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L'INFLUENCE ITALIENNE

— Danif.i. I>r .Mi.s>nKÉ< — Portrait du dix

DE LoNGfEVIl.I.E.

iMusée du Louvre.) (Cliché Hachette.)

ses mcmhres «-tant Illimité. Les rares dissidents le furent pour raison personnelle, et non par doctrine. Llle représentera successivement les formes les plus diverses de l'art français, le style Le Brun, le style Boucher, comme celui de David.

Dans le temps que nait et grandit en France cette peinture moderne, les influences les plus diverses s'entrecroisent, et il est impossible de trouver une direction commune aux mnombrables velléités de nos artistes.

Tandis que du Nord affluaient des praticiens sans doctrine, les peintres français en cherchaient une iio. jf>Q en Italie. On n'appelait plus chez nous ses grands maîtres ; mais nos apprentis allaient presque tous étudier leurs secrets. Pour nous, comme pour l'Europe, la source universelle de 1 art était a Rome. Ceux qui n'ont pas franchi les Alpes ne sont pas les moins italianisés ; ils s'inspirent de gravures et de copies ; ils subissent moins l'influence de l'art italien contemporain et davantage celui du XVl' siècle, qui est deja rétrospectif.

C'est l'art, alors très vivace, des Bolonais que nos peintres voient pratiquer. Les uns sont encore dans la tradition de l'idéalisme florentin ; ils cherchent l'expression morale et dessinent de belles formes, d'après l'antique. D'autres, a la manière de Caravage, peignent d'après nature, avec une grande brutalité d'accent et des oppositions violentes d'ombre et de

lumière. Mais, d'ailleurs.

. . • PL L\ J tiu. 410. — Jacques Callot. —

tous ont pris 1 habitude . ^ , t, ,

^ Le siège de La Rochelle (fragment).

de noyer leur composition HUbUothèque S'aHonale. Estampes.} (Cliché Hachette.)

1 11,. 411. — JaCQIES <",alI.OT. — l^,IIATIMFNT DES MaRAUDEI'RS,

DANS « i.KS Misères de la Guerre ».

Il'.ibliothùque Scitiiotcile, ICstampes ) (('liché Hachette)

dans une atmosphère ténébreuse. Combien de nos artistes, La H ire à Paris, et surtout Valen-

tm à Rome, ont accepté BBfeî": "" ' "^ ' "*'*'*'5S5

ce coloris nocturne ! Ce dernier peignit, non sans énergie, des bohémiens ou des soldats qu un rayon vient brusquement découvrir dans deî caves (fig. 420 a 422).

L'Italie n'imposait donc pas une manière unique ; il n'est guère de forme d'art qu'elle ne représente.

Fig. 412. — Abraham Bosse. — Le Palais Rovai. (hibliotheque Sa t. Estampes. I (Cliché Hachette)

Fio. 4i3. — Abraham Bosse. —

La Visite a l'accouchée.

(Hibliolhéque \ationale, ICstampes ) (CI. Hachellc

Des artistes aussi diiTérents que Poussin, Lorrain, Valentin et Callotont pu y passer leur vie, y travailler avec succès, sans pourtant se ressembler. Après Freminet et Dubois, continuateurs de l'école de Fontainebleau, le maître influent fut d'abord Simon

Vouet (1590-1649). 11 savait adroitement utiliser les inventions des grands

FiG. 414. — Les frères Le Nain. —

INIKRIEIR DANS UNE FAMII.l.E.

(Mitiée .iu hiiivre ) (Cluhe Hachette)

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