DESSINATEURS
I"ir,. 418. — Portrait présu.mi.
OE Jacques Stella.
IMiisée de Lyon.) (Cliché ILichelIc
Il GRAVEURS
des choses de ce temps. Dans cette première moitié du XVI l« siècle, la mode n'a pas uniformisé les têtes comme elles l'avaient ete par l'élégance précieuse des Clouet, comme elles le seront par la majesté voulue du type Louis XIV.
Des sculpteurs comme Dupré et le Flamand Warin, des dessinateurs comme Lagneau et Daniel Du Monstier (fig. 407-409). des graveurs comme Claude Mellan (fig. 405), des peintres comme Sebastien Bourdon, les trois Le Nain, ont fixé des individualités énergiques ; les cavaliers d'allure martiale et gracieuse, avec la moustache en croc et le col de
dentelle ; les hommes d'étude, écrivains, humanistes, savants d'aspect bonhomme et rude, une toque paisible sur leurs cheveux plats, et toujours prêts a s'injurier en latin ; les bourgeois de vieille mode qui portent la barbe large a la Sully ; d'autres, la face appointée par la barbiche a la Richelieu, et ces échevins agenouillés de profil qui regardent de coté.
Des graveurs, moins asservis par les motifs traditionnels, ont pu copier le monde ou ils vivaient.
Abraham Bosse, avec des traits taillés sagement, montre une société parisienne quelque peu empesée (fig. 412-413). Callot, un Lorrain, comme Gellee, s'est, comme lui, donné a l'Italie, C'est un fantaisiste.
Sa ligne grêle, pointue, brisée, égratigneou appuie, rend l'agitation d'une foule grouillante, le pittoresque des haillons, des équipements
•I-. • 1 • 1 • 1 -. hi<j. jio — .-Vttribué Ai'x Le Nain. —
militaires, la gesticulation des pitres • biveir attablé.
italiens ou des diablotins acharnes (Musée d'Amiens.) (CUché Hachette.)
FiG.'420. — Valentin. — Une bohémienne