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— Lf.thikki;. — Bri'i ts condamnant son fils. (Musée du l.iiiivre) iClichc llncheltc t
pied d'Homère, liade superbe, altiere dans sa pose de défi, l'Odyssée enveloppée dans le mystère de sa rêverie ; la frêle Stratonice, effarouchée, pudique, repliée comme une sensitive qui craml d être meurtrie ; les odalisques qui s'étirent de langueur, ou s'abandonnent, lassées ; la Source semblable à une belle plante, ingénue, épanouie et la bouche entr'ouverte ainsi qu'une corolle ; les visages féminins qu'il a peints ont toujours la candeur étonnée de l'enfance ; leurs grands yeux regardent sans fixer, sans inquiétude ni curiosité.
Mais un chef d'école ne saurait se contenter de peindre des odalisques et des portraits. Ingres devait donner l'exemple et fournir aux peintres français des modèles de compositions plus ambitieuses. Bien que son imagination ne fût guère apte à concevoir de vastes ensembles, il sut pourtant associer à une même action un grand nombre de ces figures, qu'il dessinait avec tant de perfection. Mais le Martyre de Saint Symphorien manquait de mouvement ; les gestes s'y combinent avec trop d'ingeniosite, et 1 équilibre y parait trop parfait ; dans ce drame, il y a excès de discipline. Au contraire, quelques années auparavant, Ingres avait, dansV A pol héose (j Homère (fig. 711), créé un genre viable de peinture décorative ; il se développera tout au long du XIX'' siècle, et il n'a sans doute pas achevé encore ses transformations. Ingres qui, durant de longues années, avait étudie en
FiG. 724.
- Couture. — Lf.s Romains de la décadence.
(Musée du Louvre.) (Cliché llachellc.)