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M/VC

;; 386 — Façadi: de i. kci.isk Sai.nt-Gkkvais. a Paris.

iClkhc llochelh-)

corniches mettent partout 1 élégante pureté de leur dessin, mais ne peuvent alléger les plies carrées et les formes pleines. Les Italiens amplilicrent ce style par la pompe ornementale ; en France, la décoration resta plus sobre ; c'est par d heureuses proportions que les architectes, a Saint-Paul-Saint-Louis, à la Sorbonne, au Val-de-Gràce, à Saint-Louis des Invalides, a Saint- Sulpice, ont cherché à satisfaire la religion de leur temps (fig. 386

A l'extérieur, même transformation ; il faut encore soutenir la voûte, mais les arcs-boutants, au lieu de couder franchement, s'incurvent comme pour se cacher et perdent ainsi de leur force d'etai. La façade devient un devoir d'architecture, où il s'agit de disposer toujours les mêmes éléments, deux ou trois ordres antiques portant un fronton triangulaire ; l'angle formé par l'étage supérieur et les bas-côtés latéraux est garni par une console qui fait une sorte de

transition. Ce type de façade ne s'est pas constitué d'un coup ; les premiers architectes qui durent en placer sur les dernières églises gothiques montrèrent de la fantaisie et de 1 indécision. A Sainti ^^^^S^ i Ii.tienne-du-Mont (fig. 31 1). l'ar-

■^^^^^^" ' chitecturc est loin encore de la

simplicité un peu froide du style classique. La pierre est toute fleurie de gentillesses décoratives, comme un meuble Renaissance.

Le jube de Pierre Biardest encore d'un temps ou les architectes s'appliquent a fignoler de jolis détails. Mais Sainl-Gcrvais, déjà, est d'une correction froide et nue ;

— lùii.isi': DK I.A SouiiONNi:

rCIUhc lUnhcllc.)

Fui. 388. — (Chapelle du coi.i.kgi

DES Quatke-Namons (palais

DE Ll.NSTiiir, A Paris).

(Cluhc natiiettc.)

l.i:S I. ,1.1 s ES "/h SU/TES"

Salomon de Brosse ajuste non sans élégance ses colonnes et ses entablements aux corniches saillantes ; décor ingénieux et d ailleurs trop étroit pour le vaisseau de l'édifice, qui déborde de chaque coté (ftg.386).

Dans cette architecture, la pari de fantaisie est réservée au dôme ; c'est a cette difficulté que les constructeurs, depuis Sainte-Marie-des- Meurs de Florence et Saint-Pierre de Rome, ambitionnent d'essayer leur talent. Les principales églises du XVII siècle en possèdent, Valde-Gràce, Sorbonne, Invalides, chapelle du Collège des Quatre-Nations ; elles dominent la ville et, comme les tours et flèches gothiques, signalent au loin la maison de Dieu.

Mais, en prenant à l'Italie ses coupoles, les hommes de chez nous en ont changé un peu l'aspect ; ils conservent le goût des hautes charpentes et peuvent ainsi surélever la silhouette extérieure de cette voûte sphériquc. Ornées de sculptures, parées de métal, ces petites coupoles, sans peser sur leur point d'appui, bombent hardiment vers le ciel.

On a trop reproché a cette architecture de manquer de sincérité et de puissance expressive. Elle est tout aussi chrétienne que celle du Xiil' siècle ; mais le christianisme n'est plus ce christianisme total en qui tenaient la pensée entière et la vie de Ihomme. Les Fran(,ais du XVII siècle demandent a leur religion un système d'idées claires ; leurs églises doivent être des salles de conférences aux proportions majestueuses, mais raisonnables. Ces

l'io.

38y. — LÉGLISE DL I)E-GRACE.

(Cliché Uachtltc)

Val-

FiG. 390. — Bi;sTE d'Henri I\'.

(Musée iiu Louvre.) (Cliclié Hachelle.j

IR.tNCt'

voûtes un peu basses ont entendu d éloquents oiatoi lens ; un i)ublic cultive s est assemble a jour li\e pour écouter sur la morale des sermons bien construits et raffermir sa foi en la faisant aussi intelligible que possible.

L'activité des architectes servit les sculpteurs et les peintres. Pour les églises nouvelles, pour les hôtels et leurs jardins, il faut des statues.

Le roi donne l'exemple : Henri IV fait continuer au Louvre les travaux interrompus depuis Henri II. Les financiers, a leur tour, veulent po.-séder une galerie richement décorée, une réduction de celle de Fontainebleau ou de la petite galerie du Louvre, qui s achevé alors. Sur le plafond, des nymphes et des atlantes se mêlent aux arabesques et portent les encadrements des peintures ; la même mythologie se retrouve dans les stucs dorés et dans les tableaux. Les jardins commencent à se peupler de statues, à la manière italienne. Enfin, sur les façades les plus nobles, des statues enrichissent le décor d'architecture. Au Louvre, Jacques Sarrazin a fait porter sur d'élégantes cariatides le fronton supérieur du pavillon eleve par Lemercier. Mais cette sculpture classique ne s'épanouira brillamment qu'à Versailles.

La Renaissance n'avait point interrompu des monuments funéraires. Les hommes les plus importants du XVll- siècle ont leur sépulture dans les églises. Mais les petites chapelles ne peuvent contenir de vastes monuments : les tombeaux se réduisent, le plus souvent, a une façade décorative de marbre blanc et noir que Ion applique au mur. De rares monuments princiers montrèrent quelque pompe, avec des vertus en deuil, des génies en larmes ; ainsi le tombeau d'Henri de C.onde par Sarrazin a Chantilly (fig. 402), et celui de Montmorency,

.. 3gl. — GUILLAU.ME DiPKÉ.

— Henri IV et Marie DE MiLnicis.

iCIUhC llachetlc)

FiG. 392. — Jean Waris. —

Gasskndi.

fCliché IliUhellc.)

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