des façadeo décoratives. Cette architecture dite " Jésuite " semble ramener l'architecture romane, parce qu'elles se rattachent l'une et l'autre à l'antiquité, l'une par filiation, l'autre par imitation ; elles sont apparentées au même degré que les mots savants crées par les humanistes et leurs doublets populaires. Mais les romans maçonnaient avec simplicité ; l'architecture nouvelle suppose une taille de la pierre très savante ; elle est l'œuvre de dessinateurs qui ont exécuté sur le papier des épures correctes, d'après les traités antiques et les proportions des monuments romains. Pourtant les divergences ne sont pas inconciliables ; à Notre-Dame-des-Doms, les gens d'Avignon purent appliquer une parure classique sur un vieux corps roman.

A l'intérieur, notre regard, habitue aux élans du gothique, trouve bien écrasantes les voûtes en plein cintre qui pèsent sur le mur d'appui ; les fenêtres qui s'ouvrent, taillées dans cette voûte, alourdissent encore la maçonnerie parce qu'elles en montrent l'épaisseur ; les pilastres, les chapiteaux, les

FiG. 385.

ClIATEAf DE V'aL'X-LE-VicO.MTE.

(ClicM Hachette.)

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