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JI

FiG. 809. — Absidk

DE NoTReDaMF.-

i)F.-F()i'RviÉRKS, A Lyon.

li-liché S'eurdetii.,

s'aperçut enfin que notre société, en aimant trop les meubles de Louis XV et de Louis XVI, avait oublié de s'en faire à son usage. On chercha donc une manière originale d'orner l'existence moderne. Tentative impossible ! Un système décoratif ne se crée pas de toutes pièces ; les styles s'engendrent les uns les autres. Le style moderne " lui-même s est choisi des ancêtres ; les initiateurs ont dû aussi être des imitateurs ; seulement ils sont allés prendre l'inspiration hors de nos styles classiques ou nationaux. Grasset devait beaucoup au Moyen Age ; d autres ont admiré les Japonais, leurs couleurs claires, le caprice des lignes et les formes asymétriques de cet art, qui ne fut jamais, comme le nôtre, régi par une architecture de pierre. D'autres ont aimé les meubles d'Angleterre, de Belgique, d'Autriche, de tous les pays, qui possèdent un style décoratif indépendant des styles de France.

Enfin, et c'est ici que commencent les innovations réelles et fécondes, des artistes, comme Galle (de Nancy), ont tiré du monde des plantes les fantaisies délicates qu'ils ont appliquées ensuite aux poteries, aux bijoux et aux meubles. Mais il y a trop loin d'une fleur à un vase ou a une chaise pour que l'ornementation végétale ne reste pas un vêtement extérieur ou que l'objet ne soit pas astreint à trop de contorsions décoratives. De ces caprices aventureux, le style nanceien conserve pourtant une hardiesse souvent heureuse.

Les meubles de Majorelle sacrifient parfois la logique à la fantaisie, mais ils montrent toujours une réelle beauté de ligne et la somptuosité d'un style monarchique. La ville de Stanislas, d Heré et

FiG. 810. — Le Sacré-Cœcr UK Montmartre,

A Paris.

(Cliché Xeurdein.)

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