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ET DES SOLDATS

(Musée d'Ain ff non.) (Cliché llachcite.)

contre Saint Antoine. Art d'exactitude et de caprice, où l'on retrouve le monde de ce temps et ses grandes distractions, la guerre et le théâtre, et ou survit un peu de l'imagination étrange des diableries médiévales (lig. 408, 410-41 I).

Nous aimons a retrouver dans l'œuvre des Le Nain la réalité contemporaine qu'elle contient. Venus de Laon à Pans, Antoine, Mathieu et Louis Le Nain ont aussi peint des tableaux d'eglise et les ont composés avec des éclairages heurtés et des figures fort réalistes, selon la manière de Caravage. Mais, comme les artistes du Nord antérieurs à Rubens, ils manquèrent de cette imagination décorative capable de soulever, d'animer les nombreux personnages d'une grande machine. Leurs portraits sont sans beauté et sans flamme ; mais ce style étriqué est d'une probité scrupuleuse, et de petites scènes familières se dégage une émotion a laquelle la peinture ne nous a pomt

habitués. Des paysans mangent, boivent, se reposent, ou s'égaient ' tristement. Le prosaïsme pesant du pinceau met une sorte d'hebetude jusque dans la réjouissance ; des couleurs mornes ou délavées peignent trop bien la chlorose des visages et les haillons terreux. Cette œuvre est un accident étrange dans I histoire de la peinture. Ces paysans, en effet, ne sont pas de la famille des Hollandais ou des Flamands. Les Brueghel, Téniers ou Van Ostade sont des habiles qui s'amusent de leurs magots. Au xvil' siècle, on

appelait ces sujets des bambocha- FiG. 421. — La Mire. — Le pape j •• . r 1 1 •« 1

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Nicoi.AS V ET Saint François. . ' . -^ . ,,, .

(Musée du Louvre.) (Cliché llachetle) tions COmiques ; aUJOUrd hui, nOUs

'lo. 422. — Vai.entin. — Concert.

iMitsee du Louvre.) iCliché Hachette)

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