‹ FranceChapitre 158 sur 244 · I.A TRANSKORMATION DU PARC DE VeRSAII.I ES · texte numérisé non relu

I.A TRANSKORMATION DU PARC DE VeRSAII.I ES

SOLS Louis XVI.

t Musée Je Versailles ) (Cliché Hachette. 1

fade ; il n'a pas distin- ' '1

gué la Méditerranée et l'Océan, la Cote d'Azur et celle d'Lmeraude.

Chez Mubert Robert (1733-1808), la couleur est plus gaie parce qu'elle est plus fantaisiste. II peignait un tableau aussi vite qu'il écrivait une lettre.... " 11 fut le virtuose des ruines. Sa manière n'était nouvelle que chez nous ; en Italie, Piranese et Panini aimaient le pittoresque des vieux murs croulants, et, longtemps avant, Salvator Rosa avait peint des roches tourmentées et comme taillées par l'éclatement d'une explosion. Hubert Robert se joue avec les nobles ruines de Rome et de Provence ; de ses tableaux ne se dégage point de méditation sur la mélancolie des tombes. Les colonnes brisées, les corniches ébréchées, les maçonneries rongées et moussues l'amusent de leur silhouette, et aussi les flâneurs italiens qui font grouiller parmi ces pierres vénérables leur pittoresque pouillerie. Ce sont de spirituelles variations que ces compositions ou se groupent capricieusement, comme les fleurs d'un bouquet, les monuments romains les plus fameux, temples, thermes, ou aqueducs (flg. 586, 587, 588). 'mages absurdes et charmantes ! Une gaie lumière, du rose et de l'or allument ces vieilles maçonneries, jettent des taches légères sur les cannelures du marbre et les murs décrépits. Hubert Robert composait avec la même verve de ces jardins anglais ou chinois, où les arbres, les chemins, les ruisseaux et les roches s'emmêlent avec affectation pour étonner le promeneur. 11 fournit des modèles aux architectes de jar-

FiG. 588. — Hubert Robert. —

La Maison carrée de Nî.mes.

(Musée du Louvre.) (Cliché Hachette l

dins. De même que Louis XV avait aménage de petits salons gracieux dans les vastes appartements de Versailles, Louis XVI, dans le parc géométrique, a fait disposer par Hubert Robert quelques grottes rustiques et des bosquets d'arbres varies ; des peupliers s'y dressent hardiment auprès de saules qui pleurent sur une eau dormante.

Les orages de Vernet, les ruines

FiG. 5So. — Mme Vigée-Lebrcn. — Marie-Antoinette et ses enfants.

iMii^ee de Verf^Tilks ) iCliché llnchclle )

de Robert ont trompé cette soif de nature que ressentait alors le monde ; mais il faudra longtemps attendre pour que les peintres

FiG. 5qi. — Mme Vigée-Lebrun.

— Mme Vigke-Lebrun et sa fille

(Musée du Louvre.} (Cliché Hachette)

Vie 5ui). — Dkduais. — Portrait DU comte d .\rtois et de sa sœur.

iMufih- du l.nuvrc) (Clichc llachellc/

puissent tirer une poésie sincère et profonde du spectacle de la lumière et des plantes ; il y faudra non pas l'habileté d'un décorateur spirituel, mais la contemplation attentive et la pieté d'un simple.

Déjà, sur les rives de la Seine ou ' dans la foret de Fontainebleau, rodaient quelques peintres soucieux seulement d'exactitude, a la façon

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