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1 IG. ^.|0. — GiRARDON. — RÉDirCTIO.S
Dli LA STATUE DE LoUIS XIV.
(Musée du Louvre )
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de nos artistes. Colbert ne perdait rien de ses propos ; quelques-unes des instructions ministérielles en portent la marque, mais il lui répugnait qu'un étranger construisit le palais du Roi de France. Lors de la pose de la première pierre, il ne voulut pas mettre le nom de l'Italien sur la médaille commemorative placée dans les fondations, et, quand Bernin partit, ses projets l'urent vite abandonnes. Colbert, comme tout le monde, admirait l'Italie, mais pour faire aussi bien qu'elle et non pour l'installer chez nous.
Bernin eût volontiers rase le quartier pour déployer librement un grand
palais à la Romaine, d aspect maussade et solennel. Claude Perrault fit accepter une fac^ade plus aimable (1667-1674); entre le soubassement et 1 entablement, des colonnes se détachent pour former galerie. Elles ont le tort de ne pas s'adapter aux divisions d'une maison moderne ; pour avoir trop admiré l'architecture antique, on finit par appliquer a des constructions étagées les colonnades de temples sans étage, et l'on dissimule un toit trop aplati derrière l'entablement et sa balustrade (lig. 444-445).
Mais il ne faut pas ineconnaitre le mérite décoratif de cette architecture et l'élégance de cette colonnade entre le soubassement massif et la bande rigide de l'enliiblement. Perrault n'a pas cherche a étonner i)ar la majesté grandiose de son décor ; les pro]>ortions sont calculées par un trop bon dessinateur pour paraître
KiG. 45o. —
Ti m KT Col.l.lfiNDN. — To.MllEAf Di; l.A MKKK DET 1, UlUN A SaIM NlCOl.ASnl-l'.llARnONNKT, Paris.
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l. INFLUENCE DU KOI
gigantesques. Il n'a dressé qu'une façade ; mais celle-ci installait pour toujours chez nous le ' style colossal . Mansart, Gabriel, Louis en reprendront les dispositions, quand il leur faudra concilier la majesté et la grâce, éviter la lourdeur et la préciosité. Depuis la Renaissance, le style des architectes a perdu de sa gentillesse décorative, mais il a gagne de l'ampleur et de la force. Une façade de Lescot convient a une cour étroite, qui oblige à en bien voir l'ajustage minutieux et l'ingeniosite ; mais avec ses grandes lignes plates, le style colossal donne un encadrement superbe à un vaste espace.
Le Louvre, d'ailleurs, ne fut pac achevé par Louis XIV. Le Roi ne pouvait y mettre au larg; son administration et sa noblesse, il se trouvait a l'étroit dans ce palais dont Pans entravait la croissance, il préférait la plaine de Versailles, ou toutes choses, le sol et les eaux, pourraient être façonnées à son usage. Colbert se lamentait de la désertion du Roi ; il croyait à un caprice et ne pensait pas que l'aimable maison des champs construite par Lemercier pour Louis XI 11 dût être, un jour, assez magnifique pour donner de la grandeur de Louis XIV une idée avantageuse. Cette fois, Colbert s'est trompe ; la constance du Roi ne s'est pas démentie. Depuis 1670 jusqu'à 1885, l'activité artistique de la France fut consacrée à l'œuvre de Versailles.
Tous les artistes de France vinrent y collaborer : Le V^au, Mansart, Robert de Cotte conduisirent successivement la construction.
Fio. 45i. — La pi.ack Ve.vdômic
[DKS l-UNyUf.Tlis] VUE A VOL UOISKA U.
(Ilxtrait dcTalbum " l'aris, vu en ballon "par André ScItcUher et (jiiicr /^eiiiiris. '
FiG. ^52. — GiRARDON. — Xv.MPIIKS AU BAIN. \'liRSAI I.LES.
iClichc lliichelle)
FiG. 453. — GiRARDO.N. — TOMREAU
DE Richelieu.
(l^fflise de la Sorbonnc ) (Cliché HachctU.)
IRANCE
^ C'est Le Brun (1619- 1690), premier peintre du Roi, directeur de la manufacture des Gobelins, recteur de l'Acadcmie royale de peinture et de sculpture, confident de Colbert, qui dirigea le travail dev;oratif. Par sa compétence technique, il complétait le genic administratif de Colbert ; grâce a sa facilité d'invention et d'exécution, il était un excellent organisateur, toujours prêt à fournir des modèles pour les peintures, les sculptures, le mobilier, les boiseries ou les ferrures.
Nous voyons, dans son œuvre, comment l'art classique devint un des services de la monarchie. Avant de diriger l'art français pour le compte du Roi, Le Brun, comme les autres, avait travaille pour l'Eglise et la Finance ; il avait peint des " Saintetés " et des Mythologies ". Ses grandes admirations étaient pour Raphaël et Poussin ; de 1 un, il imitait le dessin noble et surtout la composition emphatique et mouvementée de la bataille de Constantin ; chez Poussin, qu'il avait connu à Rome, il aimait surtout l'habilete à mettre un drame moral dans une composition pittoresque. Le professeur qui était en lui préférait Poussin, dont l'art raisonné apparaît si riche de préceptes clairs; livré à lui même, il eût, sans doute, monté des scènes de la tragédie antique avec beaucoup de psychologie et d'archéologie ; mais il avait le pinceau facile, et les circonstances firent de lui un décorateur.
Apres bouquet, le Roi le prit à son service. En i''^- -154 — G.illai-.mk Cousiou. - Le Rhô.ni
'^. ... .,1 imiel de Ville de Lyon.)
séance académique, il cie- ^cucm iiacin-tic.)